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Le « Fuck Boy » ne serait-il pas en fait un « Faux Boy » ?


Qui peut se vanter de ne s’être jamais exclamé en apercevant un jeune homme déambuler dans la cafétéria du cégep casquette au vent, regard de renard en recherche de poules à dévorer, pantalons roulés et troués, cheveux et barbe parfaitement taillés, un sourire d’annonce de Crest : « Oh mon dieu, c’est un ​Fuck Boy! » 

Ce qualificatif peu flatteur signifie, dans le jargon des jeunes gens, « un homme qui a des relations sexuelles avec plusieurs femmes sans toutefois informer celles-ci qu’il ne souhaite que du sexe ». Avec une sexualité active vient aussi un style vestimentaire particulièrement influencé par les chanteurs et acteurs en vogue de notre génération.

Femmes, sexe, argent, jeunesse… Un grand classique du rêve américain qu’idolâtrent les mâles pubères qui souhaitent ardemment entrer dans un moule : « Dès l’enfance, les garçons autant que les filles se font inculquer des stéréotypes selon lesquels ils se doivent d’avoir une libido forte, d’être rude et distant avec les femmes et d’être en situation de pouvoir. Dans le cas où ils seraient doux et sensibles, ils se feraient catégoriser comme étant  » fifs  » ou  » tapettes  » », explique Danielle Bastien, professeure en psychologie au cégep de St-Jérôme. Sa collègue, Édith de la Sablonnière, rajoute que le phénomène de la bigorexie, qui est la dépendance excessive d’un être à l’activité sportive pour développer sa masse musculaire, est en hausse depuis quelques années chez les garçons qui sont obsédés par l’idée de plaire et de ressembler à leurs idoles.

Pourtant, selon un sondage effectué par ma propre personne sur 20 étudiants du cégep de St-Jérôme, garçons et filles confondus, être un Fuck Boy n’est pas très reluisant. En effet, les filles les qualifient de nuisances humaines qui dénigrent, utilisent et détruisent les femmes.

« Ils pensent qu’un trou c’t’un trou, sans se préoccuper de la personne », dit une étudiante de 18 ans.

Les garçons légèrement envieux, de leur côté, reconnaissent que ce n’est pas quelque chose de très glorieux, mais que c’est une sorte de statut.

Malgré tout, les garçons, en voyant leurs idoles encerclés de jeunes femmes aux seins et fesses rebondissants, se disent que c’est ce qu’ils doivent faire aussi, ce qu’ils doivent être, pour ne pas être rejetés de leurs pairs et faire partie de ce club malsain d’hommes qui contrent leur nature pour se mouler à celle qui leur est imposée par la société. Dans ce cas, ceux que l’on considère comme Fuck Boy ne seraient que les Faux Boys qui tentent à tout prix de ressembler à ceux qui plairaient selon eux.

Et si, pour changer, on oubliait les stéréotypes ? Et si on voyait quelqu’un comme étant seulement quelqu’un et pas un « nerd », un « douche bag », un « fuck boy », mais juste un humain ? Parce que ce n’est pas parce qu’il ne va pas au Sherman et qu’il ne s’entraîne pas qu’il n’est pas un véritable ​Fuck Boy.

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Sugar Sammy, l’art de l’ambiguïté émotive !


 

Par Camille de la Sablonnière & Élisabeth Richer

 

Contrairement à la plupart des humoristes qui commencent leur carrière au Québec et qui se produisent sur la scène internationale, Sugar Sammy, de son vrai nom Sumir Khullar, amorce sa fructueuse carrière en Inde, et il se retrouve très vite sous les projecteurs des scènes aux quatre coins du monde.

 

Étant né à Montréal et ayant un coup de cœur pour le public québécois qu’il aime bien taquiner, Sammy décide de faire profiter la province de son humour sans ménagement. L’artiste reçoit le prix « Humoriste de l’année » deux années consécutives lors du gala Les Oliver. Son amour pour les Québécois semble donc assez réciproque.

 

Le samedi 18 octobre dernier, Sugar Sammy a produit, à la salle André Prévost de Saint-Jérôme, son spectacle En français SVP!, par ailleurs primé « Spectacle de l’année ».

 

Le DJ Keith Dean a préparé la foule bien avant le spectacle principal. Quelques-uns des grands succès des années 80-90 ont ainsi ciblé le public envisagé, bien que des gens de tous âges soient présents dans la salle.

