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Botté d’envoi avec Charles Bauer


Le botteur de précision des Carabins de l’Université de Montréal, Charles Bauer, en était à sa première campagne avec l’équipe. Recruté par les Carabins l’hiver dernier, le joueur âgé de 21 ans avait la lourde tâche de porter les souliers de l’ancien botteur d’expérience de l’équipe des bleus, Pierre-Paul Gélinas. Les attentes étaient donc élevées à son endroit. Lors d’une rencontre au stade de l’Université de Montréal, le 13 décembre, Charles Bauer a raconté son expérience de recrue de première année avec les Carabins.

Un parcours intéressant

Il a obtenu du succès partout où il a passé : Sélectionné sur l’équipe d’étoiles juvénile AAA en 2008 avec les Cactus du Collège Notre-Dame, ainsi que sur l’équipe d’étoiles collégial AA en 2010  avec le Campus Notre-Dame-de-Foy, en plus d’avoir remporté le Bol d’Or 2011 collégial avec cette même équipe.

 Charles Bauer était excité de poursuivre sa carrière de footballeur avec l’Université de Montréal : « Ce fut très flatteur de se faire recruter grâce à son talent, car je suis conscient que ce n’est pas tout le monde qui peut atteindre cet objectif. Par contre, dès le premier jour du camp d’entraînement, tous les joueurs se retrouvent au même niveau. Je devais immédiatement me concentrer afin de me tailler une place avec l’équipe », a expliqué Charles Bauer.

 Obstacles d’une recrue de qualité

Malheureusement pour le numéro 39 des Carabins, sa première saison au niveau universitaire ne s’est pas déroulée comme prévu. Certains éléments l’ont empêché d’être aussi confortable qu’à l’habitude sur le terrain. Il avoue même que s’il pouvait revenir en arrière, il tenterait d’aborder les parties d’une manière différente : « Avec le recul, j’apporterais des modifications au niveau de l’approche mentale de la partie. Il est primordial pour moi de retrouver le plaisir de jouer. C’est ce qui m’a permis de me rendre jusqu’ici », a-t-il mentionné.

Laissé de côté par son instructeur jusqu’à la fin de la saison, après avoir raté un botté de précision d’une distance de 27 verges, le joueur natif de Québec dit comprendre la situation : « Le football est un sport compétitif et émotif. En tant que joueur, mon rôle est de performer afin d’obliger les entraîneurs à me mettre sur le terrain. L’instructeur en chef doit faire tout en son pouvoir pour permettre à son équipe d’aligner des victoires. Je ne peux me permettre d’être trop confortable, puisque le club possède une excellente relève, ce qui me pousse à me battre à chaque présence pour mériter mon poste », a-t-il tenu à préciser.

Même avec la forte attention médiatique que suscitent les Carabins au Québec, Charles Bauer soutient que sa façon d’aborder une rencontre demeure la même : « Si ma préparation est adéquate, il n’y a aucune raison que les caméras aient un impact négatif sur mon jeu. Évidemment, ça reste impressionnant, mais il est important de rester concentré sur la partie », a rajouté Charles Bauer.

Étudiant en Arts et sciences, le botteur des Carabins avoue que le fait de jouer au football est une grande source de motivation qui lui permet de persévérer dans ses études : « À chaque fois que je vais à l’école, je sais que je vais faire ce que j’aime et que je vais performer. Cela me permet également de passer au travers du parcours scolaire, sans songer à décrocher. Le sentiment d’appartenance a également un rôle à jouer, car c’est une fierté de pouvoir représenter son école. »

Qu’est-ce que le futur réserve au jeune botteur montréalais? Il avoue ne pas avoir le plein contrôle sur la réponse : « Rendu au camp, tout le monde repart à zéro, vétérans comme recrues, rendant l’avenir imprévisible. Il peut arriver des situations inattendues comme des blessures. La décision finale reviendra aux entraîneurs.»

Auteur: Marc-André Gagnon, étudiant en Journalisme et communications, Cégep de saint-Jérôme.

