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Le « Fuck Boy » ne serait-il pas en fait un « Faux Boy » ?


Qui peut se vanter de ne s’être jamais exclamé en apercevant un jeune homme déambuler dans la cafétéria du cégep casquette au vent, regard de renard en recherche de poules à dévorer, pantalons roulés et troués, cheveux et barbe parfaitement taillés, un sourire d’annonce de Crest : « Oh mon dieu, c’est un ​Fuck Boy! » 

Ce qualificatif peu flatteur signifie, dans le jargon des jeunes gens, « un homme qui a des relations sexuelles avec plusieurs femmes sans toutefois informer celles-ci qu’il ne souhaite que du sexe ». Avec une sexualité active vient aussi un style vestimentaire particulièrement influencé par les chanteurs et acteurs en vogue de notre génération.

Femmes, sexe, argent, jeunesse… Un grand classique du rêve américain qu’idolâtrent les mâles pubères qui souhaitent ardemment entrer dans un moule : « Dès l’enfance, les garçons autant que les filles se font inculquer des stéréotypes selon lesquels ils se doivent d’avoir une libido forte, d’être rude et distant avec les femmes et d’être en situation de pouvoir. Dans le cas où ils seraient doux et sensibles, ils se feraient catégoriser comme étant  » fifs  » ou  » tapettes  » », explique Danielle Bastien, professeure en psychologie au cégep de St-Jérôme. Sa collègue, Édith de la Sablonnière, rajoute que le phénomène de la bigorexie, qui est la dépendance excessive d’un être à l’activité sportive pour développer sa masse musculaire, est en hausse depuis quelques années chez les garçons qui sont obsédés par l’idée de plaire et de ressembler à leurs idoles.

Pourtant, selon un sondage effectué par ma propre personne sur 20 étudiants du cégep de St-Jérôme, garçons et filles confondus, être un Fuck Boy n’est pas très reluisant. En effet, les filles les qualifient de nuisances humaines qui dénigrent, utilisent et détruisent les femmes.

« Ils pensent qu’un trou c’t’un trou, sans se préoccuper de la personne », dit une étudiante de 18 ans.

Les garçons légèrement envieux, de leur côté, reconnaissent que ce n’est pas quelque chose de très glorieux, mais que c’est une sorte de statut.

Malgré tout, les garçons, en voyant leurs idoles encerclés de jeunes femmes aux seins et fesses rebondissants, se disent que c’est ce qu’ils doivent faire aussi, ce qu’ils doivent être, pour ne pas être rejetés de leurs pairs et faire partie de ce club malsain d’hommes qui contrent leur nature pour se mouler à celle qui leur est imposée par la société. Dans ce cas, ceux que l’on considère comme Fuck Boy ne seraient que les Faux Boys qui tentent à tout prix de ressembler à ceux qui plairaient selon eux.

Et si, pour changer, on oubliait les stéréotypes ? Et si on voyait quelqu’un comme étant seulement quelqu’un et pas un « nerd », un « douche bag », un « fuck boy », mais juste un humain ? Parce que ce n’est pas parce qu’il ne va pas au Sherman et qu’il ne s’entraîne pas qu’il n’est pas un véritable ​Fuck Boy.

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Conférence avec un globe-trotter et concepteur de téléréalité


Dans le cadre du cours Communication audiovisuelles, les étudiants de l’option Journalisme et communications ont reçu, le 19 novembre dernier, la visite de Jean-Martin Bisson, le concepteur ainsi que le producteur au contenu de Vol 920, une nouvelle téléréalité présentée sur la chaîne TVA cet automne. Le concept de cette émission offre neuf destinations à vingt globe-trotters, filles et garçons, qui se lancent dans cette aventure pour se dépasser en tentant de gagner leur billet pour la prochaine destination et par la même occasion peut-être y trouver l’amour.

M. Bisson œuvre dans le domaine de la téléréalité depuis déjà plusieurs années. Il a entre autres travaillé sur Loft Story, Occupation Double et maintenant, Vol 920. Grand connaisseur de la téléréalité, ce dernier a fait part de la charge de travail qu’exige la réalisation d’une téléréalité réalisée autour du monde. Environ cent personnes ont consacré dix mois de travail intensif dans le but de réaliser dix semaines d’émissions.

Il a expliqué les étapes du processus de création, dont la sélection des candidats, l’accompagnement de ces derniers dans ce contexte social particulier de même que le montage.

