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Le « Fuck Boy » ne serait-il pas en fait un « Faux Boy » ?


Qui peut se vanter de ne s’être jamais exclamé en apercevant un jeune homme déambuler dans la cafétéria du cégep casquette au vent, regard de renard en recherche de poules à dévorer, pantalons roulés et troués, cheveux et barbe parfaitement taillés, un sourire d’annonce de Crest : « Oh mon dieu, c’est un ​Fuck Boy! » 

Ce qualificatif peu flatteur signifie, dans le jargon des jeunes gens, « un homme qui a des relations sexuelles avec plusieurs femmes sans toutefois informer celles-ci qu’il ne souhaite que du sexe ». Avec une sexualité active vient aussi un style vestimentaire particulièrement influencé par les chanteurs et acteurs en vogue de notre génération.

Femmes, sexe, argent, jeunesse… Un grand classique du rêve américain qu’idolâtrent les mâles pubères qui souhaitent ardemment entrer dans un moule : « Dès l’enfance, les garçons autant que les filles se font inculquer des stéréotypes selon lesquels ils se doivent d’avoir une libido forte, d’être rude et distant avec les femmes et d’être en situation de pouvoir. Dans le cas où ils seraient doux et sensibles, ils se feraient catégoriser comme étant  » fifs  » ou  » tapettes  » », explique Danielle Bastien, professeure en psychologie au cégep de St-Jérôme. Sa collègue, Édith de la Sablonnière, rajoute que le phénomène de la bigorexie, qui est la dépendance excessive d’un être à l’activité sportive pour développer sa masse musculaire, est en hausse depuis quelques années chez les garçons qui sont obsédés par l’idée de plaire et de ressembler à leurs idoles.

Pourtant, selon un sondage effectué par ma propre personne sur 20 étudiants du cégep de St-Jérôme, garçons et filles confondus, être un Fuck Boy n’est pas très reluisant. En effet, les filles les qualifient de nuisances humaines qui dénigrent, utilisent et détruisent les femmes.

« Ils pensent qu’un trou c’t’un trou, sans se préoccuper de la personne », dit une étudiante de 18 ans.

Les garçons légèrement envieux, de leur côté, reconnaissent que ce n’est pas quelque chose de très glorieux, mais que c’est une sorte de statut.

Malgré tout, les garçons, en voyant leurs idoles encerclés de jeunes femmes aux seins et fesses rebondissants, se disent que c’est ce qu’ils doivent faire aussi, ce qu’ils doivent être, pour ne pas être rejetés de leurs pairs et faire partie de ce club malsain d’hommes qui contrent leur nature pour se mouler à celle qui leur est imposée par la société. Dans ce cas, ceux que l’on considère comme Fuck Boy ne seraient que les Faux Boys qui tentent à tout prix de ressembler à ceux qui plairaient selon eux.

Et si, pour changer, on oubliait les stéréotypes ? Et si on voyait quelqu’un comme étant seulement quelqu’un et pas un « nerd », un « douche bag », un « fuck boy », mais juste un humain ? Parce que ce n’est pas parce qu’il ne va pas au Sherman et qu’il ne s’entraîne pas qu’il n’est pas un véritable ​Fuck Boy.

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Intégrer la vie active sans culture ?


Comme l’alternative à la formation technique qui se fait en trois ans, le gouvernement semble favoriser une « politique du travail » au travers de diplômes professionnels, plus courts.

Sujet brûlant, la formation générale est au centre de questionnements qui tentent de déterminer si elle est nécessaire pour l’éducation du « futur travailleur ».

Cette pensée se traduit à travers le témoignage de certains élèves.

« Certaines matières de la formation générale pourraient être enlevées », affirme Raphaëlle Morin, étudiante en théâtre.

Mais les étudiants ne savent peut-être pas que cette formation générale peut être considérée comme une opportunité historique. Un bref retour dans le temps nous permet de le constater.