Photo: Jonathan Roy

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Dernier match de la saison des Cheminots football


Samedi soir dernier, à Gatineau, les Cheminots se sont inclinés 45 à 13 contre les Griffons du Cégep de l’Outaouais. Cette défaite, marque la fin de la deuxième saison des Cheminots, durant laquelle, l’équipe a néanmoins connu sa première victoire en septembre dernier. Également, les joueurs des Cheminots Alex Blanchette et Maxime Gauthier se sont démarqués par d’impressionnants touchés. Ces deux joueurs ont empêché leur équipe de repartir les mains vides.

La dernière de la saison se résume donc comme une partie à sens unique. Dès le début du match, les Griffons attaquent de façon directe et cumulent les touchés jusqu’à la fin de la partie. Les Jérômiens n’ont pu se dresser contre les forces de l’offensive et de la défensive adverses. Les jeux bien exécutés ont été trop rares de la part des Cheminots, même si quelques joueurs ont profité de la distraction des Griffons pour gagner du terrain.

Il est certain que les Cheminots n’étaient pas en très grande forme lors de la dernière partie, étant donné les matchs auxquels les partisans ont été habitués cette année. Cette saison, ils ont toujours offert une résistance, même face aux équipes les plus fortes de la ligue.

En amélioration constante, il est évident que les Jérômiens deviendront plus forts au fil des saisons et qu’ils sauront montrer aux équipes adverses que peu importe le classement où ils se trouvent, tant que les Cheminots n’ont pas dit leur dernier mot, la partie ne sera pas finie !

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Belle partie pour les Cheminots


Les Cheminots se sont inclinés face aux Voltigeurs du cégep de Drummondville, dimanche dernier, lors d’une journée digne de l’été indien. L’équipe jérômienne n’a pourtant jamais baissé les bras et ne s’est fait devancer que par un seul touché. Cette partie se retrouve sans conteste dans le palmarès des plus belles parties que l’équipe n’ait jamais jouées.

La première demie s’amorce avec un botté d’envoi des Voltigeurs. Les Cheminots prennent possession du jeu, mais toutes leurs tentatives sont bloquées et ils se voient obligés de dégager le ballon à leur tour. Très rapidement, les Voltigeurs rejoignent la zone des buts et, seulement 7 minutes 20 secondes après le début du match, ils réussissent un premier touché, ainsi que la transformation le suivant. Plus ou moins en contrôle depuis le début du match, les Jérômiens passent en mode attaque et, malgré un premier essai renfrogné, reprennent leurs esprits. Emmanuel Moreau (numéro 34) fait gronder les partisans des Cheminots quand il effectue un gain de 73 verges, menant ainsi l’équipe dans la zone des buts de l’adversaire. Les Voltigeurs obtiennent une pénalité et permettent aux Cheminots d’avancer davantage. La défensive drummondvilloise ne laisse pourtant aucune chance à son rival. C’est sur un jeu au sol qu’Alexandre Bouvrette (numéro 32) marque un touché pour les Cheminots. La transformation est, par contre, ratée, ce qui mène le pointage à 7-6. Dans les jeux qui suivent, les Voltigeurs reçoivent des pénalités successives pour rudesse et retenue ce qui empêche l’équipe d’avancer. Lors de leur troisième essai, Alex Blanchette (numéro 52) parvient à rabattre la passe et les Voltigeurs se voient obligés d’accorder un touché de sûreté aux Jérômiens. La marque est désormais de 8 à 7, en faveur des Cheminots.

Le deuxième quart s’entame avec éclat lorsque, quelques minutes après le début du match, Olivier Aubin (numéro 94), joueur défensif des Cheminots, effectue un sac du quart et force les Voltigeurs à dégager la balle. À partir de ce moment, les Cheminots prennent le volant et maîtrisent le jeu de l’adversaire, autant offensivement que défensivement. Le match prend un rythme effréné grâce à des joueurs comme Emmanuel Moreau (numéro 34), Jimmy Rainville (numéro 28) et Alexandre Bouvrette (numéro 32). Les Jérômiens effectuent un botté de placement qui leur vaut deux points supplémentaires. À chaque fois qu’ils récupèrent le ballon, les Voltigeurs le perdent aussitôt. Par contre, suite à un gain de 15 verges accompli par Dave Emond (numéro 89), le ballon est intercepté par les Drummondvillois. Coup sur coup, les Cheminots interceptent à leur tour, exploit réalisé par Jordan Legoupil (numéro 35), et terminent la première demie en ajoutant au tableau d’affichage deux points additionnels, donc 14 à 7. C’est la première fois que les Cheminots mènent une partie après la première moitié.

