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Les étudiants des Laurentides font valoir leur mécontentement


Le mouvement étudiant dans les Laurentides tient à ce que le gouvernement Charest sache que la hausse des droits de scolarité suscite du mécontentement aussi dans leur région, pas seulement à Montréal.  Comme les grandes manifestations sont presque toutes organisées à Montréal, les associations étudiantes des Laurentides ont manifesté à Mont-Laurier, le 20 mars, et à Saint-Jérôme, le 12 mars dernier.

Photo: Chloé Gilbert

Lors de manifestation à Saint-Jérôme, les étudiants des trois campus du Cégep (Saint-Jérôme, Mont-Laurier, Tremblant) s’étaient réunis pour bien souligner le caractère régional de cette manifestation importante. De plus, ils étaient rejoints d’autres étudiants des Cégeps de Lionel-Groulx et de l’Assomption. La manifestation s’est très bien déroulée. L’ambiance était festive, des slogans, dénonçant la hausse prévue par le gouvernement du Québec, étaient scandés sans arrêt. Par exemple on pouvait entendre : « un peuple instruit, jamais ne sera vaincu », « so-so-so-sauvons l’éducation ».

Environ 250 personnes étaient présentes. Ce nombre est faible comparativement au nombre d’élèves inscrits dans les cégeps. Le taux de participation aurait pu être plus élevé, puisque le transport en autobus était offert. Cependant, le message est passé d’une façon calme et respectueuse.

Steven Labrecque, président de L’AGES, s’est dit très satisfait de la manière dont la manifestation s’est déroulée. « L’ambiance est festive, tout se déroule dans le calme et le respect», a précisé le président. Il a terminé en affirmant haut et fort que ce n’est qu’un début et qu’il faut continuer le combat.

Une présence policière élevée

Partout où le groupe de manifestant marchait, une dizaine de policiers suivaient ainsi que des véhicules fantômes et des auto-patrouilles. Il y avait même des policiers antiémeutes sur le terrain. Ils se sont déployés lorsque le groupe de manifestant s’est arrêté au 55 rue Castonguay. Ils sont entrés à l’intérieur afin de protéger le bâtiment, mais aucun écart de conduite ne s’est produit. Le déploiement d’autant de policiers et des policiers antiémeutes n’était assurément pas nécessaire.

En sommes, les étudiants des Laurentides ont fait valoir leur point de vue d’une façon exemplaire et ont démontré qu’il était possible de tenir une manifestation régionale avec civisme.

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Manifestation nationale: les étudiants du Québec se réuniront à Montréal


(Photo Étienne Lagueux-Barthe) Alors que plus de 175 000 étudiants sont en grève pour témoigner leur désaccord contre la hausse des droits de scolarité, une grande manifestation nationale se concrétisera à Montréal le 22 mars. L’ensemble des organisations étudiantes, tant la Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), que la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), appellent les étudiants à marcher dans les rues pour dénoncer la hausse de 1625 $ des droits de scolarité.

Pas seulement les étudiants

Après plusieurs semaines de grève générale illimitée étudiante et devant l’inaction du gouvernement libéral de Jean Charest, des dizaines de milliers d’étudiants et d’étudiantes mécontents, descendront dans les rues afin de crier leur colère face à l’injustice que constitue la hausse des droits de scolarité. De plus, ce ne sont pas seulement les étudiants qui viendront manifester mais aussi des parents et des citoyens qui souhaitent pouvoir continuer à envoyer leurs enfants et leurs petits-enfants à l’université. D’autres souhaiteront exercer leur liberté d’expression par simple solidarité. L’éducation est un droit, et les barrières à son accès doivent être éliminées.

Pour ce grand rassemblement, les mouvements étudiants ont décidé de dévoiler au grand public le trajet prévu à parcourir. Se rassemblant d’abord à l’Université Concordia, les étudiants débuteront la manifestation à la Place du Canada. Ils monteront la rue Metcalfe jusqu’à Sherbrooke, pour se diriger par la suite vers l’Université McGill. Ils descendront ensuite Jeanne-Mance jusqu’à René-Lévesque pour se rendre à la rue St-Laurent qu’ils remonteront. Arrivée à la rue Roy, ils se dirigeront jusqu’à Berri qu’elles descendront jusqu’au Vieux-Port.