En 1960, l’éducation, auparavant responsabilité du clergé, devient une affaire d’État alors que le Parti libéral prend le pouvoir et entreprend « la grande charte de l’éducation, un ensemble de mesures pour améliorer l’éducation et la rendre accessible à tous, sans exception » comme nous pouvons le lire sur le site larévolutiontranquille.ca. Il s’agit d’une refonte complète du système d’éducation qui donnera lieu, notamment, à la création des écoles polyvalentes et des cégeps.

Créés en 1967 pour faciliter la transition entre le secondaire et l’université, les centres collégiaux offrent les formations « techniques » et « préuniversitaires », qui ont en commun la formation générale. Les élèves étudient la littérature, la philosophie, l’anglais, qui n’étaient enseignés que dans les anciens collèges classiques dirigés par le clergé.

Les « masses » peuvent désormais avoir le droit à une éducation complète qui était auparavant réservée aux élites ecclésiastiques dans le but de former une relève pour le clergé.

Entre 1967 et 1980, les cégeps ont connu une hausse constante de fréquentation. Le nombre d’élèves passe de 14 077, répartis dans 12 établissements collégiaux, pour aboutir à 117 318 répartis dans 48 établissements collégiaux.

La formation générale en péril ?

Toutefois, la formation générale ne se retrouve pas dans certaines formations qui sont le « Diplôme d’étude professionnel » (DEP), « l’attestation aux études professionnelles » (AEP) et « l’attestation aux études collégiales » (AEC).

Ces formations sont plus courtes afin que les diplômés puissent intégrer plus rapidement le marché du travail. Mais leur durée réduite est-elle faite pour faciliter et accélérer l’insertion de l’individu dans la vie active ou pour répondre à un besoin imminent de l’État ?

« L’AEC peut être liée à un Diplôme d’Études Collégial (DEC) de référence déjà existant, auquel cas les compétences rejoindront celles du programme en place ; ou elle peut être entièrement nouvelle, auquel cas les compétences seront développées à la lumière d’une analyse de la situation de travail et de ses besoins spécifiques. » précise l’Observatoire Régional Montréalais de l’enseignement supérieur (ORMES).

L’AEC, l’AEP et le DEP ne sont pas élaborés dans le devis ministériel, mais sont construits pour répondre à des pressions économiques et industrielles. Ils sont financés par les centres professionnels, les collèges, les entreprises ou la Ville, et peuvent obtenir de l’aide financière si le gouvernement les juge fiables et utiles. Si la formation générale est retirée, c’est pour amoindrir les coûts.

« D’une certaine manière, ce genre de formation est une solution à court terme à un problème momentané. C’est pour cette raison que les cours de formation générale sont supprimés, afin de pouvoir avoir accès à la main d’œuvre le plus rapidement possible », analyse Hugo Krasnopolski, ancien étudiant au Cégep de Saint-Jérôme.

Le principe de « professionnalisation » est l’adaptation d’un état et de sa population à un marché fluctuant. La « professionnalisation » se concentre « d’abord sur l’activité elle-même, bien sûr, mais aussi sur l’individu ou le groupe qui l’exerce », constatent les professeurs-chercheurs de l’ORMES.

Ces formations professionnelles profitent d’une formation pratique, comme dans le secteur technique : l’une gagne en popularité quand l’autre en perd. Ces formations professionnelles profitent d’une publicité qui les met en valeur. (voir en haut graphique Évolution de l’Effectif total en formation professionnelle (DEP, ASP, AFP) et technique (DEC, AEC,CEC, DPEC) ensemble du Québec de 2000-2001 à 2008-2009 , source : MELS, Direction de la recherche, des statistiques et des indicateurs (DRSI), graphique DGSDF, 2010.)

En effet, un finissant de secondaire 5 peut avoir à choisir entre une « AEC – Gestion de commerce » et ou la « Technique – Gestion de commerce ». Sur papier, ces formations semblent visiblement aboutir à la pratique du même métier. Certains étudiants n’ont pas d’intérêt pour la formation générale, ont de la difficulté dans ces matières ou souhaitent simplement aller le plus vite possible vers la vie active. Ceux-ci seront donc plus prompts à choisir la formation plus courte.