Malheureusement pour l’équipe jérômienne, le retour au jeu se fait difficilement, puisqu’elle obtient une pénalité pour rudesse, octroyant 15 verges de supériorité aux Voltigeurs, ce qui leur permet d’égaliser la marque. Ils effectuent, ensuite, un botté suffisant pour leur ajouter un autre point. Les Cheminots, un peu désarçonnés par l’allure du troisième quart, se voient devancés par l’équipe drummondvilloise quand elle effectue un touché supplémentaire. Le pointage est maintenant de 22 à 14. Pendant le reste du match, les Cheminots tentent de rattraper leur retard, mais la défensive requinquée des Voltigeurs ne leur permet pas. Le reste de la partie est truffé de punitions et de conduite antisportive perpétrées par les Voltigeurs, mais ignorées par les officiels, ce qui rend la partie infernale pour les Jérômiens. Les Drummondvillois concèdent un simple aux Cheminots. Le match se termine avec la marque de 22 à 15, en faveur des Voltigeurs.

Pourtant, on ne peut ignorer l’amélioration dont font preuve les Cheminots, de match en match. Souvenons-nous que cette équipe, une équipe digne du Bol d’or, dit-on, n’a devancé Saint-Jérôme que par un seul touché…preuve indubitable du perfectionnement constant des Cheminots.

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Les Cheminots marquent leur plus gros score


Saint-Jérôme − Les Cheminots ont affiché leur plus gros score à la suite du match contre les Triades du cégep de Lanaudière, dimanche le  2 octobre. Le score de 33 des Jérômiens atteste indéniablement que les Cheminots prennent de l’assurance et de l’expérience. Rappelons que la formation entame sa deuxième année d’existence, et qu’elle a connu sa première victoire à vie il y a à peine un mois.

Les Cheminots se sont néanmoins inclinés 47 à 33 contre les Triades. Retour sur un un match joué sous une pluie battante et dans le froid, des conditions météo qui ont certainement exigé une endurance héroïque.

La partie à peine commencée, les Triades assènent un coup dur aux Cheminots en exécutant un premier touché, ils prennent alors l’avantage de la partie avec une avance de 7 points. Les Cheminots reprennent possession du ballon. Plusieurs jeux concluants se succèdent et l’équipe jérômienne contre-attaque en marquant un touché qui mène la marque à égalité, manoeuvre effectuée par le porteur de ballon Emmanuel Moreau (34).

Toutefois, quand les Triades reprennent le ballon à leur tour, les passes précises du quart arrière leur permettent d’accentuer leur avance avec un deuxième touché. Les Cheminots ripostent et marquent, à leur tour, un deuxième touché. La transformation d’après touché est ratée, le pointage est de 14 à 13.

Le deuxième quart se poursuit sur la même note. Les Triades effectuent un touché qui agrandit l’écart entre les deux équipes. La marque est portée à 21 à 13. Les Cheminots tentent d’égaliser en effectuant de nombreux gains, mais le temps leur manque. La première demie prend fin.

Le retour au jeu se fait avec une allure effrénée. Les Triades effectuent un touché et mènent la marque à 28-13. Les Cheminots, s’acharnent pour gagner des points. Leur labeur porte fruit quand Emmanuel Moreau (34) réalise un touché avec facilité vu la fluidité du jeu effectué. On gagne des points chez les Jérômiens.

La fin du jeu est un enchevêtrement de punitions et d’erreurs de la part des joueurs des deux équipes. Les Cheminots rejoignent de près les Triades en obtenant un troisième touché, exécuté par Jean-Philippe Paradis Lauzon (80). Sans perdre de temps, les Triades réussissent un cinquième touché, les Cheminots reprennent le ballon, mais le perdent rapidement.

C’est grâce à une interception spectaculaire de la part d’Alexis Demers, transférée à Olivier Aubin, à la façon d’un match de rugby, que les Jérômiens parviennent à se rapprocher de la zone des buts des Triades. Olivier Aubin (94) accomplit le quatrième touché de l’équipe. Pour répondre à l’attaque des Cheminots, les Triades franchissent le terrain à une grande vitesse et ajoutent un touché à leur fiche. Le match se termine sur une interception de la défense des Triades contre les Cheminots, ce qui mène la marque finale à 47 à 33.