Les mouvements étudiants s’attendent à ce que ce rassemblement du 22 mars réunisse plus que 266 000 étudiants soit près d’un sur deux, alors venez en grand nombre !

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Le silence du gouvernement ne peut être profitable


Le manque de communication du gouvernement Charest envers les étudiants nuit grandement à tous les partis : les étudiants sont mécontents et ils manifestent. Au lieu de chercher à comprendre pour trouver des solutions, le gouvernement libéral banalise et discrédite le mouvement étudiant.

Pièce importante sur l’échiquier, Line Beauchamp en est l’exemple flagrant. Son dernier commentaire fut que « la principale perturbation va être vécue dans la vie personnelle de l’étudiant qui choisit de boycotter ses cours. On ne peut pas boycotter ses cours et avoir son diplôme à la date prévue comme si [on]  avait  assisté  à [ses] cours. »

Le véritable enjeu est l’abolition de la hausse de 1625$

Les étudiants se battent avant tout contre la hausse des droits de scolarité. Le fait est que les étudiants n’ont pas choisi d’être en grève par plaisir Mme Beauchamp; ils savent qu’à la reprise des cours, ils devront prendre les bouchées doubles pour rattraper le retard.  Lorsque que vos seuls propos sont que les étudiants se pénalisent eux-mêmes, en faisant la grève, vous tentez de détourner l’attention des véritables enjeux de la hausse.

Les étudiants, eux, questionnent la nécessité d’une hausse par rapport aux réels besoins des universités. Mme Beauchamp, la grève générale illimitée représente beaucoup plus que les conséquences sur le plan individuel, qui ne sont aucunement l’enjeu central. La véritable conséquence de cette grève sera le recul ou non du gouvernement.

Ni la charge de travail d’après grève, ni le prolongement de la session ne devraient retenir votre attention. Ces deux enjeux sont secondaires, et ils semblent d’ailleurs peser plus dans votre balance que dans celle des étudiants.

Une image injuste des étudiants

On décrit les étudiants comme des jeunes qui ne sont pas impliqués, de plus en plus individualistes, et qui ne veulent pas faire leur juste part. Mais ce mouvement étudiant, qui touche l’ensemble de la province, est la preuve que ces affirmations sont fausses.                   

Unis par un objectif commun, ces étudiants marchent à l’encontre du gouvernement, à l’encontre du pouvoir. L’implication existe chez les étudiants, il n’y a qu’à regarder le taux de participation record au vote de grève étudiante du Cégep de Saint-Jérôme, ou encore aux milliers d’étudiants qui manifestent en grandes pompes partout au Québec. En ce moment, 180 000 étudiants ont rejoint le mouvement contre la hausse.

Les étudiants diplômés s’impliqueront dans leur communauté en offrant un service à celle-ci, et c’est de cette implication que l’on devrait tenir compte.

Ce n’est pas la démocratie d’aller à l’opposé d’une génération entière, en droit de choisir ce qui est le mieux pour elle.  Et ce n’est pas la démocratie d’ignorer en silence les demandes de discussions des associations étudiantes, ainsi que les avis émis par les experts comme l’IRIS.

Les étudiants veulent être écoutés, cela devrait être pris en considération. Expliquons-nous honnêtement. M. Charest, arrêtez de dire « ne vous en faites pas, ça va passer », car le mouvement étudiant est loin de s’essouffler.

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Le printemps des étudiants


M. Gilles Robert et des étudiants (photographie de Camille Lafontaine)

Après le printemps arabe, sommes-nous entrés dans le printemps des étudiants québécois ?

La comparaison est excessive, n’empêche que le chiffre d’étudiants en grève afin de protester contre la hausse des droits de scolarité ne cesse de grimper. Cette semaine, le cap des 175 000 grévistes devrait être atteint.