Les Villes s’adaptent aux enjeux économiques, mais alimentent surtout l’État. Car chaque année sont créées des AEC qui en remplacent d’autres selon les sessions d’hiver ou d’automne. Par exemple, la formation continue de Saint-Jérôme en proposait 5 à la session d’automne 2016 et 8 en hiver 2017, seulement.

Alors, le gouvernement semble prêt à couper la culture pour les formations « pratiques ».

Les formés satisfont donc leurs envies, à condition que celles-ci demeurent dans ce que propose l’État.

Ainsi, peut-on parler d’un processus d’obtention de « main d’œuvre » ? Le Québec se trouve-il finalement si chanceux d’avoir une formation générale « populaire » ?

« Actuellement, il est ironique de constater que le Parti libéral souhaite la supprimer, alors qu’il est à l’origine de l’éducation populaire », conclut Hugo Krasnopolski.

Théo est un hipster et adore lire Vice.

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L’animateur de La facture à Saint-Jérôme


Le jeudi 18 septembre 2014 avait lieu au café bistrot Le vert vert un 5 à 7 en compagnie de Pierre Craig, animateur à Radio-Canada et maintenant président à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Une dizaine de journalistes travaillant en région étaient sur place pour échanger avec Pierre Craig qui, depuis 2013, est le président de la FPJQ, un organisme qui défend la liberté de presse et le droit public à l’information. Les membres de l’organisme ont choisi l’animateur vedette de l’émission La facture pour succéder à Brian Myles, journaliste du Devoir, qui occupait le poste depuis quatre ans.

Publique, l’information?

Lors de la soirée, Pierre Craig a rappelé que la loi canadienne sur l’accès à l’information, supposée donner accès à n’importe quel document concernant l’intérêt public, n’est pas toujours respectée. Selon M. Craig, des journalistes ne peuvent filmer ou enregistrer la séance de certains conseils municipaux à cause de règlements adoptés par les législations en place. Cependant, ces sessions sont publiques et chaque citoyen devrait y avoir accès et donc, à plus forte raison, le journaliste, chargé de transmettre des informations. Pierre Craig a fait allusion à l’histoire d’une journaliste expulsée d’une séance municipale, puisque sa présence affectait «la magie» entre le maire et les citoyens. Un participant à la causerie a aussi raconté qu’il devait débourser une trentaine de dollars pour avoir accès à certains documents.

Il a aussi été question lors de la causerie des enjeux journalistiques en région. Certains participants ont souligné qu’ils avaient de la difficulté à contacter certains fonctionnaires de ministères fédéraux pour des entrevues, puisque ceux-ci doivent d’abord contacter des relationnistes qui eux font le pont entre les gens qu’ils essayent de rencontrer. Les autres journalistes présents ont avoué qu’ils n’avaient eux non plus pas accès à toute l’information désirée.

Par ailleurs, la discussion a également tourné autour des menaces et insultes que certains journalistes reçoivent. À cela, l’animateur a répondu que la solidarité entre journalistes est extrêmement importante. «Même si les patrons de vos médias se font de la concurrence, vous, vous êtes tous collègues», a-t-il mentionné au groupe.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, qui compte près de 200 membres, défend depuis 1969 la liberté de presse. L’organisation tiendra un congrès en novembre prochain à Saint-Sauveur. Des invités de marque, tels que Jean-Luc Mongrain et Patrick Lagacé, présenteront des conférences. Cet évènement est ouvert au grand public.

www.fpjq.org

 

Crédit photo:  Radio-Canada

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Soirée de grande première pour Neurones et papilles


C’était soir de grande ouverture le mardi 19 mars dernier au restaurant Neurones et papilles du programme de Gestion d’un établissement de restauration, alors que se tenait le premier banquet gastronomique, organisé dans le cadre du cours « Banquets et service traiteur ». De quoi se faire aller les papilles!