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Défaite amère pour les Cheminots


Les Chemintots se sont inclinés 20 à 24 contre les Indiens du collège Ahuntsic, lors du deuxième match à domicile, dimanche le 25 septembre dernier.  En toute fin de match, les Cheminots se sont fait arracher la victoire qu’ils tenaient du bout des doigts.

L’équipe jérômienne donne le ton au match par un touché, une prouesse de Jean-Philippe Paradis Lauzon (80) près de 4 minutes après le début de la partie. La transformation est réussie. Le ballon maintenant en possession des Indiens, la défense prend facilement le contrôle du jeu. Le ballon retourne chez les Cheminots.

Emmanuel Moreau (34) fait d’importants gains de terrain et procure un premier essai à l’équipe des Cheminots, deux fois d’affilée. Rien ne semble pouvoir arrêter le train jérômien qui gagne du terrain sans cesse. Le premier quart se termine 7 à 0 en faveur des Cheminots.

Les Indiens marquent un touché dès le début du deuxième quart et égalent la marque. Tout sauf ébranlés, les Cheminots redoublent d’ardeur. Moreau (34) et Dave Emond (89), font de nombreux gains, poussant l’attaque des Cheminots de l’avant. Moreau (34) réussit le deuxième touché de son équipe, magnifique jeu au sol, et la transformation est réussie. La marque est désormais 14 à 7 pour les Cheminots.

Par contre, les Jérômiens ne gardent pas leur avance bien longtemps, puisque les Indiens égalent encore une fois. Un peu déstabilisés, les Cheminots reprennent le ballon, mais le perdent peu après. Les Indiens passent à l’attaque et avancent dangereusement.  Alors Patrice Blanchette (5) intercepte le ballon et évite aux Cheminots une avance certaine de l’équipe adverse. Le deuxième quart se termine à égalité.

 Au retour de la mi-temps, la défense des Cheminots se dresse sur le terrain avec force et bloque tout sur son passage. L’offensive prend le ballon. Alexandre Bouvrette réussit un gain remarquable, en profitant d’un manque de cohésion des Indiens.

 Les Cheminots avancent de plus en plus. Comble de l’excitation dans la foule, Nabi-Alexandre Dabé Champagne (12) exécute un touché exceptionnel. Quelle n’est pas là la surprise des Cheminots, autant que de la foule, quand les officiels annulent le touché, pour aucune raison apparente. Les Cheminots réussissent tout de même un botté de placement, qui leur vaut 3 points, menant la marque 17 à 14, en leur faveur.

 Les Indiens reprennent possession du ballon, mais sont rapidement interceptés par Jordan Legoupil (35). L’offensive rentre sur le terrain. L’équipe effectue un deuxième botté de placement et mène la marque 20 à 14, en faveur des Cheminots.

 Un revirement de situation

Par contre, les Indiens réussissent un touché, et prennent les devants 21 à 20. À la suite du botté de dégagement des Indiens, les Cheminots reprennent le ballon. Françis Danis Marier (4) exécute un excellent retour de botté. Toutefois, il reste peu de temps au tableau d’affichage et bien des verges à franchir pour les Jérômiens.

 Les Indiens interceptent le ballon et s’enfoncent dans la zone des Cheminots. La défense contient l’ardeur des Indiens, mais l’équipe adverse effectue un botté de placement et la marque devient 24 à 20 pour les Indiens.

 Le temps s’écoule rapidement, les Cheminots doivent se débarrasser du ballon, les Indiens reprennent les rênes. Avec un excellent jeu de la défense, Alex Blanchette (52) intercepte et les Cheminots reprennent possession du ballon. Plus que quelques secondes au match. Les officiels laissent le temps s’écouler. Le chronomètre indique zéro.

C’est donc un match plein de rebondissements, qui a d’abord laissé croire à une victoire, mais qui a laissé un goût amer, que les partisans des Cheminots ont eu loisir de vivre à Saint-Jérôme en ce dimanche ensoleillé de septembre.

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Cheminots: défaite ou match nul?


