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Le suicide assisté, une marque d’indignité


Seulement 16% des Canadiens sont en défaveur de laide à mourir, selon un sondage Ipsos Reid mené en octobre dernier. Entrevue avec laumônier et conférencier Éric Lanthier, qui propose un discours à contre-courant, dans lequel la mort dans la dignité prend un tout autre sens.  

Le 6 février dernier, l’aide médicale à mourir a été décriminalisée par la Cour suprême du Canada, la prohibition totale étant jugée anticonstitutionnelle. Opposée à cette décision de la Cour, l’Association d »Églises Baptistes-Évangéliques au Québec (AÉBÉQ) croit qu »elle affectera toutes les personnes vulnérables dont la détresse les ferait contempler le suicide plus facilement. En 2010 ainsi qu »en 2013, l’AÉBEQ s »était déjà opposée à l’aide médicale à mourir en déposant un mémoire à la Commission parlementaire sur le projet de loi 52, dont la législation avait pour mesure de légaliser l’euthanasie au Québec. Afin de comprendre la perspective chrétienne sur la question, j’ai pu m »entretenir avec l’aumônier Éric Lanthier, co-auteur du mémoire ainsi que conférencier et commentateur médiatique.

Pourquoi les chrétiens ne sont-ils pas favorables à la légalisation de l’aide médicale à mourir?

Nous croyons que donner la mort revient à Dieu. La Bible nous apprend dans le livre des Psaumes que nos jours sont comptés. La mort est un moment précis, connu et voulu par Dieu. Vouloir s’enlever la vie, c’est vouloir vivre indépendamment de Dieu. S’il est vrai que tous ne croient pas en Dieu, il n’en reste pas moins qu’il existe des valeurs qui orientent notre vision du monde et nos choix. Parmi ces valeurs, il y a la dignité humaine, en laquelle nous croyons, ce qui présuppose, pour nous, d’être présent jusqu’au bout et de soulager le patient en fin de vie plutôt que d’en finir avec lui.

Que répondez-vous à ceux qui affirment que le refus de laide à mourir est une atteinte à la dignité humaine?

Au contraire, l’aide à mourir est un manque de dignité. Soigner, accompagner et être présent, c’est démontrer au patient en fin de vie qu’il est digne de vivre et digne de recevoir des soins. Pour nous, donner la mort est un signe de débarras plutôt qu’un signe de dignité. Il faut, en tant que société, se donner des balises fondées sur des valeurs. Si la dignité est notre valeur, alors on se doit de traiter dignement la personne jusqu’à son dernier souffle.

Pourquoi vouloir maintenir une personne en phase terminale aux prises avec des grandes souffrances? La mort n’est pas, parfois, préférable à une vie intenable?

La personne qui souffre a de la valeur. Plutôt que de mettre un terme aux souffrances en abrégeant la vie, nous devons trouver des moyens pour aider et soulager le patient. Ce que l’on retrouve en général dans les témoignages de ceux désirant s’enlever la vie, c’est l’isolement. Ce sont des gens qui n’ont pas nécessairement un entourage proche, prêt à prendre soin d’eux. Beaucoup de malades en fin de vie, qui sont bien entourés, qui reçoivent de l’attention et de l’affection, n’ont pas le désir de terminer leurs jours, en dépit de la souffrance. Par contre, les laisser souffrir seuls est une marque d’indignité envers eux.

Que pensez-vous de lacharnement thérapeutique?

Si un traitement ne produit pas de résultats, cela ne sert à rien de maintenir artificiellement en vie quelqu’un qui va tout simplement mourir de façon naturelle. Cette pratique empêche la mort de suivre son cours. Pour nous, l’acharnement thérapeutique est injuste et inutile.

Quelles solutions proposez-vous pour remplacer loption de laide à mourir?

D’une part, une plus grande sensibilisation pour que l’on puisse, en tant que citoyens, accorder davantage de temps et d’énergie à nos proches qui souffrent et démontrer de l’affection et des signes de présence. D’autre part, s’assurer que les soins de santé puissent soulager efficacement la douleur physique et se doter des meilleurs soins palliatifs. Dans le contexte actuel des coupures budgétaires, il important que le gouvernement ne touche pas aux soins en fin de vie, mais qu’il coupe plutôt dans les structures et la bureaucratie de l’État. Par ailleurs, nous proposons au gouvernement de mettre sur pied une forme de congé d’accompagnement pour les aidants naturels. Nous croyons que l’État devrait faire des efforts en économisant et en allant chercher des sommes d’argent dans la bureaucratie pour permettre aux aidants naturels qui le désirent de pouvoir se libérer de leur emploi quelques semaines lorsqu’un proche est en fin de vie, un peu à la manière du congé parental lors d’une nouvelle naissance.

