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Les limites de l’extrême


Photographe: Julien Legris

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Qu’est-ce que le RIDE Shakedown?


Photographe: Julien Legris

(Critique du cahier Les limites de l’extrême)

Certains la connaissent, d’autres n’ont aucune idée que cette compétition internationale existe. Le fameux RIDE Shakedown, qui a lieu chaque année au Mont Saint-Sauveur, depuis 2001, est la plus grande compétition de freestyle en planche à neige au Canada. Elle attire chaque année, à Saint-Sauveur, en moyenne, 25 000 personnes de tous les âges.

RIDE Shakedown 10 ans plus tard est un court documentaire de 25 minutes (1) qui explique en détail ce qu’est vraiment cette compétition. Le réalisateur, Charles Martel, nous apprend tout sur les origines de cet événement sportif, son histoire et son évolution. Les différents intervenants expliquent très bien le concept de la compétition, la façon de juger les manœuvres effectuées et le pointage attribué à chacun. Ils expliquent aussi quel est le genre de parcours que les planchistes doivent affronter. Beaucoup de vidéos d’archives des années précédentes sont présentées tout au long du documentaire, cela aide certainement à comprendre l’ampleur de l’événement.

La narration est construite à partir de plusieurs témoignages des différents intervenants : les fondateurs, les riders professionnels, les champions des années précédentes, le juge en chef, ainsi que Sébastien Toutan, planchiste professionnel à travers le monde. C’est intéressant d’avoir le point de vue de chacun, puisque cela permet de mieux comprendre comment fonctionne la compétition. Chaque année, le concept de la compétition est différent et original : c’est le décor du parcours de rampe (rail) qui varie. C’est toujours une surprise pour tous. C’est une compétition de planche à neige qui se distingue de toutes les autres sur la planète.

Depuis que RIDE, magasin de planches à neige, est le commanditaire principal, la compétition a pris de l’ampleur partout dans le monde. Pour la première fois, il y a eu une édition ailleurs qu’au Mont Saint-Sauveur : en 2010, il y en a eu une à Seattle, dans l’État de Washington, aux États-Unis. En 2011, ils ont ajouté l’Europe à leur liste, en Allemagne plus précisément.

Les fondateurs de cette compétition témoignent de leur fierté de la réussite du RIDE Shakedown aujourd’hui. Dans l’univers de la planche à neige, cette compétition est 100% québécoise et connue mondialement. Je la connaissais avant d’avoir écouté ce documentaire, mais maintenant j’en ai appris davantage sur cet énorme événement qui est né, ici, dans les Laurentides!

http://illicoweb.videotron.com/illicoweb/chaines/Ride-Shakedown/62864/RIDE-Shakedown-10-ans-plus-tard?lang=fr

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L’inoubliable compétition d’une fin de semaine!


Photographe: Nicolas Michaël Lemay-Fiola

(Chronique du cahier Les limites de l’extrême)

Le RIDE Shakedown est une compétition de planche à neige, un sport extrême. Il a été créé en 2002 et il fêtait son 10e anniversaire au Mont Saint-Sauveur, au début du mois d’avril. Tout le monde pouvait réserver des sièges avant ou pendant l’événement afin d’avoir accès aux plus belles performances des athlètes, moyennant un coût de 15 dollars ou suivre gratuitement les performances en restant dans la foule. Je n’allais tout de même pas manquer la grande finale du Shakedown! Je n’ai rien regretté, j’ai bien aimé l’expérience, c’était du divertissement à l’état pur.

Une épreuve sportive de cette ampleur attire souvent des dizaines de milliers de personnes. Les gens y assistent pour le spectacle. Certes, c’est un sport de compétition, qui demande un grand savoir-faire pour les athlètes, mais c’est également du divertissement, et c’est ce qui m’a motivé à y prendre part. La finale a rassemblé du monde de partout, les gens en majorité ne venaient que pour le spectacle. La demi-finale du 1er avril était beaucoup plus calme. C’est, je pense, le seul défaut de ce type d’événement, les gens affluent, on se croit à un concert, tellement il y a de personnes qui applaudissent les participants. Malgré cet inconvénient, c’est un événement à ajouter à votre horaire pour les années à venir! L’ambiance y est extraordinaire.

Comment décrire de telles scènes? Quels que soient leurs mouvements, je les regarde et je suis pétrifié. Vont-ils atterrir correctement? On se pose la question.