Les Cheminots se sont inclinés 7 à 14 face au Noir et Or de Valleyfield, samedi le 17 septembre, lors de leur troisième match de la saison à l’extérieur. Pourtant cette défaite n’en était pas vraiment une…

Au début du match, l’entrée fracassante du Noir et Or intimide les Cheminots: ils entament la partie à reculons. L’équipe adverse domine le terrain à chaque intervention. Le premier quart file comme une flèche, cumulant punitions et blessures. Toujours en avance, le Noir et Or réussit un premier touché grâce à une progression rapide et presque sans erreur. Puis avec un botté de transformation réussi, la marque s’ouvre : Noir et Or 7, Cheminots 0.

La deuxième demie s’entame dans le même état d’esprit, mais rapidement les Cheminots reprennent du terrain. Le porteur de ballon Emmanuel Moreau apporte de très bons gains par plusieurs jeux au sol. Cependant, une interception du Noir et Or freine l’élan des Jérômiens. Valleyfield se rapproche de la zone des buts. La défensive des Cheminots freine les efforts de l’équipe adverse, mais elle se rapproche sans cesse. Elle fait alors une interception bien appréciée du public. Le manque de constance de la ligne offensive des Cheminots ne leur permet pas d’effectuer un touché.

C’est alors que l’incompréhension survient: lors d’un jeu maîtrisé par les Cheminots, les officiels proclament un touché pour Valleyfield. Pourtant le touché semble fort discutable. Le Noir et Or réussit son botté de transformation et mène la marque à 14-0. Le deuxième quart se termine donc sur une note amère pour les partisans des Cheminots.

À l’opposé de la première demie, c’est avec force que les Cheminots reviennent sur le jeu. Directement, on intercepte le ballon et on marque d’importants gains de terrain, notamment grâce au numéro 54, Marc-Antoine Lamarche et au porteur de ballon Jimmy Rainville, numéro 28.

Tout va pour le mieux pour les Cheminots, qui maîtrisent autant les jeux de passes que les jeux au sol. La zone des buts se rapprochant de plus en plus, on tarde à passer en mode gagnant. Pourtant, une pénalité de hors-jeu contre le Noir et Or procure un premier essai aux Cheminots, qui inscrit son premier touché au tableau depuis le début de la saison. C’est avec intensité que le numéro 32, Alexandre Bouvrette, marque les premiers points des Cheminots dans cette partie. On réussit le botté de transformation et la marque est désormais 14-7.

Après ce jeux gagnant, la confiance des Cheminots se gonfle à bloc, et le Noir et Or accumule les punitions. Les jeux des Cheminots se développent de plus en plus, et l’équipe évolue avec force sur le terrain. Alexandre Bouvrette ajoute d’importants gains et le troisième quart se termine sans points supplémentaires pour les deux équipes.

Toujours confiants, les Cheminots évoluent rapidement dans le quatrième quart, mais le Noir et Or n’a pas dit son dernier mot et intercepte le ballon. La défensive des Cheminots réussit à contrer l’attaque de Valleyfield et reprend possession du jeu. Près d’une minute avant la fin de la partie, les Cheminots, à l’attaque, avancent en confiance, en route pour un deuxième touché. Toutefois, leurs plans sont contrecarrés par l’adversaire qui intercepte pour une deuxième fois. Le Noir et Or tente d’aller de l’avant, mais la défensive des Cheminots le retient jusqu’à la fin. Le match se termine sur la marque de 14-7 en faveur du Noir et Or.

Toutefois, l’insatisfaction et l’ambiguïté règnent quant au deuxième et dernier touché du Noir et Or, un touché qui est pour le moins mitigé. Les joueurs des Cheminots sont unanimes, c’est la première fois qu’une équipe gagne un match à égalité!

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Une victoire historique pour les Cheminots !


(Photographie de Gabrielle Lafontaine)

C’est en ce 11 septembre, à Granby, que l’équipe de football des Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme inscrit sa première victoire en carrière, contre les Inouk du Cégep de Granby.

C’est sous un soleil de plomb que la formation jérômienne a eu raison de son adversaire, une nouvelle équipe dans la ligue intercollégiale, grâce à un pointage de 8 à 3. Le public a eu droit à une partie mouvementée, cumulant les revirements de situation et les punitions, Après un premier quart incertain de la part des deux équipes, le niveau du jeu n’a cessé de croître au fil de la partie, augmentant l’exaltation de la foule de seconde en seconde.