L’enseignant des cours de service, Luc Gagné, ancien directeur de restauration, était bien fier du professionnalisme de ses étudiants lors de ce premier banquet : « J’ai été agréablement surpris de la qualité du service offert, de leur savoir-faire, et surtout de leur intérêt. »

La trentaine de convives présents à l’événement ont été bien servis avec un banquet de cinq services. Des bouchées au dessert, les étudiants ont joué chacun leur rôle de manière exemplaire.

Luc Gagné a d’ailleurs rappelé que « le service de restauration est comme une pièce de théâtre : les acteurs sont les serveurs; il faut jouer un rôle et ne pas le quitter. »

Accueillir, informer, servir

L’art de servir un client

Accueillir, informer, servir, être à l’écoute et adopter une bonne attitude avec ses clients, tel a été le mandat des étudiants.

L’objectif du cours et des banquets est de rendre aptes les étudiants à la planification d’un banquet pour un nombre de personnes déterminé. Les billets achetés à l’avance leur ont donc permis de définir la production adéquate de nourriture, les dates des achats. Il était aussi crucial de synchroniser la production pour que, le jour venu, tout soit prêt à 18 h.

Côté salle à manger, le but du cours est essentiellement d’apprendre à synchroniser son service avec la cuisine et de suivre les directives du maître d’hôtel. Le travail d’équipe est de mise pour que le service soit de qualité.

Un service à la hauteur des attentes

À la fin de la soirée, les étudiants se sont chaudement félicités. Ceux-ci avaient eu 7 heures de cours et de simulation pour apprendre l’ensemble des éléments d’un service de banquet, du montage des tables au débarrassage. « On avait hâte que ce soit le vrai banquet pour enfin le vivre », a dit une étudiante.

Les 23 étudiants de la cohorte, qui s’étaient séparés en deux entre la cuisine et le service salle à manger, alterneront ces deux positions au cours de banquets suivants. Les gens intéressés à se procurer des billets peuvent le faire à la caisse du Cégep (A-127b). Les prix varient entre 18 $ et 22 $, et une bouteille de vin est offerte si les intéressés remplissent une table complète (8 personnes).

Un programme à découvrir

Le récent programme « Gestion d’un établissement de restauration » est maintenant offert aux étudiants depuis l’automne 2012. Encadré par quatre professeurs expérimentés, les étudiants apprennent les règles d’honneur d’un service haut en couleur. Les apprentissages se font dans des installations professionnelles, modernes et à la fine pointe de la technologie, le tout situé au cœur du centre-ville de Saint-Jérôme, à quelques pas du Cégep. C’est un programme d’étude complet, qui unit des cours de comptabilité, de gestion et de mise en marché à ceux de cuisine et de services, pour former des étudiants polyvalents et bien outillés pour gérer et comprendre le fonctionnement d’un établissement de restauration.

Les auteures, Alisson Lévesque et Anne-Charlotte D. Lopez, sont étudiantes en Journalisme et communications au Cégep de Saint-Jérôme.

Photos Alisson Lévesque

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Botté d’envoi avec Charles Bauer


Le botteur de précision des Carabins de l’Université de Montréal, Charles Bauer, en était à sa première campagne avec l’équipe. Recruté par les Carabins l’hiver dernier, le joueur âgé de 21 ans avait la lourde tâche de porter les souliers de l’ancien botteur d’expérience de l’équipe des bleus, Pierre-Paul Gélinas. Les attentes étaient donc élevées à son endroit. Lors d’une rencontre au stade de l’Université de Montréal, le 13 décembre, Charles Bauer a raconté son expérience de recrue de première année avec les Carabins.

Un parcours intéressant

Il a obtenu du succès partout où il a passé : Sélectionné sur l’équipe d’étoiles juvénile AAA en 2008 avec les Cactus du Collège Notre-Dame, ainsi que sur l’équipe d’étoiles collégial AA en 2010  avec le Campus Notre-Dame-de-Foy, en plus d’avoir remporté le Bol d’Or 2011 collégial avec cette même équipe.

