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La grève, états d’âme et interrogations…


Photopraphe : Dominique Noiseux

Lorsque la grève a été annoncée au Cégep de Saint-Jérôme, à la fin février, certains étudiants étaient très heureux, d’autres étaient déçus. Je me rappelle quand cette annonce a été faite, lors de l’assemblée générale, mon cœur a cessé de battre, comme celui de nombreux étudiants. Dans leurs yeux, on pouvait voir toutes sortes d’émotions. On pouvait comprendre que certains d’entre eux, dont moi, étaient très angoissés de savoir que leur cheminement scolaire allait probablement être perturbé. Néanmoins, les mandats de grève devaient être, à ce moment, reconduits de façon hebdomadaire lors des assemblées générales afin d’avoir l’opinion actuelle de chaque étudiant.

À la suite du déclenchement de la grève, plusieurs évènements importants se sont enchaînés. Le 7 mars 2012, lorsqu’il y a eu présence encore une fois de brutalité policière, Francis Grenier, étudiant au Cégep de Saint-Jérôme, recevait en plein visage des éclats d’une grenade assourdissante lancée par un policier. Le jeune homme de 22 ans risquait de ne pas retrouver l’usage de son œil. C’est incroyable que les policiers soient intervenus de la sorte auprès d’étudiants qui ne faisaient qu’exercer leur liberté d’expression. Il ne faut pas oublier que les étudiants manifestaient pacifiquement, et que, quelques minutes avant l’accident, Francis était assis dans la rue et jouait de l’harmonica… Je ne dis pas que je suis contre le fait qu’il y ait de la sécurité lors des manifestations, mais il y a quand même des limites à traiter de jeunes étudiants avec autant de violence et de brutalité. L’histoire de Francis est un exemple de répression policière violente et non justifiée, et nous avons pu en observer d’autres au cours des derniers mois, telles l’émeute du 4 mai à Victoriaville ou la répression du 14 mai lors des injonctions à Lionel-Groulx.

Après cet évènement, on pouvait assister, le 22 mars 2012, à la première et grande manifestation, qui s’opposait à la hausse des droits de scolarité, déclenchée par le gouvernement de Jean Charest. 200 000 étudiants, professeurs et citoyens marchaient dans les rues de Montréal afin de dénoncer la décision du gouvernement. Cela a d’ailleurs surpris plusieurs personnes qui croyaient que les étudiants ne respecteraient pas leurs paroles. C’est d’ailleurs après cette manifestation que la majorité des associations étudiantes ont voté pour une grève générale illimitée jusqu’à ce qu’elles aient une offre valable du gouvernement. À ce moment précis, j’avais compris qu’on ne retournerait pas suivre nos cours de sitôt.

Dans la période du 27 mars au 23 avril 2012, 132 000 étudiants sont donc retournés sur les bancs d’école, à la suite des décisions prises par les étudiants, lors du vote concernant la grève générale illimitée. Je vous rappelle que personne ne pouvait connaitre la durée de la grève puisqu’elle allait être illimitée. Ce vote était l’un des plus importants. Comparativement au premier vote de grève de l’année, on a pu remarquer que la présence des élèves lors des assemblées générales avait énormément chutée. J’ai trouvé ça anormal qu’au Cégep de Saint-Jérôme, plus de la moitié des élèves n’aient pas pris la peine d’aller voter. Cependant, beaucoup d’entre eux réussissaient tout de même à critiquer le fait que leur cégep était encore en grève et que leur session était perturbée par les grévistes.

Malgré l’offre du 27 avril, où Jean Charest avait proposé d’étaler la hausse sur 7 ans et de passer à une hausse de 255 $ par année au lieu de 325 $. La majorité des associations étudiantes ont rejeté l’offre et décidé majoritairement de continuer la grève. L’offre a été perçue comme étant une insulte et a déclenché 25 manifestations nocturnes consécutives dans le but de se révolter à la suite de cette offre ridicule. Des étudiants masqués, déguisés et cagoulés défilaient encore une fois dans les rues de Montréal. C’est d’ailleurs à la suite de ces 25 manifestations nocturnes qu’un nouveau règlement municipal a été  instauré et que le port des masques lors des manifestations a désormais été interdit.