Les participants devaient effectuer un saut et une descente sur un « rail ». Pour avoir une chance d’accéder à la finale et de la remporter, ils devaient performer dans les deux disciplines. Le 2 avril, les participants s’y exerçaient pendant deux heures, afin de s’y qualifier. Durant cet entraînement, ils choisissaient deux de leurs performances, qui seraient jugées. Toutefois, certains d’entre eux n’atteignent pas la fin de la compétition. Je pense, entre autres, au premier concurrent à être tombé solidement à la suite d’un saut colossal. Des frissons me parcourraient le corps lorsque je voyais qu’il ne se relevait plus. Personne n’aurait voulu être à sa place, pourtant, ce sont les dangers qui sont liés à ces activités.

C’est bien connu, peu importe le sport que tu pratiques, il y a toujours des risques. « Le corps humain a ses limites, et celui qui pratique cette discipline est le mieux placé pour connaître ses propres limites », affirmait le présentateur en début de matinée, peu après la première chute de la journée. Lorsqu’elles sont dépassées, cela peut être fatal. Mais les athlètes ne s’en plaignent pas, car la même histoire existe dans tout autre sport extrême. Quand on prend des risques, il y a des conséquences, qu’elles soient positives ou négatives. Les concurrents veulent tout tenter pour être les vainqueurs, même s’ils ne sont pas aptes à réussir. Souvent, ces derniers ne perçoivent pas le danger réel des événements, comme le Shakedown, jusqu’au jour où ils en subissent les conséquences à leur tour. Ce n’est qu’à ce moment qu’ils prennent conscience des blessures qui peuvent en résulter. Ceux qui au contraire ne tombent pas sont bien récompensés pour leurs efforts.

Les 80 participants se battaient pour la première place qui leur rapporterait quinze mille dollars. Et, finalement, les juges ont sélectionné Sébastien Toutan, Matts Kulisek et Maxence Parrot. Les trois sportifs ont obtenu respectivement la première, la deuxième et la troisième place avec des résultats de 50.4, 47.4 et 47.2.

Si vous ne pouviez pas y assister, vous avez accès aux meilleurs moments de la compétition sur les ondes de VOX. Ces émissions seront présentées mercredi 27 avril à 17 h, ainsi que samedi 30 avril à 8 h 30 et 17 h 30. De plus, une diffusion aura lieu en anglais sur les ondes de TSN, le 30 avril, dès 12 h.

 

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Les primates d’aujourd’hui


Photographe: Julien Legris

(Éditorial du cahier Les limites de l’extrême)

Métro, boulot, dodo. C’est comme ça que la plupart des humains de la planète vivent. Depuis quelques années, on a ajouté à cela un mode de vie sain qui se traduit par une bonne alimentation et une bonne dose d’exercices physiques : un esprit sain dans un corps sain!

Pour certaines personnes, cette dose d’activité physique les transforme littéralement en animal anthropoïde… On s’entend, l’Homme descend du singe, mais est-ce la réponse à cette véritable frénésie de vouloir  pratiquer ces sports extrêmes? C’est une hypothèse assez absurde, j’en conviens, pour prouver la motivation qui amène ces adeptes de sensations fortes à risquer leur vie.

Parlant de sports extrêmes, la planche à neige est sans doute le sport le plus prisé par les jeunes d’aujourd’hui. La 10e édition du RIDE Shakedown a eu lieu les 1er et 2 avril 2011, dans les Laurentides, au Mont Saint-Sauveur. Elle a réuni plus de 25 000 partisans de ce sport comportant de nombreux risques.

Risques, qu’est-ce que j’entends par risques? Risques de fractures, de blessures graves… De 2000 à 2007, plus de 66 personnes sont mortes à la suite d’un accident relié à un sport extrême (ski, planche à neige et planche à roulette) [1]. Ce n’est quand même pas rien! On n’a qu’à penser aux Jeux olympiques de Vancouver, en février dernier, alors que le lugeur Nodar Kumaritashvili est décédé. Il a été propulsé hors de la piste et a frappé un poteau de métal à une vitesse d’environ 140 km/h. Quel incident déplorable! C’est certain que la mort de cet athlète olympique est triste, mais vous êtes probablement d’accord avec moi : l’homme était parfaitement conscient des dangers possibles reliés à cette pratique sportive.