Pour ce qui est de la sélection, à la grande surprise de la production, ils étaient 1 300 à s’être présentés en audition pour participer à l’aventure. Accompagné de l’idéatrice Valérie Dalpé, Jean-Martin Bisson a passé chacun des candidats en audition en recherchant ceux qui étaient les plus naturels dans leur présentation. Ce type d’émission n’est pas concentré sur la beauté, mais davantage sur la personnalité et l’expérience de vie. De plus, il a expliqué que chaque semaine, ils étaient en tournage pendant quatre jours d’une durée de douze heures et les trois suivants étaient destinés au repos des candidats. Au cours de ces trois jours, les garçons ainsi que les filles étaient séparés les uns des autres afin qu’aucune évolution dans les relations n’ait lieu à l’écart des caméras. M. Bisson a en outre expliqué le devoir d’objectivité de l’équipe de production, tout en spécifiant que  l’objectivité absolue n’existe pratiquement pas.

Cette conférence a été bien constructive pour les journalistes en devenir. «Même si je ne suis pas un téléspectateur de ce genre de contenus télévisuels, j’ai bien aimé la conférence. C’était fascinant de connaître le point de vue de quelqu’un qui travaille sur le tournage de l’émission, à travers toutes les étapes de sa réalisation».

Pour ce qui est de la suite pour cette nouvelle téléréalité, le Groupe TVA devrait avoir plus de nouvelles au début du mois de janvier 2015.

 Photo: Laurence Yelle

 

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«Sortez les ordures télévisuelles!»


Par Valérie Bouchard-Boyer
Je me souviens de la première saison de Loft Story. Par curiosité, je demandais à mes amis pourquoi ils écoutaient cette téléréalité. Ils me répondaient que c’était bon! Pour ma part, cela ne m’intéressait pas du tout. L’année suivante, j’ai décidé de regarder cette émission, avec une de mes amies, dans l’optique que je n’aimerais pas cela. Pourtant, j’y suis restée accrochée et j’ai écouté toutes les autres saisons. Je prenais plaisir à aimer et à haïr les personnages. J’avais hâte à la semaine suivante pour savoir ce qui allait se passer. Cette téléréalité m’a bel et bien eue.
Aujourd’hui, je ne me laisse plus berner par ce genre d’émission. Je préfère ne rien écouter plutôt que de me laisser prendre, encore une fois, par une téléréalité qui ne veut tout simplement rien dire. Les programmations sont surchargées par ce que l’on appelle de la « télépoubelle », pour des raisons bien simples et très décevantes. Les coûts de production sont moindres que ceux d’un téléroman ou d’un documentaire. Les « gens ordinaires » qui jouent dans une téléréalité sont nombreux à se présenter aux auditions et ils ne coûtent pas cher comparativement à de vrais acteurs. De plus, les cotes d’écoute grimpent en flèche lorsqu’il s’agit d’une « bonne » émission comme Occupation double, Star Académie, La Voix, et j’en passe.

Le concept de la téléréalité ne date pas d’hier. En 2007, Luc Dupont, professeur au département de communication à l’Université d’Ottawa, a publié un article intitulé Vingt-cinq ans de téléréalité : quand la réalité dépasse la fiction, dans lequel il explique l’apparition ainsi que l’évolution de ce nouveau genre télévisuel qui a vu le jour dans les années 1980, à la suite de la grève des scénaristes en 1982. Depuis, il est en évolution constante. De 1980 à 1989, les téléréalités sont un amalgame de fiction, de documentaire, de série dramatique et de cinéma vérité avec une touche de spectaculaire. En 1990, un nouveau type de programme est créé et il repose sur quatre éléments centraux : un environnement dénudé, un système d’élimination, des tâches édictées par les organisateurs du jeu et un confessionnal. Ce n’est qu’en 1997 qu’apparaît la téléréalité telle que nous la connaissons aujourd’hui. Bref, c’est carrément une compétition.

Il ne faut surtout pas oublier que ce que l’on voie n’est qu’une série de montages subjectifs; que ces gens ordinaires sont choisis en fonction du spectacle qu’ils peuvent offrir à l’écran. La seule chose qui est réellement vraie avec ces téléréalités, c’est que les profits qui y sont générés sont plus importants que la qualité d’une bonne fiction. Donc, en laissant la porte grande ouverte à ce genre télévisuel, on referme la porte sur notre culture.

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La télé-réalité: Réalité ou fiction?


Par Émilie Lavallée

Occupation double, les Chefs, Un souper presque parfait et Star Académie ne sont que quelques exemples des nombreuses télé-réalités qui prennent une place de plus en plus importante sur la plate-forme télévisuelle québécoise. Ce sont toutes des émissions qui disent présenter tout ce qu’il y a de plus réel. Mais est-ce la vérité ou un mensonge?

Le phénomène de la télé-réalité, dont certains analystes retracent les origines en 1971, aux États-Unis avec la série All the Family, est un genre télévisuel sans cesse en expansion, tant sur les ondes québécoises qu’ailleurs dans le monde. À titre d’exemple, Musique Plus était, il n’y a pas si longtemps, le canal par excellence pour regarder des vidéoclips et pour connaître les nouveautés musicales. Désormais, environ 2/3 des émissions qui y sont diffusées sont des télé-réalités.