En ce printanier lundi, 12 mars, avait lieu une manifestation régionale dans les rues jérômiennes. Des étudiants des cégeps de Saint-Jérôme, Mont-Laurier, Lionel-Groulx, l’Assomption et Édouard-Montpetit s’étaient unis afin de montrer leur mécontentement. D’après l’association générale étudiante de Saint-Jérôme (AGES), près de 250 personnes étaient présentes. L’objectif de cette manifestation d’environ deux heures était de montrer au gouvernement du Québec que les étudiants sont mobilisés, et ce, même en région.

Afin de faire passer leur message, les étudiants ont utilisé des mégaphones, des banderoles, des drapeaux et des tambours.

Les récentes controverses au sujet de la brutalité policière étaient évidemment encore présentes dans les esprits. Sur les lieux pour l’occasion, la brigade de policiers a assuré la sécurité des manifestants et des automobilistes. Un barrage policier avait été mis en place sur la rue De Martigny, artère principale du centre-ville, mais les policiers n’ont pas tardé à libérer la voie en raison des difficultés de circulation engendrées par les manifestants. « Si la police nous suit, c’est qu’elle nous appuie », scandaient de manière un peu dérisoire les cégépiens.

Les étudiants ont ensuite marché jusqu’au bureau du député Gilles Robert (PQ), qui s’est vu offrir un carré rouge, symbole de solidarité avec les luttes étudiantes.  Un étudiant averti lui a fait remarquer que son propre parti avait tenté d’augmenter les droits de scolarité en 1996. Un peu plus tôt lundi matin, Monsieur Robert avait reçu les porte-parole de la manifestation contre la brutalité policière, qui s’est déroulée le 9 mars, à Saint-Jérôme. Lors de cette rencontre matinale, il s’est dit prêt à porter leur message à l’Assemblée nationale. Il s’est également prononcé contre la hausse des droits de scolarité qui est, selon lui, une mesure antisociale.

 

Photographie de Camille Lafontaine

La marche de l’après-midi s’est conclue par des discours d’étudiants et de riverains appuyant ce mouvement de grève.

Le discours de la ministre de l’Éducation, Mme Line Beauchamp, reste inchangé, mais les étudiants demeurent confiants et comptent bien accentuer la pression sur le gouvernement Charest.

Les étudiants espèrent bien attirer d’autres partisans lors des prochaines grandes manifestations à venir. Notez notamment que le 19 mars aura lieu, à Québec, une manifestation des  « Profs contre la hausse », Les funérailles de l’accessibilité aux études supérieures, sans oublier le grand rendez-vous « Ensemble, on marche contre la hausse » qui se déroulera le 22 mars à la Place du Canada, à Montréal.

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1625$ de hausse, ça ne passe pas !


Le gouvernement Charest a annoncé une hausse des droits de scolarité lors du dépôt du budget du Québec 2011. La facture pour une année scolarité à l’université augmentera de 1625$, soit une hausse de 325$ par année, pendant 5 ans à partir de 2012. En haussant les droits de scolarité, le gouvernement hypothèque l’avenir de toute une génération d’étudiants du Québec.

La nouvelle hausse portera la note totale à près de 4700 $ par année (frais de scolarité, frais complémentaires et matériel scolaire), en 2016, selon la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).  Jamais les étudiants universitaires québécois n’auront payé autant pour une année d’université. C’est tout simplement inacceptable!

Rappelons que les étudiants ont déjà encaissé une hausse de 500 $ depuis 2007.  Ainsi, depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Charest, aura plus que doublé les droits de scolarité, selon la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Réduction de l’accessibilité à l’université

Le gouvernement prétend que l’accessibilité aux études universitaires ne sera pas affectée, en améliorant la gestion actuelle de prêts et bourses, pris à même la hausse des droits de scolarité. Cependant, la Table de Concertation Étudiante du Québec (TaCEQ) oppose au gouvernement que toute augmentation des droits de scolarité empêche plusieurs milliers des personnes d’accéder à l’université, selon une recherche effectuée récemment pour le ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS).

Ce ne sont plus les étudiants les plus talentueux qui se retrouveront dans certains programmes à l’université, mais bien ceux qui auront assez d’argent pour payer de dispendieux droits de scolarité. Même si un généreux programme de bourses d’excellence est instauré dans les établissements, un message sera néanmoins transmis dans la population : il faut être riche pour s’inscrire à l’université, pour faire un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat. Le talent et la persévérance ne suffisent plus.