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Manger sainement…Pourquoi pas?


Au Québec, la malbouffe occupe une place assez importante en ce qui a trait à l’alimentation. Dans une société américanisée comme la nôtre, est-il encore possible d’adopter un mode de vie sain et actif?

C’est exactement le mandat qu’Isabelle Huot, docteure en nutrition et diététiste professionnelle, tente de réaliser dans son tout dernier livre Kilo Solution- Une méthode visuelle pour perdre du poids. Elle propose plusieurs conseils afin d’intégrer dans notre vie de tous les jours une alimentation saine, et ce, sans restriction. Ce livre s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes qui tentent de réduire leur tour de taille ou de tout simplement prévenir les maladies chroniques comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et divers types de cancer, qui sont en lien avec des problèmes de surplus de poids.

Son approche est très séduisante, car dans ce livre, on ne vous propose pas de changer du tout au tout votre alimentation, mais d’effectuer quelques modifications qui, au bout du compte, feront toute la différence. Par exemple, au lieu de manger le grand format de votre barre chocolatée préférée, optez pour le petit : « Il s’agit toujours du même bon goût, mais d’une économie d’argent et de calories! »

Ce livre est un concept très original en lui-même. Il est constitué d’environ 70 % de matériel visuel et de 30 % de texte. Assurément, on pourrait croire que l’expression une image vaut mille mots a été conçue spécialement pour ce livre! L’auteure représente les repas les plus populaires décomposés selon leurs apports nutritionnels en calories. Non seulement Isabelle Huot illustre, par des images percutantes, plusieurs repas typiques de la malbouffe par une équivalence de glucides et de lipides en tranches de pain, en cuillères de sucre et en barquettes de gras, mais elle propose également un repas santé de remplacement.

L’information est très bien vulgarisée, ce qui facilite la compréhension des termes techniques abordés. D’une part, Isabelle Huot donne des conseils pour adopter une alimentation saine et d’autre part, elle précise également pourquoi nos vieilles habitudes alimentaires sont néfastes, à long terme, pour notre santé.

Elle suggère aussi environ 50 recettes pour le déjeuner, le dîner, le souper et même pour les apéros. Souvent, les cahiers de santé proposent des recettes qui prennent un temps fou à faire. D’ailleurs, les ingrédients sont, pour la plupart, introuvables dans les supermarchés et coûtent un prix exorbitant. De toute évidence, ce livre est davantage à l’écoute des besoins de monsieur et madame Tout-le-Monde. En fait, l’auteure nous propose des recettes santé faciles, rapides et délicieuses. Par exemple, l’omelette aux herbes du jardin est pauvre en gras, très nutritive et abordable. De plus, les ingrédients qu’elle emploie peuvent autant servir pour le petit déjeuner que pour le dîner et le souper. En ce sens, rien n’est perdu!

Pour ma part, le seul bémol de Kilo Solution est sa taille malcommode. La diététiste nous propose de traîner ce livre avec nous lors de nos sorties au restaurant afin de détenir une idée claire et précise de l’apport calorique du contenu de nos assiettes, mais avec un format aussi encombrant, il n’est pas du tout intéressant de le faire. Un format de poche aurait été sans aucun doute beaucoup plus pratique.

Malgré ce petit point négatif, il va sans dire que ce livre devrait devenir la bible de tous les Québécois et les Québécoises qui désirent s’alimenter de façon saine et adéquate!

À retenir

Kilo Solution- Une méthode visuelle pour perdre du poids
Isabelle Huot
Les éditions de l’Homme
Montréal, 2011, 207 pages

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L’influence néfaste d’une société de consommation


L’alimentation permet à l’organisme de l’homme de bien fonctionner, mais qu’en est-il lorsque l’alimentation est négligée ?  On entend souvent dire que les ados de notre société mangent mal, mais qui peut les blâmer ? Notre société de consommation exagérée encourage tout ce qui est rapide et à moindre prix. Il est donc logique qu’un domaine aussi important que l’alimentation soit profondément touché par ce phénomène.