Nos Cheminots ouvrent d’abord la marque avec un botté de placement de 3 points, effectué par Dave Emond lors de la première demie, mais cette avance est tout de suite rattrapée par un botté similaire de la part des Inouk, ce qui leur vaut 3 points à leur tour. Les Cheminots attaquent alors avec force, combinant des passes complétées par le numéro 87, Maxime Gauthier, ainsi que des échappées procurant des importants gains de terrain de la part du porteur de ballon, Emmanuel Moreau, le numéro 34. Malheureusement, la défense des Inouk contrecarre les plans de son adversaire, et la première demie prend fin tandis que les deux équipes sont à égalité.

Tout au long du match, la défense des Cheminots se démarque fortement, cumulant les passes rabattues, les sacs du quart et les interceptions. Grâce à certains joueurs comme Alex Blanchette, Patrice Blanchette et Olivier Aubin, on laisse très peu de place aux Inouk pour se déplacer. Lors du troisième quart, les Cheminots augmentent l’écart entre les deux équipes grâce au botteur Dave Emond qui effectue un deuxième botté de placement, procurant 3 points supplémentaires à l’équipe. La marque est désormais de 6 à 3.

Lors de la deuxième demie, la défense des Cheminots talonne l’offensive des Inouk, rabattant leurs passes et leur faisant perdre du terrain à chaque essai. Sentant la menace augmenter, les Inouk concèdent un touché de sureté aux Cheminots. C’est maintenant 8 à 3.

Au quatrième quart, l’offensive jérômienne prend le dessus grâce aux interventions successives des porteurs de ballon : Emmanuel Moreau, Jimmy Rainville et Alexandre Bouvrette. Malgré leurs efforts, les pénalités fusent pour les Cheminots, qui perdent alors beaucoup de terrain. Un revirement survient lorsque les Inouk captent successivement un bon nombre de passes, gagnant sans cesse du terrain. En route vers le touché, l’équipe adverse est heureusement arrêtée par le numéro 23, Thomas Larouche-Thibault, qui fait une interception de la plus grande importance pour les Cheminots, près d’une minute avant la fin du jeu.

Les Cheminots reprennent le ballon de leur côté du terrain et laissent le temps s’écouler en tentant deux jeux au sol. La partie se termine avec la marque de 8 à 3, en faveur des Cheminots. C’est donc lors de la plus belle et la plus chaude journée du mois de septembre que les Cheminots inscrivent leur première victoire, une victoire qui restera longtemps gravée dans nos mémoires !

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Le AA, ça ne pardonne pas !


Le FC Boréal (en blanc) accueille le CS Chomedey (en jaune) à Sainte-Adèle. (Photo Nicolas Richen).

Pour les jeunes joueurs de soccer provenant des Laurentides, de Lanaudière et de la région de Laval, le meilleur niveau auquel ils peuvent évoluer est le AA * (jusqu’à la catégorie U-13: moins de treize ans),

« Le AA, l’antithèse du soccer récréatif » Dans le AA, il n’y a pas la place à l’improvisation, que ce soit pour les joueurs ou pour les entraîneurs. Une équipe de ce calibre est préparée avant chaque match. Chacun doit connaître son rôle et être parfaitement prêt physiquement et mentalement, pour entrer sur le terrain déterminé et concentré. Pour réussir à avoir des résultats sur le terrain, le plaisir de jouer doit rester intact pour ces jeunes, même si ce niveau ainsi que les exigences qu’il requiert ne sont absolument pas comparables avec les catégories A (soit la Division 1, 2 et 3).

Le AA, c’est l’antithèse du soccer purement récréatif. Pour les joueurs, la différence entre le AA et les niveaux plus bas s’illustre dans bien des compartiments du jeu. L’espace et le temps de réaction sont considérablement réduits. Les jeunes ne peuvent plus se permettre de dribbler quatre ou cinq joueurs, sans passer le ballon à un de leurs partenaires. Le jeu est plus rapide, plus intense et surtout plus physique. Ce sont les joueurs qui se « bataillent » le plus pour avoir le ballon qui parviennent à le posséder.

Enfin, la moindre perte du ballon au milieu de terrain et les moindres erreurs défensives s’avèrent fatales. Rares sont les équipes qui font des cadeaux et laissent des chances à leurs adversaires.

