Catégorie | Culture

Une belle et triste histoire

 
Mélyssa Tassé et Jessica Tardif Étudiantes en Cinéma À propos de l'auteur:
Mélyssa Tassé et Jessica Tardif
Étudiantes en Cinéma

Le spectacle Ne m’oublie pas est une pièce de théâtre qui s’inspire d’un fait vécu. Elle a été diffusée au Théâtre Jean Duceppe, qui a comme mandat de privilégier la production d’œuvres contemporaines québécoises et américaines dans lesquelles le public peut se reconnaître. Fière de proposer un théâtre accessible au plus grand nombre, la compagnie mise sur l’émotion pour toucher ses spectateurs, leur faire vivre une expérience plus grande que nature, les inciter à la réflexion et à l’ouverture. Pour les artistes, la compagnie Jean Duceppe offre des conditions de travail exemplaires, l’accès à un vaste public et à des ressources de création dignes de leur talent. Et on peut dire qu’avec cette production, la compagnie Jean Duceppe applique totalement cette mission.

Lors de la représentation, l’espace scénique était composé d’une table à manger avec 4 chaises au milieu. Aux quatre coins de la scène, il y avait quatre petits salons avec des divans et des tables basses. Il y avait aussi, des cadres et des ventilateurs sur les petites tables. Les comédiens changeaient souvent de lieu. Les endroits présentés étaient : la maison de Marie en Angleterre, là où Gerry est né, la maison de Nathalie et le bureau de Marc qui travaille pour la fondation des enfants perdus en Australie. La table du milieu était placée sur une plateforme qui tournait indépendamment du décor. La plateforme changeait dépendamment du lieu et du déroulement de la scène. Les plateformes avaient des côtés courbes et irréguliers. Ceci était bien originale puisque cela nous donnait l’impression de voir une carte du monde. En effet, ces plateformes misent l’une par-dessus l’autre donnait l’image de continents superposés. De plus, ces plateformes donnaient l’impression d’être une montagne qui représente le lien de Marie, la mère de Gerry, que celui-ci cherche à retrouver. Pour ainsi montrer, que Gerry à une montagne à gravir avant d’arriver à sa mère.

La pièce débute avec Gerry et Marie qui se rencontrent pour la première fois depuis très longtemps dans la maison de celle-ci. Gerry avait été enlevé à sa mère lorsqu’il était très jeune. Marie croyait qu’il était dans une bonne famille et qu’il était parti parce qu’elle était pauvre, mais en réalité, il avait été envoyé en Australie dans des plantations. Condamné à vivre en tant qu’esclave dans de très mauvaises conditions. Gerry apprend qu’il est en fait George et que les documents l’identifiant avaient été falsifiés. Par la suite, tout au long de la pièce, nous en apprenons plus sur la vie du petit garçon qu’il était autrefois et sur sa vie de maintenant qui est réellement difficile due aux effets dévastateurs de sa jeunesse, qui l’ont rendus alcoolique et violent envers sa femme décédée et, depuis peu, envers sa fille. Grâce à des rencontres obligées par sa fille avec un travailleur social, dénommé Marc, qui travaille pour la fondation des enfants perdue, Gerry apprend que sa mère vit toujours, mais qu’elle est très malade. Ils se rendent ensuite en Angleterre, mais ils arrivent trop tard : Marie est décédée. Finalement, Gerry reste avec quelques souvenirs : d’anciennes lettres écrites par sa mère et une simple photo Cette nouvelle lui apporte tant d’émotion, qu’il finit par se rapprocher de sa fille pour la première fois.

La scénographie et le déroulement de la pièce nous permettent de dévoiler au fur et à mesure l’histoire de Gerry. Tout au long du spectacle on croyait qu’il allait rencontrer sa mère, car dans la pièce ils discutent ensemble, mais finalement ils ne se rencontrent jamais parce que pendant qu’il était dans l’avion vers l’Angleterre elle est décédée. D’ailleurs, le thème de la famille englobe bien la pièce, mais le thème le plus percutant est celui de l’abandon : de comment mieux l’apprivoiser et comment l’accepter.

Cette pièce est d’actualité, car les enfants qui ont été envoyés en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada dans les années d’après-guerre sont, en ce moment même, en train de retrouver leurs parents. De plus, l’alcoolisme et la violence conjugale sont aussi un thème d’actualité.

En somme, la signification du titre est que Marie, la mère ne veut jamais qu’il oublie et vice-versa avec Gerry. Toutes leurs vies, ils ont eu espoir de se retrouver et ils ne se sont jamais oublier.

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