Même chose pour tous ces adeptes de planche à neige. Ils sont sans aucun doute conscients des risques reliés à cette activité. Quand le champion du RIDE Shakedown, Sébastien Toutan, est arrivé au sommet d’un big air de 12 pieds de hauteur et de 65 pieds de longueur, la peur ne l’a probablement pas envahi, mais il était probablement conscient du danger.

Vous conviendrez que même si ces adeptes sont au courant des dangers auxquels ils s’exposent, la pratique de la planche à neige dans les parcs à neige est assez spéciale. Mais, qu’est-ce qui pousse réellement ces jeunes à vouloir expérimenter ces sports qui comportent autant de risques? Le désir de vouloir se surpasser, de vouloir se prouver à soi-même, ou parfois même aux autres, qu’on est invincible? C’est sans doute ce besoin de prouver de quoi on est capable qui pousse des milliers de jeunes à cette recherche de sensations fortes, d’adrénaline et d’énergie!

Évidemment, il y a l’aspect sécurité qui est  assez important quant à la pratique de ces sports, mais n’oublions pas que la pratique de sports extrêmes reste un choix. La planche à neige, quant à elle,  permet à un bon nombre de jeunes de se lancer dans un sport qui leur tient à cœur, c’est une véritable passion. On n’a qu’à penser au Shakedown où la foule semblait déborder d’une fougue incroyable pour la planche à neige!


[1] Statistiques Canada , http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a16

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La planche à neige, un sport qui ne manque pas de spectateurs au Québec!


Photographe: Julien Legris

(Reportage pour le cahier Les limites de l’extrême)

Rapide et dangereux, extrême et excitant, sensationnel et émotionnel, que d’adjectifs pour qualifier l’un des évènements les plus attendus dans la région des Laurentides. Les 1er et 2 avril 2011, Saint-Sauveur était sans aucun doute la ville la plus bondée  d’amateurs de planche à neige au Québec. Le retour de la compétition la plus importante au Canada, le RIDE Shakedown, a été accueilli en grand. Plus de 25 000 personnes sont venues admirer le talent de ces adeptes de sports extrêmes, et ce, tout en célébrant le dixième anniversaire de cette compétition.

Depuis 2010, le RIDE Shakedown a également lieu à l’extérieur du Canada. Cette année, la compétition a débuté les 11 et 12 mars à Garmisch-Partenkirchen, une ville en Allemagne, puis, à Seattle, Washington, les 18-19 mars. Le tout dernier arrêt a eu lieu au Mont Saint-Sauveur les 1er et 2 avril. Ce qui fait le succès du RIDE Shakedown, c’est d’abord et avant tout son format de compétition plutôt axé vers l’amusement. Les spectateurs sont en plein cœur de l’action ce qui leur permet de bénéficier davantage du spectacle qu’offrent les athlètes. « C’est la première fois que je participe à l’évènement en tant que spectatrice. C’est génial de pouvoir être si proche pour voir tout ce que ces jeunes peuvent faire! », dit Katie Saint-Jean, jeune femme de 27 ans qui pratique elle aussi ce sport extrême. Elle est une grande passionnée de la planche à neige surtout depuis son déménagement récent au Mont Saint-Sauveur. « Je suis tout près de plusieurs monts et c’est beaucoup plus facile de faire de la planche à neige que lorsque j’étais à Montréal », précise-t-elle.

Pour attirer le maximum de gens, le RIDE Shakedown, présenté au Mont Saint-Sauveur, fait une tournée de promotions. À travers le Québec, il y a une tournée dans les bars où de nombreux prix peuvent être gagnés comme une planche à neige. Leur site Internet vend également des vêtements à l’effigie de la compétition. Sans aucun doute, l’évènement était attendu avec impatience. « Le centre-ville, les restaurants et les magasins, partout où tu vas c’est plein à craquer! Ça n’a pas de bons sens! », commente Rosalie Castonguay, une étudiante de première année, au Cégep de Gatineau, qui ne souhaitait pas manquer l’évènement. Le RIDE Shakedown promet un divertissement haut en couleur tant pour les jeunes que pour les plus vieux. Plusieurs y assistent pour le divertissement, d’autres pour admirer ou encore s’éclater, faire la fête. Josée Trudel, une jeune mère accompagne ses enfants, lors de la compétition. Tous sont réunis afin  d’apprécier le spectacle. Celle-ci se dit époustouflée par tous ces jeunes adeptes de sports extrêmes. « Ce n’est pas tout le monde qui pourrait faire cela. Il faut certainement aimer les risques, l’adrénaline, tout ce qui va avec, et ne pas avoir peur de se blesser! », précise Mme Trudel. Joël Blanchette, également spectateur de l’événement, est admiratif de ces adeptes de sports extrêmes : « Moi, être à leur place, j’aurais toujours peur qu’il arrive un grave accident. C’est tout de même dangereux, toutes les acrobaties qu’ils font. Disons, que je préfère regarder que de faire le show! »