Mais pourquoi ce concept est-il autant utilisé? « La télé-réalité existe parce qu’elle permet d’avoir de grosses cotes d’écoute et qu’elle occasionne peu d’argent pour la réaliser », explique Thierry Milot qui travaille au sein de l’équipe de réalisation de nombreuses télé-réalités québécoises telles qu’Occupation Double, Star Académie et La Voix, lors d’une conférence au Cégep de Saint-Jérôme le 20 novembre dernier.

L’attrait du jeu

«De nos jours, pour attirer la curiosité des gens vers des choses un peu plus artistiques, on dirait qu’il faut absolument passer par la télé-réalité. On ne peut plus créer un succès simplement avec un cuisinier ou un chanteur, il faut que l’émission ait la formule d’une compétition ou d’un concours, car si nous enlevons les juges, le chronomètre ou les éliminations, qui va écouter ça? », pense dans un autre ordre d’idées Alain P. Jacques, professeur de communication visuelle au Cégep de Saint-Jérôme. Une fois que les gens sont attirés par une émission, le phénomène de l’identification commence à opérer. «En effet, la télé-réalité permet maintenant aux gens normaux un phénomène de vedettariat instantané. Ce ne sont pas des personnes de fictions ou des rôles inventés, c’est du vrai monde qui nous ressemble. Ce ne sont plus des gens inaccessibles, ce sont des gens que nous pourrions croiser dans la rue», continue Monsieur P. Jacques.

Ce qui est faux

Les téléspectateurs ont parfois l’impression que certaines télé-réalités trafiquent la vérité, mais ils ne pourront jamais vraiment en être sûrs. Pour Jenny Hachey, candidate de la première édition de Star Académie en 2005, l’expérience a été la preuve qu’elle attendait. «De tout ce qui se passe dans la maison où sont logés les candidats, il y en a plus que la moitié que les gens ne voient pas. Ils prennent vraiment juste ce qui va «puncher». Les moments où l’on est heureux, on ne les voit jamais », a-t-elle remarqué en regardant l’émission une fois de retour à la maison. D’ailleurs, lors de sa participation à Star Académie, elle a décidé par elle-même de quitter l’aventure. « Je n’étais pas bien avec tout cela. Il y avait des caméras partout. Nous n’avions donc aucune intimité. Par exemple, nous n’avions pas de place pour se changer, il fallait se changer en dessous de nos couvertures» , raconte-t-elle.

Le professeur Alain P. Jacques joint la réflexion critique sur le phénomène télévisuel à l’expérience concrète puisqu’il a participé durant l’été 2013 au tournage de l’émission Apollo dans l’frigo. Cette expérience  a aussi confirmé ce qu’il croyait déjà: la télé-réalité n’est pas tout ce qu’il y a de plus honnête. «Ils nous font faire des prises. Si on dit quelque chose qu’il n’aime pas ou si la caméra est mal placée, on refait la scène. » Il a également évoqué le fait que l’équipe de production est allé faire un petit tour dans son garde-manger avant le début du tournage. «Si nous avions de la sauce tomate Campbell, ils les ont enlevés du garde-manger pour les remplacer par des produits Hunt, parce que s’ils allaient tourner là, il ne fallait pas qu’on voit un compétiteur. », dit-il exposant ainsi un phénomène bien présent de la télé-réalité, c’est-à-dire le placement des commanditaires.

La réalité n’est pas présente devant une caméra

« On ne sait pas si ce qui se passe devant les caméras arriverait si la caméra n’était pas là», a déclaré Thierry Milot. D’après lui, certains aspects sont réels mais pas l’intégralité. «Par exemple, l’équipe de production n’indique pas aux candidats où ils doivent se placer et aucun scripte n’est composé», dit-il en soutenant que les candidats disent ce qu’ils veulent et que justement ils peuvent eux-mêmes s’inventer un rôle. En effet, qui n’essaye pas de se rendre intéressant ou au contraire ne se referme pas comme une huître devant une caméra. Il est impossible de vraiment savoir si une candidate est aussi impulsive ou timide dans la vie de tous les jours, car ce qu’ils vivent est loin d’être le quotidien.

Dans le cas d’Occupation Double, les candidats sont avec des personnes qu’ils connaissent à peine et ce 24 heures sur 24, ils vivent devant une cinquantaine de caméra et ils n’ont aucun divertissement (télévision, téléphone, livre, iPod, papier, crayon, etc.). Par contre, certains aspects changent d’une émission à l’autre. « À Star Académie, nous avions un journal. Ils nous ont dit que c’était juste à nous et que nous pouvions y écrire nos états d’âme. Dans mon cas, ils se sont servis de ça pour avoir du contenu à écrire dans les revues. Par exemple, j’avais écrit que je voulais retrouver mon père et cette information a fait la page couverture du 7 jours», raconte Mlle Hachey.