Ce niveau de compétition requiert beaucoup d’investissements de la part des joueurs, des entraîneurs, mais aussi des parents, qui sont les premiers à motiver leur enfant.

L’importance du travail dans la continuité et de la préparation La grande majorité des équipes qui évoluent à ce haut niveau de compétition peuvent toucher au ballon tout au long de l’année, en utilisant les complexes sportifs intérieurs durant la période hivernale. Grâce à ces installations récentes, les joueurs de soccer peuvent affiner leur niveau de jeu et continuer à progresser durant les longs mois d’hiver. L’idée pour les entraîneurs est d’assurer, au fil des années, une continuité dans la composition de leur effectif, pour permettre aux jeunes de développer des affinités et de construire un esprit d’équipe solide. La préparation mentale est déterminante: une équipe qui prête mentalement jouera forcément avec plus de confiance lors des matchs. Un collectif bien « huilé » se met en place non pas en quelques semaines, mais en quelques années.

L’une des autres clefs du succès consiste à jouer beaucoup de matchs durant toute l’année. Bien des équipes élites l’ont compris. Les plus ambitieuses choisissent de disputer des tournois au Québec, en Ontario ou même à l’étranger. Ces compétitions permet aux joueurs d’acquérir une expérience incomparable.

Ainsi, après toute cette préparation, ces équipes ne sont plus en période de rodage lorsque le coup d’envoi de la vraie saison, la saison estivale, est donné.

Par contre, plus elle est se fait tardivement, plus la transition dans le AA peut s’avérer délicate, même pénible, lorsque les séries de lourdes défaites prennent le dessus sur le plaisir de jouer.  Ce cas de figure, les jeunes joueurs U-13 du FC Boréal l’ont connu, lorsqu’ils sont passés, il y a deux ans, de la division 2 au AA.

Un des joueurs de l’équipe, Zachary Avoine, dresse un bilan de ses deux saisons passées dans le AA: « Notre première saison dans le AA avait été honorable, mais la seconde a été plus compliquée et plus frustrante, puisque nous avons perdu presque tous nos matchs, face à des équipes contre lesquelles nous ne pouvions pas rivaliser. Je considère que j’avais tout de même plus de plaisir à jouer en D2. »

Alek Danylo, un de ses coéquipiers au FC Boréal, ajoute que le plus dur à ce niveau « C’était d’endosser un nouveau rôle et de nouvelles responsabilités, lorsqu’on m’a nommé capitaine de l’équipe. Ça m’a obligé à m’imposer davantage sur le terrain et à avoir plus confiance en moi. »

Même si ce n’était pas amusant de perdre, ce défenseur central retient tout de même des aspects positifs des exigences dans le AA : « Contrairement aux niveaux inférieurs, j’ai appris que pour jouer dans le AA, il est déterminant d’être ponctuel aux matchs et aux entraînements.  La préparation des matchs doit se faire avec plus de sérieux que lorsque l’équipe jouait à un niveau plus récréatif. Je retiens surtout qu’il ne faut jamais lâcher psychologiquement, peu-importe le score. C’est de cette façon qu’on peut continuer à progresser à ce niveau-là. » En effet, le soccer ne se résume pas au talent, l’aspect mental fait souvent la différence dans une rencontre. Ceci est d’autant plus vrai chez de jeunes adolescents, qui sans le soutien des parents ou des entraîneurs peuvent facilement douter de leurs capacités. Cela arrive même aux plus talentueux.

Au final, il est crucial pour un jeune joueur de soccer et pour tout athlète de connaître, un jour, durant sa carrière, deux expériences bien différentes, mais tout aussi enrichissantes : le succès et l’échec. Pour quelle raison? Simplement pour ne pas oublier que la vie n’est pas uniquement un chemins facile, les obstacles surgissent inévitablement sur notre route. Ils font partie de notre existence et il faut les accepter.

* C’est à partir de la catégorie U-14, que les joueurs peuvent jouer au niveau supérieur, le AAA.

Habitués aux larges succès en D2, les joueurs du FC Boréal U-13AA ont vu le scénario inverse se produire dans le AA. Une grande leçon de vie et d’humilité. (Crédits photos : Nicolas

Richen)

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