Les jeunes n’ont généralement pas de grands moyens financiers et ce facteur a des répercussions sur leur alimentation. Ils consomment énormément de restauration rapide et tout le monde sait que rares sont les repas santé et équilibrés servis dans ces endroits. Les jeunes négligent leur nutrition, mais ce n’est pas tellement étonnant, vu l’influence qu’ils subissent à longueur de journée. Les restaurants-minute  sont omniprésents dans notre société, tout comme les charmantes pubs qui les accompagnent. L’abondance de publicité de ces restaurants n’est pas une des meilleures solutions pour motiver les ados et jeunes adultes à bien manger. Au contraire, ces pubs stimulent leur désir d’acheter des biens de consommation et les amènent à consommer de la nourriture peu saine. À force d’être bombardés d’images et de publicités de restaurants à bas prix, à un moment donné, le message s’incruste. À la télévision, radio, journaux, dans la rue et dans les magasins, partout ! Les annonces publicitaires sont au rendez-vous. En 2009, un rapport de la Food Advertising to Children and Teens Score (FACTS, le bureau de la mesure de la publicité de la nourriture sur les enfants et les adolescents) a dévoilé que 12 chaînes de restaurants telles que McDonald’s, Subway et Burger King auraient dépensé 4.2 milliards de dollars en marketing [1].

Les grandes chaînes de restaurants à la mode chez les jeunes ont acquis le principe du « beau, bon, pas cher ». Beau ? Bien entendu, il est difficile de croire qu’un hamburger dégoulinant de graisse, par exemple, peut paraître beau, mais l’on dit que tous les goûts sont dans la nature ! … Bon ? Force est de constater que la nourriture offerte dans ces restaurants est très alléchante à en croire les nombreux clients quotidiens. Pas cher ? Ça, on ne se trompe pas.  Les fast food permettent aux clients d’économiser temps, mais surtout argent, au grand bonheur de tous.

Les jeunes adultes sont davantage portés à aller dans des restaurants comme ceux-ci que d’aller se faire une épicerie pleine d’aliments santé, faute de moyens. Une étude sur l’alimentation des Québécois a révélé que ceux dont le revenu est plus bas vont consommer moins de fruits et de légumes que les personnes mieux rémunérées [2]. Cette option est beaucoup trop chère, c’est bien connu. La plupart du temps, tout ce qui est bon pour la santé est davantage dispendieux que ce qui est mauvais pour l’alimentation. Le meilleur, c’est inabordable évidemment. Comment peut-on inciter les jeunes à bien s’alimenter en payant plus cher pour mieux ? Leur budget restreint ne permet pas toujours une telle chose et la facilité l’emporte alors. Le manque de temps pose également problème. Plusieurs pensent que de faire à manger santé,  en plus d’être dispendieux, c’est long. La solution : les fast food encore et toujours !

Malgré le fait que notre société de consommation influence grandement, il est possible de bien manger à prix abordable. C’est ce que nous prouvent les multiples émissions culinaires qui envahissent nos écrans.  L’émission Solutions gourmandes à moins de 5 $, présentée à Canal vie, est un exemple parfait du type d’émission qui propose des recettes simples, peu coûteuses et saines.  Sur les ondes de CASA, canal spécialisé sur tout ce qui concerne la maison, il y également l’émission Qu’est-ce qui mijote? qui offre des recettes à la portée de tous. Tout ce qu’il reste à faire, c’est de laisser le choix aux jeunes de décider de ce qu’ils feront maintenant qu’ils ont des solutions à leur disposition…

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Les stéroïdes, un pas vers la mort?


 

« Prendre des stéroïdes c’est absolument inutile! À mon avis, un gars très musclé n’est pas attirant du tout. Qu’advient-il si ses muscles sont en réalité “boostés”? C’est pathétique! C’est même presque une supercherie. Il faut accepter son corps comme il est et s’il veut le changer, qu’il le fasse de façon naturelle. Il ne faut pas le changer pour tenter de plaire ou impressionner », affirme Lydia Wener, élève de 5e secondaire.

De nos jours, les adolescents et les jeunes adultes sont complexés par leur corps et leur poids. Même si nous ne voulons pas le constater, la prise de supplément est l’une des solutions les plus recommandées par des entraineurs et favorisée par les jeunes. Une étude, réalisée par l’Université de Moncton, démontre que « 30 000 jeunes Canadiens âgés entre 16 et 18 ans feraient l’usage de stéroïdes anabolisants » (1). Néanmoins, beaucoup d’entre eux ignorent à quel point ces produits chimiques peuvent être dangereux, voire mortels, pour eux. Nous vivons dans une société où les jeunes rêvent d’avoir le corps de Popeye, mais l’usage de suppléments, comme les stéroïdes, est-il vraiment nécessaire afin d’acquérir de la masse musculaire? Cette beauté est représentée par les muscles et les abdominaux que l’homme possède ou développe en s’entraînant et en prenant des suppléments. Il faut dire que les consommateurs de stéroïdes et des autres protéines préfèrent ne pas dévoiler leur secret en public, car ils seraient jugés différemment. Jordan Hébert, un adolescent âgé de 17 ans, étudiant en Sciences administratives au Collège Lionel-Groulx, affirme qu’il est superficiel de baser son image personnelle sur quelque chose qui est aussi faux : « C’est comme tricher à un examen. Tu veux un bon résultat, mais sans avoir fait les efforts nécessaires pour l’obtenir! »