Retenter l’expérience?

Que ce soit en étant devant ou derrière la caméra, toutes les personnes interrogées s’entendent pour dire que plusieurs aspects de la télé-réalité s’éloignent de la réalité, trompent le spectateur. Malgré cela seraient-ils prêts à retenter l’expérience? «Si cette télé-réalité me permettait de mieux comprendre ou d’analyser davantage ce phénomène, je considérerais peut-être», explique Alain.P Jacques qui n’aimerait pas du tout le fait que sa vie privée soit exposée publiquement.

De son côté, Jenny Hachey aimerait retenter l’expérience, mais pas dans n’importe quel contexte. «J’aimerais bien participer à l’émission La Voix, parce que l’équipe de production n’entre pas dans ton intimité. Il n’y a rien de trop personnel, tu es surtout là pour performer.»  Pour ce qui est de M.Milot, aimerait-il changer de domaine et ne plus réaliser des émissions de télé-réalités? « Avant que je ne travaille là-dedans, je détestais la télé-réalité, surtout Occupation Double et Star Académie, mais j’ai appris à aimer ça. C’est certain qu’au début ce n’était vraiment pas mon plan de carrière, mais maintenant je ne voudrais plus changer », conclut-il.

 

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Douchebag en ondes


Sur les ondes de TVA, en 2003, on a vu apparaitre la première saison d’Occupation Double. Maintenant avec huit saisons à son actif et une cote d’écoute de 1 555 000 de téléspectateurs en 2011,  la téléréalité a pour but de réunir un groupe de gars et de filles dans un environnement de rêve pour, après une série d’épreuves et d’éliminations, couronner un couple gagnant.

Dès le premier épisode, on remarque que tous les candidats masculins ont des abdominaux bien découpés et qu’aucune des candidates n’a une livre en trop…  On peut assez vite sauter à la conclusion qu’ils ont été sélectionnés en fonction de leur physique qui correspond au stéréotype du corps idéal. Il ne s’agit que d’une autre émission où on peut regarder des beaux gars courtiser des belles filles. C’est à croire que seulement les « Ken » et les « Barbie » peuvent avoir une vie de couple.

Toutefois, bien que le contenu soit plutôt pauvre et superficiel (par exemple lorsque les concurrents jouent à The black eyed peas experience sur la Kinect pendant 15 minutes), les participants de l’aventure parlent parfois de trouver le grand amour et ne semblent pas juger les gens que par leur apparence physique. C’est le seul maigre point fort de la téléréalité. Bien sûr, le but ultime est de trouver l’amour, mais il faut alors s’interroger sur le fait que la majorité des couples gagnants d’Occupation Double ne soient plus ensemble. De plus, les participants parlent souvent de « jouer la game », ce qui témoigne du fait qu’ils sont plus intéressés à gagner le prix qu’à tomber amoureux. Le but premier de la téléréalité tombe donc à l’eau.

Avec une cote d’écoute d’environ 8,6 millions de téléspectateurs en 2011, la téléréalité Jersey Shore, diffusée sur les ondes de MTV à partir de 2009, bat Occupation Double à plate couture pour la superficialité, le manque de contenu et la popularité. L’émission est d’abord présentée comme une téléréalité-documentaire suivant la vie de Guidos[1] et de Guidettes emmenés à vivre ensemble dans une maison de vacances. Cependant, on peut convenir que des inconnus avec un ego surdimensionné que l’on fait emménager ensemble pour satisfaire le voyeurisme des spectateurs n’a rien à voir avec un documentaire, qui devrait avoir pour but de représenter le réel.

Dès le premier épisode, on peut observer un contraste avec nos normes de société. Par exemple, lors du premier épisode de la première saison, les concurrents masculins ont  invité des passantes à se joindre à eux dans le spa de la maison de vacances. Elles ont enlevé leur maillot de bain devant les garçons et il s’en est suivi une mémorable bataille de guédailles hystériques  avec les participantes féminines de l’émission. Pour réussir à l’écouter objectivement, il faut bénéficier d’une étonnante ouverture d’esprit ou simplement mettre son cerveau à off. D’abord, les principales valeurs que semble véhiculer cette téléréalité sont la suprématie du physique sur la personnalité et la supériorité du sexe sans lendemain. On y présente des gars musclés et  trop bronzés, qui affirment ne pas pouvoir sortir de chez eux sans leur gel coiffant et ne pas pouvoir sortir avec une fille qui n’est pas plus belle qu’eux… Il n’y a de place que pour l’apparence et le bien paraître. Décidément, ça vole haut! Les participants de l’émission peuvent bien chialer autant qu’ils le veulent que les filles sont incapables de coucher avec eux sans y mêler des sentiments, mais il n’est pas obligatoire de polluer le contenu audiovisuel avec ça pour autant.