 

Une fois la foule tonifiée, ce fut Stéphane Poirier, humoriste similaire à Sugar Sammy et à Guillaume Wagner, qui s’empara de la scène, abordant des sujets courants et utilisant efficacement des repères locaux, comme l’Aldo du Carrefour du Nord ou encore le Vieux-Shack…

 

Sugar Sammy, charmant, fut chaudement applaudi et il joua bien son rôle de teigne assumée, petits sourires en coin et humour près du racisme. Dans son spectacle En Français SVP!, le Montréalais aux origines indiennes taquine énormément les souverainistes, exploite les thématiques sexuelles et critique la culture populaire des Québécois. L’aspect cru et direct des blagues de Sammy chamboule les spectateurs, qui ne savent plus s’il faut être choqué ou rire aux éclats. Sammy, précisant souvent « ce sera pire plus tard », et s’amusant lui-même de ses propos, semble maître de l’effet ambivalent qu’il produit.

 

Fait notable : l’improvisation et l’interaction avec le public marquent efficacement la deuxième partie du spectacle. Ce stratagème fait que, d’une ville à l’autre, le spectacle reste aussi intéressant pour les admirateurs qui désirent y assister plus d’une fois.

 

Assurément, Sugar Sammy, qui n’est pas laid du tout, vous fera sortir de votre zone de confort, tout en vous faisant rire aux éclats.

 

Remerciements à En Scène, partenaire actif dans la formation continue des étudiants et des étudiantes en Journalisme et communications.

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François Bellefeuille : du plaisir furieux


 

Par Chloé Desrosiers Champoux

 

Ancien pratiquant de la médecine vétérinaire, François Bellefeuille a été le grand gagnant du Concours de la relève en humour de l’Abitibi 2010 et il a aussi remporté le prix de Révélation de l’année du Festival juste pour rire en 2010[1]. C’est en février 2014 qu’il lance son premier one-man-show qui, sans hésitation, est un vif succès. Le public n’a d’autre choix que de se convertir dans le personnage de cet homme frustré qui, à vue d’œil, n’a pas les mots dans sa poche.

 

Le personnage que Bellefeuille incarne dans son spectacle est celui d’un agressif qui s’indigne sans arrêt sur divers sujets. Au menu du jour : les BIXI, les livres d’enfants, la séduction… Surtout pour un public averti : il faut être capable de voir le côté absurde de cet humoriste pour apprécier pleinement le spectacle.

En effet, ayant tendance à s’attarder sur des sujets qui semblent au départ banals, Bellefeuille, avec rage, amène l’auditoire au plus profond de ceux-ci. C’est lorsqu’il se met à crier et à jurer que le public s’esclaffe et qu’il donne à Bellefeuille la rétroaction attendue.

De plus, le farceur ne se gêne pas pour répliquer au public quand les spectateurs tentent d’interagir avec lui. L’humoriste, du début jusqu’à la fin de la représentation, incarne son personnage de grincheux à la perfection. Le spectacle, qui ne possède aucun entracte, entraîne l’auditoire durant 1 heure et demie à travers des fous rires incontrôlables.

 

Teinte d’un ancien métier

 

Ancien pratiquant de la médecine vétérinaire, François Bellefeuille ne néglige pas le côté animal durant son spectacle.

En effet, les sujets qu’il aborde dans ses gags sont parfois directement en lien avec une espèce animale ou ils en sont teintés.

De plus, il semble que les blagues où il évoque la présence d’animaux soient davantage réussies et que ce soient celles qui font rire majoritairement le public. Cet aspect technique du spectacle est très réfléchi de la part de Bellefeuille et il s’avère bien maîtrisé.

 

Un nom à retenir

 

Pierre-Luc Pomerleau, humoriste de la relève et comédien dans l’émission Les Jokers, s’est occupé de réchauffer les planches en tant que première partie du spectacle.

Sans égard à la petite durée de sa prestation, il a bien rempli son mandat, étant nettement enflammé sur scène.

Les sujets choisis par l’espiègle personnage (les flatulences, les amis qui ont des enfants, etc.) étaient judicieux et ils ont préparé adéquatement le public.

Un avenir prometteur pour ce jeune homme qui entame la trentaine et qui imite, de manière tout simplement exquise, Bellefeuille et Houde, deux humoristes désormais bien connus.

 

Remerciements à En Scène, partenaire actif dans la formation continue des étudiants et des étudiantes en Journalisme et communications.