Il ne faut pas oublier que le 18 mai 2012, le gouvernement a adopté le projet de loi 78, « une loi qui permet aux étudiants de pouvoir recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent » qui est devenu ainsi la loi 12. Cette loi a suspendu les injonctions que certains étudiants avaient obtenues dans l’intention de pouvoir retourner suivre leurs cours, mais également, elle a suspendu les sessions affectées par la grève jusqu’à la mi-août. Bien que j’étais contre cette loi, le fait de savoir que ma session ne serait pas annulée, mais bien suspendue, m’a enlevé beaucoup de stress. De plus, cette loi limitait les manifestations spontanées pour des groupes de 50 personnes et plus. Si cette loi n’était pas respectée, de lourdes amendes pour les associations étudiantes et syndicales auraient été données.  Pourquoi empêcher les étudiant d’exprimer leur pensées et de prendre position? Cette loi était totalement ridicule…

La majorité des étudiants sont retournés à l’école depuis la mi-août et une trêve de grève a été lancée dans les cégeps concernés jusqu’aux élections du 4 septembre. Est-ce que les avantages obtenus par cette grève sont plus importants que les sacrifices engendrés ? Les sacrifices faits par les étudiants ont tout de même permis à la population de se réveiller et de se mobiliser afin de prendre davantage sa place dans la société. De plus, cette grève est la plus importante grève étudiante de l’histoire du Québec, mais c’est tout de même grâce à la détermination des manifestants qu’il y a eu renversement du gouvernement. Étant donné la victoire de Pauline Marois aux élections provinciales et le départ du chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, nous pouvons dire que les étudiants qui étaient pour la grève ont gagné un combat puisque la hausse est à l’heure actuelle annulée, mais y aura-t-il indexation sous le gouvernement péquiste? Ce dossier reste à suivre.

 

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Où nous a conduit la grève étudiante?


Photographe: Noémie Thiffault

À la mi-août 2012, les cégeps et universités encore touchés par la grève étudiante étaient obligés de retourner en classe, à la suite d’une mesure de la loi bâillon (loi 12), déposée par le gouvernement sortant de Jean Charest, le 18 mai dernier. C’est ce qui a marqué la fin de la plus longue grève étudiante de l’histoire du Québec, qui a duré environ 6 mois. Cependant, qu’est-ce que les étudiants en ont tiré? Après une si longue lutte contre le gouvernement pour abolir la hausse des droits de scolarité, il convient de se demander s’ils ont atteint leur but ou s’ils ont fait tout ce chemin pour en revenir au statu quo.

Jusqu’aux élections du 4 septembre, certains se disaient que la grève étudiante était un échec, qu’elle s’était fait étouffer par un gouvernement qui n’avait aucune intention de faire des concessions. Est-ce qu’autant de citoyens auraient hurlé leur mécontentement dans les rues sans se faire entendre, sans avoir le moindre impact? Bien sûr que non! Peu importe nos convictions politiques, on ne peut nier les grands changements qu’a apportés le « printemps érable » à la société québécoise. Les associations étudiantes n’ont peut-être pas réussi à faire plier le gouvernement Charest, mais elles ont  détruit sa crédibilité auprès de beaucoup de citoyens. Son attitude bornée et méprisante envers les « carrés rouges », ainsi que la loi 12 (projet de loi 78), qui a été dénoncée, entre autres, par Amnistie internationale, lui ont sans aucun doute fait perdre de nombreux votes lors des élections.

Le 5 septembre, on a pu constater pleinement de la victoire des étudiants contre la hausse des droits de scolarité. Non seulement ils ont provoqué la défaite du gouvernement, qui les avait ignorés pendant six longs mois, et ils ont probablement joué un grand rôle également dans le retrait de Jean Charest de la vie politique, mais ils ont aussi vu la réalisation de leur but ultime. En effet, dès son entrée en fonction, Pauline Marois, la nouvelle première ministre du Québec, a annulé par décret la hausse des droits de scolarité (en attendant de faire un sommet sur cet enjeu) et la loi 12 n’a donc plus de raison d’être. Le fait que sa première action en accédant au pouvoir ait été d’annuler la hausse démontre que le nouveau gouvernement reconnait l’importance de ce problème. Après de longs mois de lutte acharnée, les étudiants ont finalement réussi à se faire entendre. Ils ont mis dehors un gouvernement qui ne leur convenait pas, et ils ont contribué à en élire un autre plus enclin à les écouter.