 Charles Bauer était excité de poursuivre sa carrière de footballeur avec l’Université de Montréal : « Ce fut très flatteur de se faire recruter grâce à son talent, car je suis conscient que ce n’est pas tout le monde qui peut atteindre cet objectif. Par contre, dès le premier jour du camp d’entraînement, tous les joueurs se retrouvent au même niveau. Je devais immédiatement me concentrer afin de me tailler une place avec l’équipe », a expliqué Charles Bauer.

 Obstacles d’une recrue de qualité

Malheureusement pour le numéro 39 des Carabins, sa première saison au niveau universitaire ne s’est pas déroulée comme prévu. Certains éléments l’ont empêché d’être aussi confortable qu’à l’habitude sur le terrain. Il avoue même que s’il pouvait revenir en arrière, il tenterait d’aborder les parties d’une manière différente : « Avec le recul, j’apporterais des modifications au niveau de l’approche mentale de la partie. Il est primordial pour moi de retrouver le plaisir de jouer. C’est ce qui m’a permis de me rendre jusqu’ici », a-t-il mentionné.

Laissé de côté par son instructeur jusqu’à la fin de la saison, après avoir raté un botté de précision d’une distance de 27 verges, le joueur natif de Québec dit comprendre la situation : « Le football est un sport compétitif et émotif. En tant que joueur, mon rôle est de performer afin d’obliger les entraîneurs à me mettre sur le terrain. L’instructeur en chef doit faire tout en son pouvoir pour permettre à son équipe d’aligner des victoires. Je ne peux me permettre d’être trop confortable, puisque le club possède une excellente relève, ce qui me pousse à me battre à chaque présence pour mériter mon poste », a-t-il tenu à préciser.

Même avec la forte attention médiatique que suscitent les Carabins au Québec, Charles Bauer soutient que sa façon d’aborder une rencontre demeure la même : « Si ma préparation est adéquate, il n’y a aucune raison que les caméras aient un impact négatif sur mon jeu. Évidemment, ça reste impressionnant, mais il est important de rester concentré sur la partie », a rajouté Charles Bauer.

Étudiant en Arts et sciences, le botteur des Carabins avoue que le fait de jouer au football est une grande source de motivation qui lui permet de persévérer dans ses études : « À chaque fois que je vais à l’école, je sais que je vais faire ce que j’aime et que je vais performer. Cela me permet également de passer au travers du parcours scolaire, sans songer à décrocher. Le sentiment d’appartenance a également un rôle à jouer, car c’est une fierté de pouvoir représenter son école. »

Qu’est-ce que le futur réserve au jeune botteur montréalais? Il avoue ne pas avoir le plein contrôle sur la réponse : « Rendu au camp, tout le monde repart à zéro, vétérans comme recrues, rendant l’avenir imprévisible. Il peut arriver des situations inattendues comme des blessures. La décision finale reviendra aux entraîneurs.»

Auteur: Marc-André Gagnon, étudiant en Journalisme et communications, Cégep de saint-Jérôme.

Photo: Jonathan Roy

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La fermeture de Gentilly-2, une victoire pour les écologistes


Le gouvernement du Québec a procédé à la fermeture officielle de la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour, le 28 décembre dernier. Pour les écologistes, le démantèlement de la centrale est le résultat d’un travail acharné. « C’est le fruit d’un comité actif qui a lutté très fort pour sa fermeture », affirme Éric Notebaert, urgentologue à l’Hôpital du Sacré-Cœur et intensiviste à la Cité de la Santé, à Montréal.

En entrevue, Eric Notebeart, qui milite pour la fermeture de Gentilly-2 depuis sa construction en 1973, explique les enjeux environnementaux et sociaux liés à cette décision. Il souligne qu’après le démantèlement de la centrale, le processus sera irréversible. L’urgentologue se dit donc ravi que, malgré le statut minoritaire du parti québécois aucun autre parti ne pourra renverser la vapeur.