[1] Wikipédia. François Bellefeuille, http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Bellefeuille, (consulté le 21 septembre 2014)

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Colérique, naïf, mais par-dessus tout : attachant


Par Charlie Bourdeau

Présenté à la salle André-Mathieu de la Polyvalente Saint-Jérôme, le samedi 22 février dernier, le premier one man show de François Bellefeuille rend parfaitement hommage au personnage qu’il incarne, soit cet énergumène aux montées de lait à propos de tout et de rien.

Myope depuis son adolescence, l’homme dans la trentaine n’aurait pas été le même sans ses barniques des années 70 et son duo chemise bleue/jeans bleus. D’emblée, il a créé des liens avec les spectateurs en simulant une première date avec ceux-ci et en leur posant des questions absurdes pour mieux les connaître. Maintenant que la glace a été cassée entre public et Bellefeuille, ce dernier n’a pu s’empêcher de décrier son opinion envers les techniques médicales inchangées depuis trop longtemps. S’en suivirent les problèmes de vieillissement chez les hommes, dont la calvitie, sujet qui l’irrite profondément et qu’il n’a pas épargné. Ses moments de rage se sont ensuite dirigés, sans pour autant s’atténuer, vers des thèmes plus généraux, dont l’alimentation, l’amitié, les animaux et bien d’autres.

Avec une bonne pincée d’ironie et de mépris envers la société,  Bellefeuille s’est accordé avec lui-même pour se décrire comme étant un gars « pas colérique, mais de principes ». En effet, vu de cet angle, l’on saisit davantage le sens de ses propos qui, à première vue, semblent tout à fait gratuits. Mais le personnage est tout aussi naïf et reste un éternel adolescent dans un corps d’adulte : questionnements face à l’amour, difficulté à accepter son physique, etc. D’autant plus qu’il se cherche toujours, côté libido.

Vétérinaire de profession converti en humoriste,  François Bellefeuille n’a pas fait que livrer une performance unique par ses expressions faciales exagérées qui soulignent la montée de ses crises de colère. Il a aussi utilisé un décor en mur de ciment arboré d’un écran géant pour présenter certaines parties de son numéro qui reflétaient plutôt le côté naïf de son personnage. Autoportraits enfantins, commentaires sur des livres pour enfants, ainsi qu’une reconstruction des continents selon François Bellefeuille. Rien de plus insolite pour bien saisir le personnage qui, pendant tout le spectacle, a hautement satisfait la rate maintenant bien dilatée des spectateurs.

 

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Adib Alkhalidey: un show qui décoiffe!


Par Mathilde St-Vincent

C’est avec une énergie débordante que l’humoriste Adib Alkhalidey s’est présenté le samedi 1er février à la Polyvalente de Saint-Jérôme. Mis en scène par l’humoriste Martin Matt, le premier spectacle en carrière d’Adib Alkhalidey intitulé Je t’aime, met de l’avant des valeurs et des thèmes souvent peu abordés dans le monde humoristique.

Adib Alkhalidey pose tout au long de son spectacle des questions existentielles telles : pourquoi faut-il s’enfermer pour faire l’amour alors que la violence peut se faire à l’extérieur à tous les coins de rue? Tournées pour faire rire, les phrases de l’humoriste résonnent tout de même dans la tête des spectateurs. Le spectacle d’Adib Alkhalidey est ponctué de réflexions personnelles de la sorte qui le font sortir du créneau habituel des spectacles d’humour. En effet, abordant des thèmes comme la différence raciale, l’homosexualité, les stéréotypes, la violence, l’éducation, la famille et plus encore, le spectacle de l’humoriste est davantage un ensemble de questions fondamentales et une satire de notre société, le tout ponctué de fou rire. Car Adib Alkhalidey rit de ses propres « joke »! Ce qui est tout de même divertissant puisque le public sent ainsi une proximité évidente avec lui. L’air naïf, mais capable d’une grande autodérision, il entreprend tout au long du spectacle de décortiquer la société.