On entend souvent dire que les jeunes sont nombrilistes et ne se soucient pas de la politique. Ce printemps, ils ont démontré à ces gens qu’ils avaient tort. Qu’ils soient pour ou contre la hausse des droits de scolarité, verts ou rouges, les étudiants se sont levés pour exprimer leurs opinions. Ils ont fait comprendre à l’ensemble de la société québécoise qu’ils avaient un point de vue, et qu’ils étaient capables de le défendre. De plus, ils ont prouvé qu’ils étaient capables de se mêler de politique et de modeler un Québec à leur image. Le stéréotype de l’étudiant qui ne pense qu’à jouer à des jeux vidéo est mort. Le 22 mai 2012, selon la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), environ 250 000 personnes manifestaient dans les rues de Montréal. Ce n’est pas ce que j’appelle se vautrer dans notre petit confort et s’écraser devant la télé. La lutte étudiante a entrainé un incroyable brassage d’idées, une énorme mobilisation de la population. Les jeunes se sont levés pour montrer que ce n’était pas correct qu’on utilise l’argent des contribuables pour des niaiseries (financement du Plan nord au profit des grandes entreprises, route privée pour une mine de diamants, tableaux blancs interactifs dans les écoles primaires et secondaires, îlot voyageur… ), tout en leur demandant de faire « leur juste part ».

Bien que l’abolition de la hausse des droits de scolarité soit une immense victoire des associations étudiantes, je crois que c’est loin d’être la seule conséquence positive qu’ait eu la grève. Qu’on veuille l’admettre ou non, le printemps érable a ouvert les yeux de bien des gens sur les grands enjeux de notre société actuelle. Les étudiants ont attiré l’attention sur l’illusion de démocratie projetée par notre système politique et la gestion arbitraire de nos fonds publics aux profits des grandes entreprises et de l’élite économique. La lutte a dépassé la simple hausse des droits de scolarité, et elle s’est étendue à tout ce qui cloche dans notre société. La grève étudiante a permis à beaucoup de citoyens de se réveiller et de demander des comptes au gouvernement. Cependant, certains continuent à chialer que les étudiants les ont empêchés de se rendre au travail à temps avec leurs manifestations, et pestent parce que la grève monopolisait tout le temps d’antenne de leur téléjournal. Si cette crise n’a pas complètement réussi à sortir le peuple québécois du « confort et de l’indifférence », qu’est-ce que cela prendra pour y arriver?

 

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Une manifestation historique exemplaire


Le 22 mars 2012, les étudiants ne pouvaient espérer mieux pour leur grande manifestation nationale. Lors de ce plus grand rassemblement populaire de l’histoire de Montréal, les étudiants ont été appuyés par des professeurs, des parents et même des élèves du secondaire, sans oublier que la journée a été marqué par une chaleur presque surnaturelle. Pour cet immense appel à se faire entendre, ils ont été 200 000 à crier non à la hausse de 75% des droits de scolarité.

photo Anne-Chalotte D. Lopez

Vers midi, parmi la foule qui affluait, des élèves des écoles secondaires ont commencé à affluer à la Place du Canada. Un à un, les groupes étudiants étaient accueillis en triomphe par des applaudissements et des cris de joie. Certains avaient même bravé leur direction d’école et risqué la retenue pour être de la protestation. Peu après, vers 13h, près d’une centaines d’autobus en provenance des régions et des milliers d’universitaires, de cégépiens et d’autres manifestants, ont continué d’affluer en renfort. La place du Canada était bondée de rouge.