 Déchets radioactifs

« Même si Gentilly-2 est démantelée, les déchets radioactifs de la centrale resteront actifs, donc dangereux pour la santé humaine, pour des milliers d’années encore », explique Eric Notebeart. La question reste donc : où et comment entreposer ces déchets à perpétuité, sans affecter la population et l’environnement?

Le Bouclier canadien a été considéré, mais les populations autochtones et des groupes environnementaux s’y sont opposé. L’endroit potentiellement envisagé par le gouvernement à cet effet serait donc le désert du Nevada, le lieu le plus sec sur la planète. Cependant, Notebaert précise que peu importe où seront entreposés les déchets radioactifs, « il est utopique de penser qu’ils pourront rester protégés durant des milliers d’années ».

Contrer la désinformation

En 2008, l’annonce du gouvernement libéral de procéder à la réfection de la centrale a amené des activistes écologistes à mettre sur pied le mouvement Sortons le Québec du Nucléaire. L’organisation regroupe près de 60 organismes, œuvrant à sensibiliser et mobiliser la population sur les enjeux du nucléaire au Québec.

Pour Notebaert, le projet de restauration relevait d’une campagne de désinformation envers la population. Il y a 4 ans, Hydro-Québec était prêt à débourser 2 milliards pour restaurer Gentilly-2. Aujourd’hui, la compagnie affirme que les coûts de réfection seraient trop élevés et recommande la fermeture de la centrale. « Depuis le début, Hydro-Québec était au courant que le projet coûterait davantage, et le gouvernement libéral aussi », affirme-t-il. De plus, la gestion des déchets radioactifs n’était pas mentionnée précisément dans le budget transmis à la population.

L’économie

À la question pourquoi le gouvernement a-t-il usé de propagande pour une centrale qui n’a fourni que 2% d’énergie aux Québécois en 15 ans? Notebaert répond que pour les décideurs « les bénéfices économiques passent avant l’environnement et la population. » Selon l’écologiste, malgré le fait que le Québec était, et est toujours, en surproduction d’énergie, le gouvernement tenait à effectuer la réfection de la centrale pour deux raisons : la première, tirer profit d’une vente d’électricité aux États-Unis; la seconde, créer près de 800 emplois. L’urgentologue maintient que le bénéfice d’une exploitation en sol québécois n’est réel que si les profits réalisés restent au Québec.

En ce qui concerne la perte des 800 emplois occasionnée par la fermeture de la centrale, une sécurité d’emploi ainsi qu’une réaffectation sont promises par le gouvernement, affirme Dr Notebaert. Toutefois, il se dit tout de même triste pour les spécialistes dans le domaine du nucléaire.

Débat sur la réfection

Le documentaire Gentilly or not to be, des productions De La Ruelle, relate les moments du débat de la réfection de Gentilly-2. Le maire de Bécancour en poste à l’époque, Maurice Richard, affirmait que la rénovation de la centrale devait engendrer plusieurs emplois et apporter près de 150 millions par années, et que la population était favorable au projet. Il soutenait aussi que le nucléaire ne représentait aucun danger, puisqu’une centrale ne peut exploser. M. Notebaert rejette catégoriquement les opinions du maire, qu’il qualifie de « clown sans aucune crédibilité ».

Pour les jeunes

Éric Notebaert conseille à la relève de rester solidaires les uns envers les autres, et de demeurer vigilants pour garantir un avenir, qui ne soit pas dominé par des intérêts purement économiques, qui ne visent pas le mieux-être de la population.

Voir la vidéo : L’énergie nucléaire, quels sont les risques pour la santé? Éric Notebaert

L’auteure étudie dans le programme Journalisme et communications au Cégep de Saint-Jérôme

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À vos moustaches!