Toute entrave à l’accès aux études supérieures mérite d’être contestée. C’est une question de justice sociale,  non de gros sous. C’est pour cette raison, que le 29 février prochain, tous les élèves du Cégep de Saint-Jérôme sont invités à se prononcer sur un mandat de grève générale illimitée pour la session d’hiver 2012.

Peut-être réussirons-nous à faire valoir notre désaccord, encore une fois, comme à la manifestation historique de 2005, où plus de 80 000 jeunes se sont réunis et ont réussi à faire reculer le gouvernement!

Pour ou contre la grève générale illimitée? L’important est d’aller voter, le mercredi 29 février à 12h au gymnase du Cégep de Saint-Jérôme.

Tableau de la hausse des droits de scolarité pour une année de baccalauréat

2011: Coût moyen d’une année au baccalauréat 3000$ Année Hausse des droits Coût d’un an au bac
2012 + 325$ 3325$
2013 + 650$ 3650$
2014 + 975$ 3975$
2015 + 1300$ 4300$
2016 + 1625$ 4625$

 

Tableau du coût actuel d’un bac comparé au coût en 2016

Coût d’un bac  en 2011 Coût d’un bac à compter de 2016
Année 1 3000$ Année 1 4625$
Année 2 3000$ Année 2 4625$
Année 3 3000$ Année 3 4625$
Total 9000$ Total 13 875$
Hausse du coût d’un bac   4875$

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Pour la grève, pour une revendication efficace


Les étudiants du Cégep de Saint-Jérôme vont bientôt savoir si, eux aussi, ils participeront au mouvement de grève étudiante engendré au cours des dernières semaines. Le 29 février, tous sont encouragés à aller voter. Toutefois, il faut se poser la question suivante : est-ce que la hausse des droits de scolarité de 1625$ par année, échelonnée sur 5 ans, est acceptable?

En optant pour la grève illimitée, les étudiants démontrent qu’ils ont le pouvoir de changer les choses, mais surtout,  qu’ils sont prêts à défendre les valeurs auxquelles ils tiennent. Par le passé, sept grèves illimitées sur huit ont fait reculer le gouvernement, selon l’Association étudiante du Cégep, (AGES). Cette méthode a donc fait ses preuves.

Il faut comprendre que la grève illimitée est le dernier recours des étudiants pour empêcher la hausse des droits de scolarité. Le 10 novembre dernier, les étudiants ont voté en faveur d’une journée de grève.  Celle-ci n’ayant pas donné des résultats concluants, il est logique d’envisager d’autres options. Une grève illimitée est certes une solution plus drastique, mais elle peut s’avérer une méthode plus concluante.

Selon un courriel de la direction du Cégep de Saint-Jérôme, les jours de grève perdus pourraient être repris plus tard dans la session, y compris pendant les soirées. Ainsi, les étudiants pourront terminer leur session. Ce n’est que la date de la fin des classes qui changera.

Un célèbre syndicaliste québécois du nom de Michel Chartrand disait ceci à propos des grèves en général : «Le bien collectif passe parfois par une légère perte du bien individuel.» Parfois, il faut penser à nous en tant que société et se mobiliser pour défendre des principes. La grève illimitée est un parfait exemple de mobilisation collective.

Pour ou contre la grève générale illimitée? L’important est d’aller voter, le mercredi 29 février à 12h au gymnase du Cégep de Saint-Jérôme.

Tableau de la hausse des droits de scolarité pour une année de baccalauréat

2011 : Coût d’un an au bac3000$ Année Hausse des droits Coût d’un an au bac
2012 + 325$ 3325$
2013 + 650$ 3650$
2014 + 975$ 3975$
2015 + 1300$ 4300$
2016 + 1625$ 4625$

 

Tableau du coût actuel d’un bac comparé au coût en 2016

Coût d’un bac  en 2011 Coût d’un bac à compter de 2016
Année 1 3000$ Année 1 4625$
Année 2 3000$ Année 2 4625$
Année 3 3000$ Année 3 4625$
Total 9000$ Total 13 875$
Hausse du coût d’un bac   4875$