Plusieurs consommateurs de ces produits certifient que les stéroïdes aident à leur croissance musculaire, mais cette substance permet aussi l’augmentation de leur testostérone. Cependant, plusieurs effets négatifs sont présents et beaucoup de consommateurs les ignorent : « Ces anabolisants sont considérés comme étant une drogue. Le consommateur observera, au cours des semaines qui suivent [la consommation], une perte à long terme d’énergie. De plus, les stéroïdes ont un effet négatif sur le système cardiovasculaire, car ils causent une augmentation de la pression artérielle et l’augmentation du mauvais cholestérol. Cela augmente alors les risques de maladies cardiovasculaires pouvant ainsi provoquer un arrêt cardiaque. Ce n’est pas tout, l’usage à long terme peut aussi rendre l’homme infertile et, dans un cas de surconsommation extrême, l’emploi de ce produit peut même causer la mort », souligne une représentante d’Info-Santé, qui a préféré garder l’anonymat. Même si la vente de stéroïdes, ainsi que tous ses dérivés, est illégale en Amérique du Nord, plusieurs adolescents et jeunes adultes décident tout de même de consommer ces toxines et ils diminuent ainsi leur espérance de vie. « Il est trop facile de s’en procurer. Le consommateur n’a qu’à se rendre dans une boutique de vente de suppléments ou encore en acheter par le biais d’Internet. Tranquillement, tous ces clients se retrouvent tous dans le même pétrin », souligne Jordan Hébert. Malgré les campagnes de sensibilisation à ce danger, l’opinion d’entraineurs semble plus importante que celle de professionnels de la santé. Plusieurs entraineurs ont refusé de répondre à des questions sur les stéroïdes. Cependant, Christopher Allen, enseignant en Éducation physique au Cégep de Saint-Jérôme, a décidé de nous faire part de son point de vue : « C’est un gros risque à prendre autant pour la santé que pour gagner. C’est comme un pari ! » Au cours des prochaines années, une hausse du taux de mortalité chez les jeunes adultes causée par la surconsommation des produits d’entrainement pourrait être observable.

(1) Université de Moncton , http://www.umoncton.ca/umcm-saee/files/saee/wf/wf/pdf/steroides.pdf

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Le sport, toujours le sport!


Photographe : Valérie Gauthier Lamothe

(Chronique du cahier Le sport, une deuxième famille!)

«Le sport, une deuxième famille? Oui, oui, c’est ça! », c’est ce que je me disais en appréhendant l’écriture de cet article. N’ayant  jamais fait partie d’une équipe sportive, mis à part celles de mes cours d’éducation physique, j’ai toujours trouvé que les sportifs accordaient beaucoup trop d’importance à leur sport. Après tout, ce n’est qu’une banale compétition et il y a beaucoup de choses beaucoup plus importantes dans la vie, n’est-ce pas ? Et bien, en faisant des recherches plus approfondies et en m’intéressant davantage à ces gens, je me suis aperçu que j’avais peut-être un peu tort.

Après tout, ce ne doit pas être pour rien que tant de jeunes s’inscrivent chaque année dans des équipes sportives : hockey, soccer, baseball, nommez-les!  Le sport le plus pratiqué au Québec, pour la saison 2010-2011, est le soccer avec quelque 200 000 joueurs, dont 14 300 dans les Laurentides. C’est donc une quantité non négligeable de jeunes qui trouvent leur plaisir, chaque année, à s’accomplir dans un sport.

Il ne faut pas oublier également que les Laurentides possèdent de nombreux monts pour pratiquer des sports de glisse, comme le ski alpin et la planche à neige. Cela permet aux jeunes de découvrir d’autres avenues que le hockey et le patinage, comme sport d’hiver, mais ce sont des activités un peu plus dispendieuses…

Le Grand défi Pierre Lavoie est un bon exemple de l’apport positif du sport dans une société. C’est Pierre Lavoie,  le triathlonien québécois qui a participé huit fois à l’Ironman d’Hawaï (compétition d’endurance, où il s’est distingué à trois reprises), qui a mis sur pied cet évènement. En vigueur depuis 2008, ce relais à vélo, qui se déroule à travers le Québec, incite les jeunes de 6 à 12 ans à avoir de bonnes habitudes de vie grâce à la pratique du sport et à une bonne alimentation. L’année dernière, le Grand défi a réussi à réunir plus de 4500 élèves de partout au Québec. C’est un projet dans lequel Pierre Lavoie a mis tout son cœur et ça se voit. Bravo!