Bref, le RIDE Shakedown est devenu  un incontournable dans l’industrie de la planche à neige. Cette compétition permet la découverte de plusieurs nouveaux talents et fait profiter tous ceux qui sont amateurs de ce sport extrême. Lors de l’évènement, il n’y a pas seulement les adeptes de la planche à neige qui en bénéficient : la ville y trouve également son compte sur le plan économique. Donc, si vous êtes de ces gens qui aiment voir des compétitions de sports à forte teneur en adrénaline, ne manquez pas la prochaine édition. Celle-ci sera présentée, l’an prochain, encore  à Saint-Sauveur afin de nous offrir, pour une onzième année, un spectacle qui sera certainement impressionnant.

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Yannick Deveaux, athlète talentueux et charismatique!


Photographe: Julien Legris

(Entrevue du cahier Les limites de l’extrême)

C’est au pied du Mont Saint-Sauveur, entre une séance d’autographes et la finale de la plus grande compétition de planche à neige au Canada, le RIDE Shakedown, que Yannick Deveaux a accepté de nous parler de lui et de sa vie, pas déplaisante du tout, de planchiste professionnel. Son attitude décontractée, son style de rider font de lui une personne fascinante à découvrir. À 25 ans, il en est déjà à sa 21e saison dans le monde des sports extrêmes grâce à un désir constant de repousser ses limites. On peut maintenant dire qu’il est dans le groupe d’âge le plus avancé: un vétéran, quoi!

Venant de la région de Saguenay, il habite maintenant dans l’Ouest canadien où, lorsqu’il n’est pas en compétition ou encore en train de compléter le tournage d’un film, il travaille dans le parc de planche à neige de Whistler Blackcomb, en Colombie-Britannique.  Le RIDE Shakedown a beaucoup évolué ces dernières années.  Cette formule semble convenir parfaitement à Deveaux.  « Le Shakedown, je décrirais ça comme l’une des compétitions les plus le fun parce qu’on ride avec nos chums.  On est tous des amis ici et ça nous permet de se voir et de rider ensemble. » 

La pression d’un tel évènement n’est certainement pas un facteur qui risquerait de le déranger, même si des milliers de dollars sont en jeu.  Il le dit lui-même, il faut « vivre au jour le jour, et ne  pas penser au lendemain, on y pensera quand on sera rendu là ».  Possédant son propre style, Deveaux tente de se démarquer à chaque présence en compétition et il insiste sur le fait qu’il ne « passe pas inaperçu » lors de ses présences un peu partout sur la scène des sports extrêmes.  Son truc pour continuer dans son domaine: la constance.  « Il faut rester constant pour se démarquer. Si tu ride et que tu ne tombes pas une fois dans la journée », c’est comme ça qu’il est possible de ressortir du lot, en gardant une fiche parfaite, lors d’une compétition, pendant une saison, mais aussi tout au long de sa carrière.

Pour Yannick Deveaux, la planche à neige est une véritable passion, il n’y a pas de doute.  « Je cherche toujours à améliorer mes trucs, les faire avec le plus de style possible », ajoute-t-il.  Se décrivant autrefois comme un gros party ambulant, il avoue aujourd’hui, avec un sourire en coin, qu’il est beaucoup plus calme. Cette année au RIDE Shakedown, il a manqué de peu l’évènement principal terminant 18e en semi-finale.

Pour la suite des choses, Yannick Deveaux retourne à ses occupations, soit la planche à neige à temps plein et, cet été, la descente en vélo de montagne, question de garder la forme pour performer dès la première journée d’ouverture du RIDE Shakedown dans quelques mois.

Sur le web: www.yandevo.com

Page sur Facebook: http://www.facebook.com/profile.php?id=582810638&ref=ts

 

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