Pendant plus de deux heures, un flot constant d’innombrables groupes d’étudiants, de syndicats, d’organismes et d’enseignants n’a cessé de venir gonfler la foule. Alors que les manifestants à la tête du mouvement déambulaient dans la rue Berri, le groupe des profs contre la hausse attendait encore à la place du Canada! Parmi ce groupe, une trentaine venait du cégep de Saint-Jérôme.

Signe indéniable d’une démocratie en santé, on entendait les cris des manifestants. Ici on scandait : « Crions plus fort, pour que personne ne nous ignore ! ». Là on répétait : « On veut étudier, on ne veut pas s’endetter ! » Ou encore : « un peuple instruit jamais ne sera vaincu ». La marée d’étudiants souhaitait être entendue dans le centre-ville de la métropole québécoise.

Aucune arrestation

Emplie d’enthousiasme, la vague d’étudiants a déambulé pendant plus de quatre heures dans les rues pour finalement aboutir dans le Vieux-Montréal. Les manifestants se sont dispersés dans le calme, sans qu’il y ait le moindre éclat de violence. La police de la Ville de Montréal rapporte que ses agents n’ont effectué aucune arrestation. On peut le dire, cette manifestation a été pacifique. Le seul mouvement de perturbation de la journée est survenu en marge de la manifestation,  lors du blocage du port de Montréal, en matinée.

Pas de doute, ce fut un 22 mars historique, auquel il est tout à fait impossible de demeurer indifférent. Du jamais vu, un triple record côté foule: en nombre, en calme, en diversité. Désormais il est clair que le mouvement étudiant s’étend et devient un réel mouvement social. Ensemble, nous pouvons changer les choses. Ça ne fait que commencer!

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Hausse des droits de scolarité, cela concerne tout le monde et il faut s’informer!


Marjorie Beaudoin, Alexandra Desabrais et Julie Perreault-Paiement, organisatrices de l’évènement.

« On fait ça pour contrer la désinformation », déclare Alexandra Desabrais, membre du comité Action de l’Association Générale des Étudiant(e)s de Saint-Jérôme (AGES), à propos d’une conférence sur la hausse des droits de scolarité. Cette dernière se tiendra à l’agora du Cégep de Saint-Jérôme (situé au 455, rue Fournier) le mercredi 28 mars, de 18h à 20h.

Le but de cette conférence, organisée par l’AGES de Saint-Jérôme,  est d’informer les gens au sujet de cet enjeu de société. « La population en général se fie à des médias comme Quebecor, qui a un parti pris et ne dit jamais toute la vérité », explique Mme Desabrais. L’objectif est de présenter  le point de vue de gens contre la hausse des droits de scolarité directement à la source, sans l’intermédiaire d’un média d’information.

La conférence débutera avec un exposé animé par deux étudiantes du Cégep de Saint-Jérôme et membres de l’AGES. Deux enseignants et un représentant de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) viendront aussi partager leur expertise concernant la question de la hausse des droits de scolarité.

La soirée se terminera par une période de questions avec les différents intervenants. Peu importe si on est pour ou contre la hausse, c’est une occasion de réfléchir à cet enjeu et d’obtenir des réponses. Il y aura aussi une table d’information où sera mise à la disposition des citoyens de la documentation sur le sujet, et où un bénévole sera disponible pour répondre aux questions.

La conférence est ouverte à tous et l’admission est gratuite. Venez en grand nombre!

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Les étudiants des Laurentides font valoir leur mécontentement


Le mouvement étudiant dans les Laurentides tient à ce que le gouvernement Charest sache que la hausse des droits de scolarité suscite du mécontentement aussi dans leur région, pas seulement à Montréal.  Comme les grandes manifestations sont presque toutes organisées à Montréal, les associations étudiantes des Laurentides ont manifesté à Mont-Laurier, le 20 mars, et à Saint-Jérôme, le 12 mars dernier.

Photo: Chloé Gilbert

Lors de manifestation à Saint-Jérôme, les étudiants des trois campus du Cégep (Saint-Jérôme, Mont-Laurier, Tremblant) s’étaient réunis pour bien souligner le caractère régional de cette manifestation importante. De plus, ils étaient rejoints d’autres étudiants des Cégeps de Lionel-Groulx et de l’Assomption. La manifestation s’est très bien déroulée. L’ambiance était festive, des slogans, dénonçant la hausse prévue par le gouvernement du Québec, étaient scandés sans arrêt. Par exemple on pouvait entendre : « un peuple instruit, jamais ne sera vaincu », « so-so-so-sauvons l’éducation ».