Seuls deux panneaux blancs partagent la scène avec l’humoriste. Sur ceux-ci est représenté un gribouillis qui fait un rappel évident… À la crinière de l’humoriste, plutôt désordonnée. Cette représentation fait référence également au tumulte qu’abrite l’esprit de l’humoriste qui débite ses questionnements existentiels et ses blagues d’une naïveté –sans doute volontaire- presque enfantine, témoignant d’une prise de conscience des banalités outrageantes qui nous entourent. Comme les gens qui freinent sèchement lorsqu’ils jugent être suivis de trop près en voiture. Cette action, clame Adib Alkhalidey, peut mener à la mort si un accident survient suite à cet acte. Ainsi, la personne qui juge être suivie de trop près décide de mettre la vie en danger, voire de causer la mort, car elle est suivie de trop près?

Le hamster tourne à ce moment dans la tête des spectateurs entre deux fous rires. Sa présence significative sur la scène, ses imitations verbales, ses mimiques exagérées et ses quelques mots osés captent l’attention du spectateur du début à la fin. Tutoyant son public, Adib Alkhalidey est l’un des humoristes sympathiques qui débitent des vérités flagrantes, mais laissées aux oubliettes de notre société, le tout dans une ambiance confortable et très drôle. Il relève haut la main le défi de son premier one-man-show!

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Alexandre Barrette : Un premier one man show


Par Molly Champagne

C’est dans une salle au tiers rempli qu`a eu lieu le spectacle d’Alexandre Barrette, le 1er novembre dernier à la salle André-Prévost. Intitulé Alexandre Barrette et personne d’autre, ce premier one man show d’un humoriste hautement vanté un peu partout par la critique n’a pas brillé à Saint-Jérôme.

Le jeune homme sympathique et souriant qu’on peut voir à Atomes Crochus et à Taxi Payant sur les ondes de V laissait augurer un humour léger, respectueux et même mielleux! On se serait attendu à un humour travaillé, recherché et mature de la part de cet artiste diplômé de l’École de l’humour il y a 10 ans. Erreur. Il nous a filmé ses narines dilatées pendant environ une minute… Pour un professionnel de l’humour, on se serait attendu à plus!

Sur la scène étaient disposés des écrans qui diffusaient des images colorées en lien avec le sujet de chacun des numéros. À un certain moment, il utilise une caméra pour filmer des images en direct et les projeter sur les écrans, belle utilisation de la technologie! Ce n’était pas juste là pour faire « cute », c’était un élément à part entière du spectacle. Il a même filmé son public pour l’inclure au cœur même du numéro : bien pensé!

Des blagues qui ne lèvent pas, il y en a eu, oui. Pour que l’humoriste lui-même dise à quelques reprises : «Ouch, celle –là lève pas à Saint-Jérôme!», il faut réellement qu’aucun rire ne se soit fait entendre dans la salle, plus qu’à moitié vide.

Ses textes anecdotiques sont cocasses et rigolos, faciles à comprendre, mais aussi truffés de références sexuelles prévisibles et crues. On découvre un côté plus sauvage de l’humoriste qui nous rappelle que ce n’est pas parce qu’on fait référence au sexe que c’est nécessairement drôle.

Une chose est certaine, Alexandre Barrette sait se faire aimer de son public. Il n’y a qu’à regarder les messages d’amour et d’encouragements publiés avant et après chaque spectacle, sur le Facebook de l’humoriste. En bref, ce spectacle est un bon départ pour l’humoriste, mais il est clair qu’il devra peaufiner le tout s’il désire poursuivre sa carrière dans ce domaine.

 

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« Je ne suis pas une humoriste, je suis Dorice ! »


Née au Saguenay sous le nom de Dorise Simard, l’humoriste Dorice Simon a changé son nom quand elle s’est installée à Montréal. Drôle dès l’enfance, elle sait s’y prendre pour faire rire le public québécois et français. Rencontrée à la Brulerie St-Denis, un petit café sympathique sur la rue Laurier à Montréal, elle révèle son parcours unique d’humoriste.

Femme aux multiples talents, elle a trouvé une façon unique de se démarquer dans un monde où la compétition règne. Elle le dit elle-même : « Je ne suis pas une humoriste, je suis Dorice ! » Dorice a suivi un cheminement particulier. Elle a d’abord étudié en musique et détient un baccalauréat en flûte traversière. Artiste dans l’âme, les arts l’ont toujours attirée, que ce soit la musique, le théâtre ou l’humour.  

Alors qu’elle voulait aller en théâtre après son bac, un professeur lui a dit que sa place était à l’école de l’humour. Elle n’était pas une comédienne, mais bien une raconteuse. Elle y est entrée, et a ensuite gagné le prix coup de cœur d’un diffuseur. Elle a eut la chance de faire 40 spectacles en région, mais l’ampleur de l’entreprise l’a fait reculer. « J’ai eu la chienne », lance-t-elle.