DJ nockturn (à gauche) et David Rivest (au centre) sont accompagnés des bénévoles de la journée

Qu’est qu’un Mo’bro ? Un Mo’bro est une personne qui se fait pousser la moustache durant tout le mois de novembre pour amasser des fonds pour le cancer de la prostate et pour la santé mentale masculine. Ce mouvement solidaire masculin a pour nom le «Movember».

Le 27 novembre, au cégep de Saint-Jérôme, avait eu lieu une session de photo pour cette cause. Les gens qui voulaient participer donnaient 10$, qui allaient directement à la fondation Movember Canada. Les participants avaient droit à une photo professionnelle avec leur moustache, ou s’ils n’en avaient pas, une fausse moustache était à leur disposition. Les gens pouvaient se procurer leur  photo sur  la page Facebook du photographe David Rivest.

En partenariat avec le Cégep de Saint-Jérôme, David Rivest a organisé cet événement à titre de photographe de la journée. DJNokturn était aussi de la partie pour mettre de l’ambiance avec sa musique. Plusieurs étudiants se sont prêtés au jeu avec beaucoup de plaisir.

«Movember me tient particulièrement à cœur, car mon grand-père est  atteint du cancer de la prostate. On parle beaucoup du cancer du sein, au quotidien, mais trop peu du cancer de la prostate », a affirmé l’organisateur. Grâce à cette journée, ils ont réussi à amasser 400$ pour Movember Canada et ils en sont très fiers. David Rivest a organisé d’autres activités semblables à celle-ci durant tout le mois de novembre pour un total de 710 $ remis entièrement à l’organisation.

En 2011, Movember a réussi à amasser 125 700 000$ CAN partout à travers le monde. Depuis ce montant total ne cesse d’augmenter grâce aux donnateurs. Pour en savoir plus sur Movember Canada, on peut consulter le site : ca.movember.com/fr/about/.

L’auteure étudie dans le programme Journalisme et communications au Cégep de Saint-Jérôme

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Les étudiants ont dit non à la grève


76% des étudiants ont refusé de tenir grève du 19 au 22 novembre. Un vote de grève étudiante s’est tenu au Cégep de Saint-Jérôme du 7 au 9 novembre. La grève aurait eu lieu dans le cadre d’un mouvement de grève international du 19 au 22 novembre. L’Association générale des étudiants (AGES) avait donc tenu un référendum dans le collège pour savoir si les 4400  étudiants désiraient participer au mouvement, en tenant une grève de 4 jours. Les 1346 étudiants qui ont voté ont refusé à 76%, ce qui représente un taux de participation de 30%.

 

Francis Grenier, délégué aux communications de l’AGES, explique  que la grève se voulait contre la marchandisation de l’éducation, et  pour une éducation libre ». Il ajoute que la grève avait aussi pour but de rappeler à la Première ministre, Pauline Marois, ses promesses électorales à l’approche du Sommet sur l’éducation. Lors de la campagne électorale, elle avait promis d’abolir l’augmentation des frais de scolarité. Bien que l’abolition ait eu lieu, les représentants de l’AGES craignent qu’elle ne revienne sur sa décision.

Plusieurs étudiants affirment qu’ils n’étaient pas au courant du vote de grève et de ses raisons. « Moi, je l’ai su à la dernière minute », dit Yan Morion, un étudiant, avant de poursuivre :  « Je ne pouvais pas me le permettre. » Selon lui, comme la session d’automne était déjà condensée, il ne pouvait pas faire la grève durant quatre jours.

Selon Francis Grenier, l’AGES a suffisamment fait pour informer les étudiants de la tenue du référendum. Il explique que l’AGES a effectué des opérations de distribution de tracts dans le cégep. De plus, ils ont visité des salles de classe pour informer les étudiants et ils ont posé des affiches dans le collège.

Estelle Demers Graton, qui étudie en soins infirmiers, trouve qu’il n’y avait aucune raison de faire grève : « Nous avons déjà eu ce que nous désirions avec l’élection du gouvernement Marois », dit-elle. Elle ajoute : « On aurait préféré un jour de grève. Une seule journée aurait suffi à faire valoir l’opinion des étudiants sans pour autant mettre leur session en danger ».