Bref, certains ont le droit d’admirer la beauté et l’insignifiance des participants de ce genre d’émission. Néanmoins, il est difficile d’avoir une motivation autre que de se moquer de gens qui se ridiculisent devant des milliers de téléspectateurs.


[1] Douchebag

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Téléréalité, synonyme de vérité ?


Photographe : Igor Kovalchuk

Photographie: http://www.shutterstock.com/cat.mhtml?lang=fr&search_source=search_form&version=llv1&anyorall=all&safesearch=1&searchterm=eye+looking+by+the+window&search_group=&orient=&search_cat=&searchtermx=&photographer_name=&people_gender=&people_age=&people_ethnicity=&people_number=&commercial_ok=&color=&show_color_wheel=1#id=60425782

(Reportage du cahier Souriez, vous êtes filmés!)

De Star Académie à Mixmania, d’Occupation Double à Loft Story, de Jersey Shore à Séduction 101, de Modèle de beauté à America’s next top model, les émissions de téléréalité se succèdent sans fin ni limites. Vont-elles durer? Chose certaine, pour que l’intérêt du public soit maintenu, elles devront aller de plus en plus en profondeur dans les extraits montrés aux téléspectateurs.

En 2008, 1 707 000 téléspectateurs étaient assis devant leur écran de télévision pour épier la vie des candidats d’Occupation Double à TVA, le jeudi soir! [1] Depuis que les téléréalités ont envahi nos écrans de télévision, les cotes d’écoute ne cessent de croître. Ces émissions où des exhibitionnistes sont exposés aux caméras 24 heures sur 24 ne reflètent en aucun cas la réalité. « C’est une production télévisée créée par des producteurs désirant offrir un « bon show » et rapporter un maximum de cotes d’écoute!  Bon, la base est évidement réelle parce que l’on sort des gens « ordinaires » de leur quotidien pour en faire des vedettes. Le côté moins réel est plutôt le fait qu’avant d’être diffusées, les scènes sont stratégiquement choisies pour justement produire un bon show », affirme Charles-Olivier Bourque, étudiant de 20 ans, inscrit en Sciences humaines, au Collège Lionel-Groulx.

« Je veux savoir ce qui se passe dans la vie des autres et comparer à la mienne », voilà ce qui attire tant les gens.  En 2011, les gens semblent avoir le besoin de toujours savoir ce qui se passe dans la vie des autres. Notre propre réalité, notre quotidien, ne suffit plus, un réel besoin se fait sentir d’aller voir ce qui se passe autour. Les réseaux sociaux, les téléphones intelligents et les émissions de téléréalité en sont la preuve. Pouvoir, en tout temps et tout lieu, avoir accès à un maximum d’informations, autant sur des sujets concrets, telles l’actualité, la politique, l’économie, que sur des sujets superflus, comme la vie privée de parfaits inconnus!

Les téléréalités mettent en scène des personnes qui sont forcées de vivre ensemble 24 heures sur 24, de se parler, de surmonter de nombreuses épreuves. Ces émissions présentent également un bon nombre de situations où le téléspectateur peut reconnaître ses propres désirs et préoccupations, sans oublier les rapports de séduction et le désir de « trouver l’amour ». « Je regarde des téléréalités parce que je suis curieuse de connaître la vie des gens. Je trouve ça comique de voir que même les passages où les personnes des émissions se chicanent et se hurlent par la tête sont diffusés. Ça fait parler davantage », explique Laurence Rivet, âgée de 15 ans, étudiante de secondaire 3, à l’école secondaire Henri-Dunant de Blainville. Les spectateurs ont l’impression de détenir un certain pouvoir sur le sort des participants, en votant pour éviter l’élimination de leurs favoris. « Certains téléspectateurs en raffolent et porteront des jugements, en plus d’analyser les gestes des candidats dans le moindre détail. La raison majeure pour laquelle les gens aiment tant ce genre d’émissions est le sentiment de pouvoir regarder les autres sans qu’ils en soient au courant, c’est du voyeurisme », affirme Martin Arcand, âgé de 26 ans, directeur-adjoint au Sports Experts de Saint-Jérôme.

Du voyeurisme? Bien sûr! Est-ce une pratique rendue acceptable en 2011? Bien sûr, aussi!  Les gens aiment savoir ce qui se passe dans la vie des autres et cette pratique n’est plus réprimandée ou vue comme malsaine.  « Les personnes à l’autre bout de la chaîne prennent même plaisir à étaler leur vie; en participant à des émissions de téléréalité. C’est sûr qu’il y a un certain côté pervers à observer quelqu’un en tout temps,  mais je n’irais toutefois pas jusqu’à dire que c’est complètement malsain », affirme Charles-Olivier Bourque.