Environ 250 personnes étaient présentes. Ce nombre est faible comparativement au nombre d’élèves inscrits dans les cégeps. Le taux de participation aurait pu être plus élevé, puisque le transport en autobus était offert. Cependant, le message est passé d’une façon calme et respectueuse.

Steven Labrecque, président de L’AGES, s’est dit très satisfait de la manière dont la manifestation s’est déroulée. « L’ambiance est festive, tout se déroule dans le calme et le respect», a précisé le président. Il a terminé en affirmant haut et fort que ce n’est qu’un début et qu’il faut continuer le combat.

Une présence policière élevée

Partout où le groupe de manifestant marchait, une dizaine de policiers suivaient ainsi que des véhicules fantômes et des auto-patrouilles. Il y avait même des policiers antiémeutes sur le terrain. Ils se sont déployés lorsque le groupe de manifestant s’est arrêté au 55 rue Castonguay. Ils sont entrés à l’intérieur afin de protéger le bâtiment, mais aucun écart de conduite ne s’est produit. Le déploiement d’autant de policiers et des policiers antiémeutes n’était assurément pas nécessaire.

En sommes, les étudiants des Laurentides ont fait valoir leur point de vue d’une façon exemplaire et ont démontré qu’il était possible de tenir une manifestation régionale avec civisme.

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Manifestation nationale: les étudiants du Québec se réuniront à Montréal


(Photo Étienne Lagueux-Barthe) Alors que plus de 175 000 étudiants sont en grève pour témoigner leur désaccord contre la hausse des droits de scolarité, une grande manifestation nationale se concrétisera à Montréal le 22 mars. L’ensemble des organisations étudiantes, tant la Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), que la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), appellent les étudiants à marcher dans les rues pour dénoncer la hausse de 1625 $ des droits de scolarité.

Pas seulement les étudiants

Après plusieurs semaines de grève générale illimitée étudiante et devant l’inaction du gouvernement libéral de Jean Charest, des dizaines de milliers d’étudiants et d’étudiantes mécontents, descendront dans les rues afin de crier leur colère face à l’injustice que constitue la hausse des droits de scolarité. De plus, ce ne sont pas seulement les étudiants qui viendront manifester mais aussi des parents et des citoyens qui souhaitent pouvoir continuer à envoyer leurs enfants et leurs petits-enfants à l’université. D’autres souhaiteront exercer leur liberté d’expression par simple solidarité. L’éducation est un droit, et les barrières à son accès doivent être éliminées.

Pour ce grand rassemblement, les mouvements étudiants ont décidé de dévoiler au grand public le trajet prévu à parcourir. Se rassemblant d’abord à l’Université Concordia, les étudiants débuteront la manifestation à la Place du Canada. Ils monteront la rue Metcalfe jusqu’à Sherbrooke, pour se diriger par la suite vers l’Université McGill. Ils descendront ensuite Jeanne-Mance jusqu’à René-Lévesque pour se rendre à la rue St-Laurent qu’ils remonteront. Arrivée à la rue Roy, ils se dirigeront jusqu’à Berri qu’elles descendront jusqu’au Vieux-Port.

Les mouvements étudiants s’attendent à ce que ce rassemblement du 22 mars réunisse plus que 266 000 étudiants soit près d’un sur deux, alors venez en grand nombre !

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Contre la grève


Année après année, le coût de la vie ne cesse d’augmenter, nos études ne seront pas épargnées. Ces derniers jours, la grève illimitée contre la hausse des droits de scolarité est au cœur des débats de la plupart des étudiants des cégeps et universités du Québec. Les opinions à propos de la grève sont très partagées. Au Cégep de Saint-Jérôme, ce se sera notre tour de faire valoir notre avis le mercredi 29 février lors d’un vote sur la grève en assemblée générale au gymnase à 12h.