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Assurément pour la grève


Déjà plus de 35 000 étudiants sont en grève générale illimitée, et ce chiffre devrait augmenter d’ici les prochaines semaines. Les étudiants doivent protester contre la hausse des droits de scolarité imposée par le gouvernement Charest. On parle ici d’une hausse de 1625$ au bout de cinq ans, soit une augmentation de 325$ par année à partir de l’automne 2012, et ce, jusqu’en 2016. Ce qui veut dire qu’un étudiant qui débourse présentement 2 900$ pour une année universitaire, devra payer 4 525$ en 2016. Ce n’est pas rien, cette augmentation représente une hausse de 75% des frais échelonné sur quatre ans. Sans oublier que cette hausse s’ajoute à celle de 500$ depuis 2007.

Oui à une grève générale illimitée
Une grève générale illimitée est un moyen de pression pour faire reculer la décision de hausser les droits de scolarité. Cette action est reconnue comme un moyen d’action efficace pour contrer le gouvernement. D’ailleurs, dans les années précédentes, sur huit grèves générales illimitées, sept ont mené à des conclusions satisfaisantes. Bien sûr, il est inévitable que la session des collégiens et des universitaires soit prolongée. Par contre, il faut aussi savoir qu’il est impossible qu’elle soit annulée.

Oui pour protéger l’accès aux services publics
Les services publics sont des activités exercées par l’État ayant pour but de satisfaire un besoin d’intérêt public. Ils sont conçus pour que chacun y ait accès. Une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) démontre que les personnes ayant un revenu faible sont privées des services qu’ils ont besoin lorsque ceux-ci deviennent tarifiés. L’augmentation des frais de scolarité viendra donc restreindre l’accès à l’université à de nombreux étudiants.

Oui pour l’éducation au plus grand nombre.
La hausse des droits de scolarité empêcherait plusieurs élèves d’accéder aux études de leur choix. Les moins fortunés se verront limiter leur choix d’études et de carrière en raison de la hausse. Le revenu deviendra encore plus l’outil pour déterminer le niveau de scolarité des étudiants. L’éducation ne devrait pas devenir un privilège pour les riches, mais rester un droit pour tous et toutes.

Pour ou contre la grève générale illimitée? L’important est d’aller voter, le mercredi 29 février à 12h au gymnase du Cégep de Saint-Jérôme.

Tableau de la hausse des droits de scolarité pour une année de baccalauréat

2011 : Coût d’un an au bac

3000$

 

Année Hausse des droits Coût d’un an au bac
2012 + 325$ 3325$
2013 + 650$ 3650$
2014 + 975$ 3975$
2015 + 1300$ 4300$
2016 + 1625$ 4625$

 

Tableau du coût actuel d’un bac comparé au coût en 2016

Coût d’un bac  en 2011 Coût d’un bac à compter de 2016
Année 1 3000$ Année 1 4625$
Année 2 3000$ Année 2 4625$
Année 3 3000$ Année 3 4625$
Total 9000$ Total 13 875$
Hausse du coût d’un bac   4875$

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Une hausse s’impose


La valeur de l’éducation au Québec est le sujet d’un grand débat cette année. En date du 22 février, 35 000 étudiants de plusieurs universités et cégeps se sont ralliés contre la hausse des doits de scolarité de 1625$ sur 5 ans, ou le feront dans les semaines à venir. Pourtant, pendant que plusieurs se plaignent que les études supérieures devraient être plus accessibles, d’autres reconnaissent la hausse des droits pour financer les universités comme étant une réalité inévitable dans un marché économique comme le nôtre.

Malgré la hausse, l’éducation au Québec restera la moins dispendieuse par année, soit 2900$ en moyenne, alors que le reste du Canada en est à 4000$. À cela, d’autres répondront que l’université reste moins chère ailleurs dans le monde qu’au Québec. C’est oublier que ce sont les tous payeurs de taxes qui assument une large part des coûts des études universitaires.