Nous avons d’un côté des personnes consentantes à étaler leurs moindres faits et gestes et de l’autre des spectateurs qui ne demandent pas mieux que de tout savoir. « Je ne mets pas d’alarmes ou je ne laisse pas tomber une activité pour une simple téléréalité, puisqu’il y en de plus en plus! Je ne suis pas une  adepte de télévision, mais je ne cache pas que si je tombe dessus par hasard, j’écoute parfois quelques téléréalités par curiosité. Nous, on se divertit à leurs dépens! C’est du voyeurisme consentant! », affirme Joëlle Rivet, étudiante âgée de 19 ans, finissante en Journalisme et communications au Cégep de Saint-Jérôme.

Ce type d’émissions est typique de la société actuelle. Visiblement, la demande est bien réelle et particulièrement forte: voilà une occasion de plus, pour les producteurs, de faire du profit. Pour les téléspectateurs, voilà une émission de plus pour les divertir. Peu importe ce qu’on en dit, les chiffres parlent d’eux-mêmes, presque TOUT LE MONDE est attiré, au moins une fois, par une émission de la sorte. La téléréalité n’est pas très pertinente et peu utile à notre quotidien, mais elle offre aux amateurs de ce genre d’émissions un divertissement sans limites. Les gens ne savent vraiment plus quoi faire !  Ils sont curieux et croient mettre du piquant dans leur vie grâce à celles des participants!  Ces émissions ne seraient-elles pas en train de nous faire un lavage de cerveau? Les téléréalités sont-elles devenues une drogue au point où elles constituent un danger pour nous? « Les émissions de ce genre, qui ne représentent en aucun cas la réalité, poussent tout de même bon nombre de gens à croire que c’est ça la « vraie vie ». Les téléréalités font littéralement un lavage de cerveau à tous ceux qui osent croire cela », affirme Hélène Gravel, chargée de projets en marketing, pour Sports Experts.

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Souriez, vous êtes filmés!


http://search.creativecommons.org/?q=camera

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Naufragés des villes, quand la téléréalité sert l’intérêt public!


Photographie: http://2.bp.blogspot.com/-0kNMjvC-OYM/TaDQJh54U_I/AAAAAAAAAPA/vBx3ar-vV9Q/s1600/Image+12.png

(Critique du cahier Souriez, vous êtes filmés!)

La plupart des téléréalités se résument à trois choses : exhibitionnisme, voyeurisme et sensationnalisme. Je parle ici d’émissions comme Jersey Shore, une série où huit jeunes dans la vingtaine cohabitent et vouent leur vie aux sorties en boîtes et à l’autobronzant. Bref, ils se montrent et on les regarde.

Il y a aussi l’autre côté de la médaille. Eh oui! Une téléréalité intelligente, c’est possible! Il s’agit de la série diffusée sur les ondes de RDI, Naufragés des villes, qui a débuté le 24 janvier pour une durée de dix semaines, soit dix épisodes.  Le réalisateur Marc St-Onge a décidément innové en matière de téléréalités et le résultat est étonnant.

Naufragés des villes présente un excellent mélange des genres : le documentaire et la téléréalité, tous deux bien dosés. Ayant pour but de faire prendre conscience aux gens de ce qu’est véritablement la pauvreté et de diminuer les préjugés liés à celle-ci, la série suit le parcours de deux individus possédant salaire et confort, qui se lancent dans une expérience assez particulière. Elle consiste à passer dix semaines dans la grande ville de Montréal, seuls, avec pour unique bagage un sac à dos. Ils doivent se débrouiller, sans accès à leur compte en banque ou à leur vrai curriculum vitae, pour se trouver un toit, de la nourriture, des vêtements… Pour vivre, en fait! Tout cela avec seulement 592,08 $, le revenu mensuel accordé par l’aide sociale. Les deux « naufragés » sont Emmanuelle Chapados, une journaliste de 27 ans, et Pierre Côté, un conseiller en marketing de 53 ans.

Chaque épisode présente un narrateur différent, souvent une personnalité connue, qui a une expérience intéressante liée à la pauvreté. On retrouve, entre autres, l’auteur-compositeur-interprète Urbain Desbois, la comédienne France Castel, l’humoriste et imitateur Pierre Verville et plusieurs autres.

Entre les extraits de la vie difficile que mènent les deux volontaires, des épreuves et préjugés qu’ils doivent subir, l’émission présente aussi plusieurs témoignages, souvent touchants et qui font réagir, provenant de différents bénéficiaires de l’aide sociale, d’anciens itinérants ou encore de représentants de divers organismes liés au problème de pauvreté. De plus, plusieurs intervenants sont présents, tous différents à chaque semaine, et apportent un côté plus informatif à l’émission, ce qui nous permet d’en apprendre davantage sur les causes et les effets de cette dure réalité. On retrouve parmi eux des professeurs, conseillers, médecins, chercheurs, etc.