Il faut être réaliste, nous avons amplement d’argent pour notre vie personnelle, mais nous ne voudrions pas payer pour nos études! Trouver l’erreur. Combien de cégépiens, prévoyant aller à l’université, possèdent un téléphone cellulaire, qui vaut plus de 100$. Probablement plus de la moitié, sans parler du prix qu’ils paient leurs contrats chaque mois. Ceci n’est qu’un des nombreux exemples des priorités des jeunes de nos jours.

Certes oui, personne n’est heureux de payer de plus en plus cher pour quoi que ce soit. Mais combien d’entre nous possèdons une voiture, un portable, une tonne de paires de souliers, une garde-robe bien garnie? Combien d’entre-nous sortons toutes les fin de semaines?

Une multitude d’options s’offre à nous. Ceux qui désirent réellement poursuivre leurs études trouveront un moyen de payer les 1625$ de plus par année (hausse de 325$ à chaque année durant 5 ans). Que ce soit par des prêts et bourses ou par des emprunts à la banque, sachez que vous ne serez pas le premier, ni le dernier à contracter une dette d’étude. De plus, un budget bien établi serait un grand pas pour conscientiser les jeunes aux limites de leurs dépenses personnelles. Nous devons être réalistes, est-il déjà arrivé qu’un prix soit à la baisse? Les prix de l’essence et des paniers d’épicerie ne sont que deux exemples.

Pour ce qui est de la grève de 2005 au Cégep de Saint-Jérôme, les cours avaient été suspendus pour une période de six semaines. Résultat? Le gouvernement Charest avait reculé et renoncé à couper dans les prêts et bourses, mais seulement pour repousser une nouvelle hausse à plus tard en 2012. Nous ne faisons que repousser l’inévitable. Si ce n’est pas nous qui sommes affectés par cette hausse des droits de scolarité, ce seront nos enfants, donc nous seront tout aussi touchés. Il ne faut pas non plus oublier que le Québec exige les droits de scolarité les moins élevés au Canada. Réfléchissons sérieusement avant de voter.

Pour ou contre la grève générale illimitée? L’important est d’aller voter, le mercredi 29 février à 12h au gymnase du Cégep de Saint-Jérôme.

Tableau de la hausse des droits de scolarité pour une année de baccalauréat

2011 Coût d’un an au bac 3000$ Année Hausse des droits Coût d’un an au bac
2012 + 325$ 3325$
2013 + 650$ 3650$
2014 + 975$ 3975$
2015 + 1300$ 4300$
2016 + 1625$ 4625$

Tableau du coût actuel d’un bac comparé au coût en 2016

Coût d’un bac  en 2011 Coût d’un bac à compter de 2016
Année 1 3000$ Année 1 4625$
Année 2 3000$ Année 2 4625$
Année 3 3000$ Année 3 4625$
Total 9000$ Total 13 875$
Hausse du coût d’un bac 4875$

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Une hausse s’impose


La valeur de l’éducation au Québec est le sujet d’un grand débat cette année. En date du 22 février, 35 000 étudiants de plusieurs universités et cégeps se sont ralliés contre la hausse des doits de scolarité de 1625$ sur 5 ans, ou le feront dans les semaines à venir. Pourtant, pendant que plusieurs se plaignent que les études supérieures devraient être plus accessibles, d’autres reconnaissent la hausse des droits pour financer les universités comme étant une réalité inévitable dans un marché économique comme le nôtre.

Malgré la hausse, l’éducation au Québec restera la moins dispendieuse par année, soit 2900$ en moyenne, alors que le reste du Canada en est à 4000$. À cela, d’autres répondront que l’université reste moins chère ailleurs dans le monde qu’au Québec. C’est oublier que ce sont les tous payeurs de taxes qui assument une large part des coûts des études universitaires.