Elle avait besoin d’encadrement pour réussir. Cet encadrement, elle l’a trouvé avec l’équipe de PCL St-André, l’agence qui s’occupe d’elle. Après avoir présenté son spectacle « Dorice Simon… c’est des choses qui arrivent », à 23 reprises à travers le Québec, elle se sent maintenant beaucoup plus à l’aise sur scène.

Avant-dernière d’une famille de sept enfants, Dorice Simon sait voir les choses en face. « Ce n’est pas facile de nos jours de percer en humour, et encore moins en tant que fille », dit-elle. Selon elle, les gens veulent toujours le même type d’humour, mais ce n’est pas ce qu’elle offre.  « Il y a beaucoup de n’importe quoi dans l’humour, c’est comme du fast food. » Elle, elle préfère les spectacles avec de l’humanisme et de l’émotion. « C’est ce que je veux que les gens retiennent quand ils viennent voir mes spectacles », mentionne-t-elle.

Sa source d’inspiration principale est certainement son entourage et ses expériences personnelles.  Un soir, un de ses bons amis est venu chez elle et a vu la tonne de livres dans sa bibliothèque, qui semblait ne pas avoir bougée depuis la dernière fois qu’il l’avait visitée. Il lui a lancé : « Coup donc Dorice, t’es lis-tu tes livres ? », raconte-t-elle. À partir de cette remarque, elle a écrit un numéro complet d’humour. « Il faut toujours être à l’affut des moindres petits détails quand on est humoriste, dit-elle, ça fait partie du métier ».

 Au fil des années, Dorice Simon a appris à se connaître, à s’enlever de la pression, et à avoir confiance en elle.

L’auteure, Yogane Lacombe, est étudiante en Journalisme et communications au Cégep de Saint-Jérôme.

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Stéphane Poirier, humoriste au drôle de parcours


– Photo Stéphane Poirier-Groupe officiel-

Stéphane Poirier, humoriste depuis huit ans, pratique maintenant son métier à temps plein. L’humoriste, originaire de  Saint-Jérôme, écrit tous les jours ses sketchs et gags, pour lui et d’autres artistes. Son humour vivant et énergique est similaire à celui de Louis-José Houde, mais avec un mélange de sa propre personnalité.

Malgré son dynamisme sur scène, dans la vie l’humoriste est un homme plutôt calme et posé. Sa passion pour l’humour lui est venue lors d’un spectacle d’humour de Patrick Huard. C’est ce qui lui a donné le goût de faire ses propres «stand-up shows».

Son parcours d’humoriste débute à 17 ans par une session au cégep Lionel Groulx, dans le programme théâtral. À 23 ans, il étudie à l’école Nationale de l’humour,  école qui donne une formation professionnelle aux humoristes, auteurs-interprètes.

Depuis, Stéphane Poirier a entrepris plusieurs projets et spectacles.  Il a performé sur scène au Gala juste pour rire, en 2004, pour la première fois. Il a aussi fait une tournée intitulée A à Z, avec seulement 3 personnes : son gérant, son technicien et lui-même.

Aussi, Stéphane Poirier a animé, en 2005, le Festival de l’humour de l’Abitibi, un festival où les grands humoristes, comme Martin Matte et Louis-José Houde, performent. Grâce à cette opportunité d’avoir animé un tel spectacle, il a réussi à se faire découvrir davantage. Il avait bien performé et la foule l’avait bien apprécié. Le public lui a rendu hommage avec son mouvement de « la tape sur une fesse », un gag physique qui a marqué les spectateurs. Par la suite, il a animé des spectacles d’humours au Vieux Shack à Saint-Jérôme, à Drummonville et à Montréal.

Durant sa carrière, il a été en nomination au Gala des Olivier en 2005 et en 2010, pour la découverte de l’année. « La route est encore longue », dit-il espérant bien gagner un jour.

Il a aussi continué à performer au festival du Gala juste pour rire. La préparation d’un sketch exige beaucoup de travail, explique-t-il : « Pour atteindre une belle prestation d’humour de 7 minutes, cela peut prendre jusqu’à 1 an. »  C’est un métier qui demande beaucoup de temps et de patience. Pour savoir si les gags qu’il écrit sont pertinents et drôles, il les performent devant un public dans des bars, afin de voir s’il doit améliorer ses sketchs.