Naufragés des villes est une série documentaire qui fait réfléchir, qui touche et qui permet d’ouvrir  les yeux sur une triste situation dont nous pourrions nous-mêmes faire partie un jour. Elle nous montre que les BS, comme ils sont trop souvent surnommés, ne sont généralement pas rendus là où ils sont par choix, mais bien à cause d’une suite de problèmes bien souvent hors de leur contrôle. Autrement dit, ils ne sont pas tous comme la famille Bougon et la plupart d’entre eux nous offrent des témoignages qui ouvrent l’esprit et qui nous font comprendre bien des choses.

Bien que l’on voie à plusieurs reprises des personnes itinérantes, droguées, et des jeunes de la rue, le réalisateur a fait le choix judicieux de ne jamais tomber dans le sensationnalisme. Lorsqu’on écoute l’émission, on sent que ceux qui sont en marge de la société sont toujours présentés avec respect et non pas pour satisfaire un besoin de voyeurisme. C’est là une énorme différence avec la téléréalité à laquelle nous sommes habitués, et un énorme progrès.

Le montage de chaque épisode et la façon dont chaque plan est tourné dévoilent aussi un travail d’experts. L’éclairage et le cadrage sont magnifiquement ajustés, en particulier lors des interventions du narrateur invité. À ce moment, les effets techniques participent à créer un sentiment de complicité entre le narrateur et le téléspectateur. Certains témoignages, au lieu d’être filmés traditionnellement, sont présentés à l’aide de musique et d’une série de photographies en noir et blanc de l’intervenant, agencées  avec sa voix. Le résultat est extrêmement intéressant et ajoute une touche d’originalité à l’émission.

Bref, Naufragés des villes est une série qu’il faut absolument visionner, autant pour le divertissement que pour la richesse des éléments d’information. Il est garanti qu’après avoir écouté les dix épisodes, vous verrez les pauvres de notre société d’un tout nouvel œil et vous ne tenterez sûrement plus d’oublier cette part trop souvent négligée de la population. Si seulement la téléréalité pouvait toujours servir des propos aussi intelligents…

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COMME À LA TÉLÉVISION…?


Photographe: Valérie Roy

(Chronique du cahier Souriez, vous êtes filmés!)

Une téléréalité est, par définition, une émission présentée sur une chaîne télévisée et qui tente de reproduire la réalité. C’est pourquoi, évidemment, ces émissions présentent des situations plus que courantes, telles que de jeunes adultes qui laissent leur mère choisir leur futur partenaire amoureux, des candidats en voyages tout-compris dans des pays – où une très grande majorité de la population ne mettra jamais les pieds – et des enfermements volontaires d’une dizaine de candidats dans un petit loft…

Et, bien sûr, comme tout individu que l’on peut croiser dans la rue, ils ont la possibilité de gagner un gros montant si, par exemple, ils tombent amoureux l’un de l’autre. Car, c’est certain, personne ne penserait à faire semblant de ressentir un amour profond pour quelqu’un, pour la futile raison de se voir offrir une automobile, un lot de 500 000$ ou une maison, comme dans Occupation Double.

Ces émissions prônent un réalisme complet : tout le monde sait bien que c’est une pratique très courante d’installer des caméras cachées lors d’une date afin de pouvoir montrer les conversations à une autre concurrente qui s’est fait bitcher lors de ce rendez-vous.

Les réalisateurs de ce type d’émissions portent aussi tout particulièrement attention à ce que tout se passe comme dans la vie de tous les jours. Il est tout à fait normal de voir un groupe de filles se partager des gars ayant été présélectionnés pour cadrer dans un certain moule.

Particuliers, ces moules, cela va sans dire : le premier critère reste la beauté, étant donné que c’est toujours ce qu’il y a de plus important chez un individu; le deuxième critère est, hum, l’apparence physique? Bon, restons-en là. De toute façon, à quoi serviraient d’autres critères? Le physique est un aspect qui forme entièrement l’essence d’une personne. Ce n’est pas comme si le physique, contrairement à l’humour ou l’intelligence, se dégradait avec le temps!

Je comprends tout à fait ceux qui choisissent d’écouter des téléréalités dans leurs temps libres, un meilleur moyen de passer son temps existe-t-il? Malgré ce qu’on pourrait croire au premier abord, écouter les téléréalités est très éducatif. On y apprend plein de nouvelles façons de s’insulter au-delà des « garces! » habituelles et, grâce aux « guidos et guidettes » de Jersey Shore, on découvre une façon miraculeuse de rendre notre peau de la même couleur que des Cheetos! C’est fou, que ferait-on sans ces émissions à la télé?

Je n’ose même pas imaginer l’éventualité que Bridalplasty n’ait jamais été inventé! Comment pourrait-on vivre sans cette émission où 12 femmes sont en compétition pour obtenir les chirurgies plastiques de leur choix et leur mariage tout payé? Voyons, il n’y a que les femmes ayant été complètement modifiées par la chirurgie plastique qui sont assez parfaites pour se marier!