En effet, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) affirme que la moyenne des coûts pour l’accès à l’université se situe juste en dessous de 2000$ dans 23 pays. Toutefois, cette donnée est biaisée, puisque cinq pays offrent un accès gratuit à ces établissements, dont la Finlande, La Norvège, le Danemark, la Suisse et l’Islande. Conséquence? Ces pays comptent les plus hauts taux de taxes dans le monde. Les étudiants du Québec n’ont, apparemment, aucun problème à remettre le coût de leurs études supérieures entre les mains des gens qui paient des taxes, dont la plupart n’iront jamais à l’université.

Aux États-Unis, les étudiants croulent sous les dettes d’emprunts bancaires, car les études coûtent beaucoup plus cher là-bas qu’au Canada, alors qu’au Québec les études universitaires sont en moyenne de 9000$ pour un baccalauréat de 3 ans. Il est donc facile de rembourser une telle dette assez rapidement.

La valeur de notre éducation dicte la valeur qu’on lui donne en tant que société. Les nations qui offrent un accès gratuit aux études universitaires ont aussi des taux de taxation qui vont jusqu’à 70%. Si un taux aussi élevé est envisageable pour les résidents du Québec, alors les droits de scolarité peuvent rester tel quel, mais dans un cas contraire, une hausse s’impose.

Pour ou contre la grève générale illimitée? L’important est d’aller voter, le mercredi 29 février à 12h au gymnase du Cégep de Saint-Jérôme.

Tableau de la hausse des droits de scolarité pour une année de baccalauréat

2011 : Coût d’une année au bac

3000$

 

Année Hausse des droits Coût d’un an au bac
2012 + 325$ 3325$
2013 + 650$ 3650$
2014 + 975$ 3975$
2015 + 1300$ 4300$
2016 + 1625$ 4625$

 Tableau du coût actuel d’un bac comparé au coût en 2016

Coût d’un bac  en 2011 Coût d’un bac à compter de 2016
Année 1 3000$ Année 1 4625$
Année 2 3000$ Année 2 4625$
Année 3 3000$ Année 3 4625$
Total 9000$ Total 13 875$
Hausse du coût d’un bac   4875$

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Grève étudiante, les cégépiens appelés aux urnes


Y aura-t-il grève étudiante jeudi le 10 novembre?  C’est ce que devrait déterminer un référendum tenu, du 1er au 3 novembre prochain, par l’Association Générale étudiante du Cégep de Saint-Jérôme (AGES). Les cégépiens sont appelés à se prononcer pour ou contre une journée de grève jeudi le 10 novembre.

En effet, lors de l’assemblée générale de l’AGES, le 26 octobre dernier, les étudiants présents ont décidé à l’unanimité la tenue d’un référendum sur une journée de mobilisation. Pour exercer leur droit démocratique, chacun  devra impérativement présenter sa carte d’étudiant aux kiosques dressés dans l’Agora de 10h à 18h. Les résultats du scrutin seront connus le 3 novembre en soirée.

Pour l’AGES, l’enjeu d’une journée de grève le 10 novembre, si elle a lieu, est notamment de permettre aux élèves de participer à la mobilisation majeure prévue à Montréal à 14h à la Place Émilie-Gamelin. Transport et logistique seront  mis en œuvre afin de permettre aux étudiants de converger vers la mobilisation. Les membres de l’éxécutif de l’AGES  affirment « être fins prêts à l’action ».

Aussi, un pamphlet de l’AGES intitulé Ensemble, bloquons la hausse, soutient que 21 000 universitaires et cégépiens,  à travers le Québec, ont choisi ce moyen de pression afin de protester contre les hausses des droits de scolarité du gouvernement Charest. Selon l’AGES, ces hausses menacent l’avenir de l’éducation au Québec. L’association étudiante invite donc les élèves à refuser de s’endetter davantage, en rejetant les hausses des droits de scolarité, envisagée par le gouvernement du Québec. « 4700$, c’est le montant total annuel minimal qu’il faudra débourser pour fréquenter l’université dans 5 ans. Une augmentation de 75% par rapport au montant d’aujourd’hui, qui s’ajoute à l’augmentation de 500$ annoncée en 2007. Au final, en 10 ans, les frais auront plus que doublé », explique le pamphlet.

Il reste à voir dans quelle mesure la communauté étudiante du cégep ira exercer son droite de vote du 1er au 3 novembre prochain.

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