Stéphane Poirier a également vécu quelques expériences comme comédien à la télé dans l’émission Casse-croûte chez Albert, diffusée au Canal-D. Son premier rôle professionnel a été dans l’émission Vrak la vie, à Vrak TV.

Maintenant, il participe à un nouveau spectacle d’humour : Le Comique Club. Durant la première heure, Dominique et Martin, présentent du nouveau matériel. La seconde heure est consacrée aux humoristes de la relève, dont Stéphane Poirier, Billy Tellier et Guillaume Wagner, qui à leur tour vont performer. Les billets sont déjà en vente avec le diffuseur En scène.

Auteure: Pénélope Cyr

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La politique parodiée!


(Critique du cahier Les jeunes et la politique)

Le spectacle des Parlementeries en était à sa sixième édition en octobre dernier. Il se veut une parodie de l’Assemblée nationale à Québec. Cette année, il met en vedette beaucoup plus de comédiens qu’à l’habitude (Luc Picard, Marcel Leboeuf, Diane Lavallée, Pauline Martin, Luc Guérin, Martin Drainville, André Robitaille) laissant moins de place aux humoristes (Laurent Paquin, Les Denis Drolet et Billy Tellier). On aurait cru que ce mélange aurait pu occasionner des ruptures radicales de tons, mais, bien qu’elles aient été présentes, ce n’est pas ce qui a nui à la représentation.

C’est à Luc Picard que revenait le rôle du premier ministre du Parti Présentement au Pouvoir (PPP), et à Laurent Paquin celui du chef du Parti Vraiment Québécois (PVQ). Les deux sont excellents dans leurs rôles respectifs, mélangeant humour cru, insultes personnelles et répliques assassines. Luc Picard incarne un premier ministre arrogant et au-dessus de tout. On se demande bien où il a pris son inspiration… Laurent Paquin est de loin le point fort du spectacle. Il est celui qui est le plus à l’aise dans son rôle et réussit à nous faire rire efficacement grâce à son type d’humour qui s’accorde bien avec le style du spectacle.

Je suis, par contre, moins certaine de la performance des Denis Drolet, qui représentaient le Bloc Brun. Je trouve que leur performance détonne avec le reste du spectacle et que leur présence n’est pas vraiment justifiée. Leur manière de faire rigoler les gens qui tient plus de la légèreté et de l’absurde n’a pas vraiment sa place dans une représentation du genre. Lorsqu’ils se mettent à parler en même temps, je trouve cela ridicule, ce n’est pas très approprié.

Billy Tellier représentant de l’aile jeunesse du parti de l’opposition est parfait dans son rôle. Il montre bien cette attitude plus branchée et techno dans ses discours. Ses solutions pour intéresser les jeunes à la politique sont littéralement tordantes. Par exemple, son idée d’inscrire les politiciens sur Facebook pour vérifier lequel est le plus populaire est amusante.

L’ensemble, pour moi, est malheureusement un peu trop long. Presque deux heures de débats et d’échanges sur la politique, cela devient un peu gazant à la longue, lorsque la politique n’est pas vraiment « notre tasse de thé ». La mise en scène un peu statique n’aide pas non plus à donner du dynamisme à la représentation.

On souhaite que la prochaine édition soit plus mordante. Peut-être que la participation d’humoristes mieux qualifiés en la matière, comme Guy Nantel, pourrait raviver l’esprit vif qui s’est un peu estompé des Parlementeries, ces dernières années. Pour les jeunes qui ne s’intéressent que très peu à la politique, le mélange avec l’humour est un premier pas vers celle-ci. Peut-être même que cela pourrait les mener à se soucier un peu plus des problèmes sociaux et des enjeux politiques qui sont présentés dans le spectacle.

Le DVD des Parlementeries est disponible depuis décembre en magasin.

Titre : Les Parlementeries (2010)
Date de parution : décembre 2010
Langue : Français
Éditeur : TVA FILMS
Collection : DVD QUÉBÉCOIS

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En Scène, répertoire de nos critiques du mois de mars


Cliquez ici pour lire la critique du spectacle de Daniel Lemire: Daniel dans la mire!

Cliquez ici pour lire la critique du spectacle d’Amylie: L’envoûtante Amylie!

Cliquez ici pour lire la critique de la pièce de théâtre Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges: Lorsque la soumission n’en peut plus d’être dominée…

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