Bien sûr, on ne peut pas avoir la prétention de parler de sports, au Québec, sans parler de hockey. Les jeunes des Laurentides ne font pas exception à ceux du reste de la province. Ils s’inscrivent massivement dans leur équipe locale. Je crois que ça fait du bien aux gens de savoir qu’ils ont au moins un point en commun avec leurs voisins : l’amour du hockey. Ils prennent plaisir à échanger sur les exploits de leurs enfants, tout en parlant du match des Canadiens de la veille.

Je ne suis pas certaine que ce soit toujours pour le mieux par contre. Certains parents prennent beaucoup trop au sérieux le sport amateur que pratique leur enfant. Ils mettent souvent énormément de pression sur les épaules de leur jeune, que ce soit inconsciemment ou pas, en les poussant à faire toujours de meilleures performances. Ça peut devenir très difficile pour certains enfants, qui ne jouent plus pour le plaisir mais pour gagner et être à la hauteur des attentes de leurs parents. Ce qui entraine parfois les jeunes joueurs à devenir plus agressifs au jeu, ce qui n’est jamais une bonne chose, selon moi.

On aura beau dire tout le mal du sport que l’on voudra, il reste que c’est rassembleur et qu’en ce temps de campagne électorale, il me semble avoir plus entendu parler de la place du Canadien dans les séries que de l’avenir de Stephen Harper comme premier ministre.

 

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La chirurgie synonyme de bien-être?


Photographe : Joanie Mercier

(Reportage du cahier La jeunesse éternelle à tout prix…)

La chirurgie esthétique est une opération qui est exercée depuis plusieurs décennies. Au cours des années 2000, on se rend compte que cette pratique est de plus en plus populaire : en 2009, elle représente 75% de la totalité des interventions à travers le monde (1)…

Mais d’où vient cette nouvelle popularité qui nous permet de transformer notre corps en quelques coups de bistouri? « Certaines personnes souhaitent atteindre un idéal de beauté qui est véhiculé par les actrices bien faites, toujours à leur avantage », souligne Stefanie, 20 ans, qui va subir une augmentation mammaire dans quelques mois.

« Ça fait longtemps que je désire avoir une augmentation des seins. Je ne me sens pas bien comme je suis. » Pour Stefanie, le plus difficile est d’avoir, encore à son âge, des seins pas plus gros que ceux d’une jeune adolescente. Pour la plupart des femmes voulant subir une chirurgie, cette solution leur permet d’augmenter leur estime de soi.

Pour d’autres, la chirurgie est nécessaire afin de leur permettre d’acquérir une meilleure qualité de vie. « Lorsque j’étais jeune, je suis tombée sur une surface de béton et mon nez s’est enfoncé. Par la suite, j’ai eu des problèmes de respiration pendant 8 ans », raconte Suzy, 19 ans, qui a subi une chirurgie au nez, à l’âge de 18 ans. « C’est certain que mon opération était liée à mes problèmes respiratoires mais aussi à l’esthétique parce que j’avais une bosse sur le nez », poursuit-elle.

« Le plus important c’est de le faire pour soi-même, de ne pas choisir de le faire pour plaire aux autres. C’est notre corps, c’est notre décision », souligne Mimi, 52 ans, qui a subi une augmentation mammaire à l’âge de 45 ans. L’important pour ces trois femmes est d’être bien dans leur peau. Toutefois, elles refusent d’avoir recours à d’autres chirurgies. « C’est certain qu’on a des imperfections, mais je préfère aller faire du sport plutôt que de subir une liposuccion ou une autre chirurgie », indique Stefanie.

Prendre la décision de subir une chirurgie esthétique est un choix très difficile, car on s’aventure sur un terrain inconnu. Heureusement, les trois femmes assurent qu’elles sont très bien informées par les médecins et qu’elles sont suivies tout au long du déroulement de la chirurgie, pour voir si tout est parfait.

Quoi qu’il en soit, ces femmes affirment que la chirurgie esthétique ne devrait pas être une mode, mais bien un moyen que l’on peut utiliser en dernier recours, si l’on doit absolument améliorer une partie de son corps. La chirurgie esthétique ne s’adresse pas à tout le monde et les femmes ne devraient pas en subir seulement pour ressembler à un soi-disant modèle de beauté. Au bout du compte, il faut se sentir belle, en confiance et bien dans sa peau.

(1) http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idb=9734&mots=all

 

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