Les concepts des émissions de téléréalité sont toujours très innovateurs : les chercheurs de talent, les séducteurs…et tous les autres. Certains proposent des concepts hors de l’ordinaire dans lesquels des « célébrités » (tel Bret Michaels dans Rock of Love) cherchent le grand amour et vont, bien sûr, le trouver à chaque saison.

Ces émissions rendent les spectateurs incroyablement nerveux de savoir l’issue de certaines situations : c’est tellement plein d’émotions et de suspense. Le suspense affecte même les animateurs de ces émissions qui font tout naturellement une pause d’hésitation avant de dire le nom de la personne éliminée. Les décisions semblent si déchirantes à prendre, ça doit être pour cette raison que Paris Hilton dit, à chaque épisode de Paris Hilton’s  My New BFF que « this is a very hard decision to make, but… I can only have one true BFF. And it won’t be… »

Non, mais vraiment, comment convaincre qui que ce soit de l’utilité des téléréalités avec ce genre « d’arguments massue » ?

 

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De la vraie… télé?


Photographe: Kévin Girard

(Éditorial du cahier Souriez, vous êtes filmés!)

Qui n’a jamais regardé une émission de téléréalité? Ne serait-ce que pour voir « de quoi ça a l’air »! Eh bien oui, aujourd’hui nous évoluons dans un monde où la télévision se veut un médium qui tient à représenter du « vrai » monde. De Star Académie à Jersey Shore, il y en a pour tous les goûts. C’est à se demander ce que les gens recherchent dans ce genre d’émissions.

En effet, en y regardant bien, certaines téléréalités sont plus vides de sens que d’autres, comme l’émission Next. Dans cette téléréalité, une personne essaie de trouver l’âme sœur en faisant du speed-dating et les « concurrents » ont le choix d’avoir un deuxième rendez-vous avec cette personne ou bien l’équivalent en argent du nombre de minutes passées avec elle. Qu’est-ce qui peut bien nous intéresser dans des émissions si insipides ?  En général, lorsqu’on en parle, presque tout le monde admet que les émissions de téléréalité ne sont pas du grand art. Il est commun d’entendre des gens dire que ces émissions sont stupides. Même les gens qui les écoutent admettent normalement que ce n’est pas ce qui se fait de plus intelligent.

Alors, pourquoi les écouter? Eh bien, j’imagine que, comme plusieurs, vous avez une vie bien remplie. Le travail, les tâches domestiques, les études ou bien des enfants, nos cerveaux sont en constante ébullition. Alors, lorsque le soir arrive, nous voulons relaxer, prendre notre temps et ne pas trop réfléchir. Afin de bien se relaxer et de mettre son cerveau en mode « veille », quoi de mieux qu’une bonne émission sans aucune étincelle d’intelligence! Pas besoin de réfléchir à une intrigue comme dans un roman policier, pas besoin de s’émouvoir du drame qui se déroule dans un film sentimental, rien de tout cela n’est nécessaire. Il suffit de s’asseoir devant son téléviseur, de ne penser à rien d’autre que ce qu’on regarde, c’est-à-dire rien. En fin de compte, les émissions de téléréalité, c’est positif. Lorsque rien ne nous tente, lorsque nous n’avons pas le goût de nous forcer pour quoi que ce soit, il suffit d’écouter une émission vide de sens, une téléréalité.

Il ne faut pas se méprendre, ce n’est pas toutes les émissions de téléréalité qui sont stupides. Certaines émissions reprennent ce modèle où nous suivons des gens dans leur quotidien et elles ne sont pas vides pour autant. Ainsi, en 2008, il y a eu, en Angleterre, une téléréalité qui, semblerait-il, avait plein de bon sens. Cette téléréalité historique, « La petite maison sous les bombes »,  replongeait donc les gens dans le quotidien d’une famille londonienne durant la Seconde Guerre mondiale. Ce type particulier d’émission offrait donc une façon ludique d’étudier l’histoire. Tout compte fait, les émissions de téléréalité ont tout de même un bon côté, celui de nous faire relaxer ; par contre, il serait plus profitable de donner une visée plus élaborée à  ce type d’émissions, qu’elles soient plus intelligentes en présentant un bon contenu pédagogique.

Finalement, il y a encore un dernier point, pourquoi parle-t-on de téléRÉALITÉ ? Nous savons très bien qu’il y a un scénario derrière chaque émission et que, même si on le voulait, personne n’est réellement soi-même devant une caméra. Ainsi, le terme « réalité » n’est pas vraiment approprié, ne serait-ce que pour faire planer l’illusion que ce que nous regardons pourrait se passer dans la vraie vie? Ces émissions pourraient se résumer à pouvoir assouvir notre besoin de voyeurisme et, pour ceux qui y participent, d’exhibitionnisme.

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