En effet, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) affirme que la moyenne des coûts pour l’accès à l’université se situe juste en dessous de 2000$ dans 23 pays. Toutefois, cette donnée est biaisée, puisque cinq pays offrent un accès gratuit à ces établissements, dont la Finlande, La Norvège, le Danemark, la Suisse et l’Islande. Conséquence? Ces pays comptent les plus hauts taux de taxes dans le monde. Les étudiants du Québec n’ont, apparemment, aucun problème à remettre le coût de leurs études supérieures entre les mains des gens qui paient des taxes, dont la plupart n’iront jamais à l’université.

Aux États-Unis, les étudiants croulent sous les dettes d’emprunts bancaires, car les études coûtent beaucoup plus cher là-bas qu’au Canada, alors qu’au Québec les études universitaires sont en moyenne de 9000$ pour un baccalauréat de 3 ans. Il est donc facile de rembourser une telle dette assez rapidement.

La valeur de notre éducation dicte la valeur qu’on lui donne en tant que société. Les nations qui offrent un accès gratuit aux études universitaires ont aussi des taux de taxation qui vont jusqu’à 70%. Si un taux aussi élevé est envisageable pour les résidents du Québec, alors les droits de scolarité peuvent rester tel quel, mais dans un cas contraire, une hausse s’impose.

Pour ou contre la grève générale illimitée? L’important est d’aller voter, le mercredi 29 février à 12h au gymnase du Cégep de Saint-Jérôme.

Tableau de la hausse des droits de scolarité pour une année de baccalauréat

2011 : Coût d’une année au bac

3000$

 

Année Hausse des droits Coût d’un an au bac
2012 + 325$ 3325$
2013 + 650$ 3650$
2014 + 975$ 3975$
2015 + 1300$ 4300$
2016 + 1625$ 4625$

 Tableau du coût actuel d’un bac comparé au coût en 2016

Coût d’un bac  en 2011 Coût d’un bac à compter de 2016
Année 1 3000$ Année 1 4625$
Année 2 3000$ Année 2 4625$
Année 3 3000$ Année 3 4625$
Total 9000$ Total 13 875$
Hausse du coût d’un bac   4875$

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Grève étudiante, les cégépiens appelés aux urnes


Y aura-t-il grève étudiante jeudi le 10 novembre?  C’est ce que devrait déterminer un référendum tenu, du 1er au 3 novembre prochain, par l’Association Générale étudiante du Cégep de Saint-Jérôme (AGES). Les cégépiens sont appelés à se prononcer pour ou contre une journée de grève jeudi le 10 novembre.

En effet, lors de l’assemblée générale de l’AGES, le 26 octobre dernier, les étudiants présents ont décidé à l’unanimité la tenue d’un référendum sur une journée de mobilisation. Pour exercer leur droit démocratique, chacun  devra impérativement présenter sa carte d’étudiant aux kiosques dressés dans l’Agora de 10h à 18h. Les résultats du scrutin seront connus le 3 novembre en soirée.

Pour l’AGES, l’enjeu d’une journée de grève le 10 novembre, si elle a lieu, est notamment de permettre aux élèves de participer à la mobilisation majeure prévue à Montréal à 14h à la Place Émilie-Gamelin. Transport et logistique seront  mis en œuvre afin de permettre aux étudiants de converger vers la mobilisation. Les membres de l’éxécutif de l’AGES  affirment « être fins prêts à l’action ».

Aussi, un pamphlet de l’AGES intitulé Ensemble, bloquons la hausse, soutient que 21 000 universitaires et cégépiens,  à travers le Québec, ont choisi ce moyen de pression afin de protester contre les hausses des droits de scolarité du gouvernement Charest. Selon l’AGES, ces hausses menacent l’avenir de l’éducation au Québec. L’association étudiante invite donc les élèves à refuser de s’endetter davantage, en rejetant les hausses des droits de scolarité, envisagée par le gouvernement du Québec. « 4700$, c’est le montant total annuel minimal qu’il faudra débourser pour fréquenter l’université dans 5 ans. Une augmentation de 75% par rapport au montant d’aujourd’hui, qui s’ajoute à l’augmentation de 500$ annoncée en 2007. Au final, en 10 ans, les frais auront plus que doublé », explique le pamphlet.

Il reste à voir dans quelle mesure la communauté étudiante du cégep ira exercer son droite de vote du 1er au 3 novembre prochain.

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