L’AGES se dit déçue du taux de participation lors du référendum. En effet, seulement 1346 élèves ont fait valoir leur droit de vote, ce qui est loin du taux de participation lors des votes de grève de l’hiver dernier. L’AGES invite les étudiants à assister en grand nombres aux assemblées générales. Notons que l’assemblée du 28 novembre a été annulée, parce que le quorum nécessaire à sa tenue n’a pas été atteint.

L’auteur étudie dans le programme Journalisme et communications au Cégep de Saint-Jérôme

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Tout savoir pour devenir journaliste avec Alec Castonguay


Chef de bureau politique au magazine L’actualité, chroniqueur au 98,5 FM à l’émission Dutrizac, collaborateur à Radio-Canada, le journaliste Alec Castonguay n’a pas le temps de s’ennuyer. Il a tout de même pris le temps de rencontrer près de 40 élèves en Journalisme et communications, qui désiraient en apprendre davantage sur le métier de journaliste. Les étudiants ont assisté à une rencontre animée par Alec Castonguay, portant sur le parcours associé au métier de journaliste, le mercredi 14 novembre, au Cégep de Saint-Jérôme. Cette conférence leur a donné l’occasion de prendre connaissance des étapes à franchir, des qualités requises et des attitudes à adopter afin de devenir un journaliste accompli.

Le pied sur l’accélérateur

Avant son arrivée au magazine L’actualité, Alec Castonguay a été journaliste pendant 8 ans au Devoir, entre 2003 et 2011. À 23 ans, il est devenu l’un des plus jeunes à y obtenir un poste permanent. Assigné à la section économique puis politique à ses débuts, il a également été correspondant parlementaire à Ottawa pour Le Devoir, de 2004 à 2009. De plus, Alec Castonguay fait partie des journalistes qui ont couvert le conflit en Afghanistan, entre 2007 et 2011.

Âgé de 32 ans, Alec Castonguay a déjà accumulé énormément de bagage professionnel. Intéressé dès l’enfance au journalisme, à l’école primaire, il lançait le tout premier journal étudiant de son établissement scolaire. Plus tard, après avoir fait ses études collégiales en télécommunications en 2000, il a étudié une session à l’étranger, en France, en 2001, et obtenu son diplôme de l’UQAM en journalisme en 2003.

Même si plusieurs chemins peuvent mener au journalisme, les études en journalisme et en communications sont à envisager pour le journaliste en herbe. « Il est très rare que les médias ne se fient pas à la scolarité », a mentionné Alec Castonguay. Par contre, il n’y a pas que cette facette qui importe. « Il est important de faire plus que ce que l’on demande, ne pas avoir peur de défoncer des portes », a-t-il tenu à rajouter. Par exemple, effectuer des stages d’été dans des quotidiens régionaux permet d’acquérir de l’expérience et, par le fait même, de bâtir un excellent portfolio au moment de faire le saut dans le métier.

Il y a également des règles à suivre pour rédiger des articles de qualité. « Il faut savoir montrer les deux côtés de la médaille, aimer non seulement s’informer, mais aussi débattre », a-t-il précisé. Selon lui, il est important d’avoir la personnalité requise pour exercer ce métier. Il faut aimer la nouvelle et également aimer avoir un horaire variable.

À savoir s’il croit que le journalisme citoyens et les médias sociaux remplaceront les médias traditionnels un jour, Alec Castonguay rétorque que les journalistes citoyens n’ont pas la formation requise. « Les sources sûres provenant de notre liste de contacts gagnent plus en crédibilité que les rumeurs », a-t-il précisé, en ajoutant que les journalistes demeurent crédibles et nécessaires afin de mettre la main sur des informations de qualité.

Photo Charlie Bourdeau

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Liberté de presse, gouvernement et contrôle…


http://search.creativecommons.org/#, photographie modifiée par Josiane Cyr

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