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Remettre le mondre à l’endroit


Faire des gestes écoresponsables, c’est diminuer notre consommation d’eau, utiliser les transports en commun au lieu de la voiture, mais c’est aussi évaluer le contenu de notre assiette. C’est ce que propose Laure Waridel dans l’essai L’envers de l’assiette.

D’après ConsoGlobe, un magazine web dédié à la consommation responsable, consommer rationnellement c’est avoir « conscience des dangers écologiques, économiques et sociaux que représente la surconsommation ». Surconsommer n’implique pas seulement le gaspillage des aliments, mais également celui des emballages de ceux-ci. Laure Waridel en donne un exemple dans son livre L’envers de l’assiette : « Caroline arrive de l’épicerie, sacs en plastique à la main. Dans sa cuisine, elle déballe deux pamplemousses couchés sur une barquette en styromousse enveloppée d’une cellophane, du jus de pomme contenu dans trois petites boîtes Tetra Pak recouvertes d’une pellicule de plastique, un paquet de biscuits au chocolat emballés individuellement et un sac de carrés de fromage ayant chacun leur petit emballage. » La surutilisation d’emballage et la surconsommation d’aliments entraînent de nombreux problèmes tels que le débordement des sites d’enfouissement et la transformation de ressources en polluants. Laure Waridel illustre ainsi concrètement pourquoi il est si important de diminuer le gaspillage et de favoriser les épiceries en vrac en apportant ses propres récipients. Son livre est un guide qui montre que l’on peut « changer le monde en modifiant [notre] alimentation », une assiette à la fois…

Recycler, c’est bien ; mieux choisir, c’est mieux

Oui, le recyclage permet une réduction du volume de déchets et la préservation des ressources naturelles, puisque les matières recyclées sont utilisées à la place de celles qui auraient été extraites, mais ce ne sont pas toutes les matières qui vont dans le bac bleu. Les jus Oasis en emballage « Tetra Pak » sont l’exemple du type d’achat à éviter. « Cet emballage a l’avantage de favoriser une conservation prolongée des aliments et d’être léger pour le transport. Mais, contrairement à ce que l’industrie prétend, le Tetra Pak n’est pas un emballage écologique », explique Laure Waridel. Les emballages sont composés de trois matériaux différents : le plastique, l’aluminium et le papier, ce qui les rend difficiles à recycler. On ne peut décomposer de l’aluminium de la même manière que le papier. À cela s’ajoutent la production et le transport des aliments qui nécessitent une grande quantité d’énergie.

Le bio bon sens

L’auteure, également cofondatrice d’Équiterre, montre que les agriculteurs de cultures biologiques offrent des aliments bien meilleurs pour la santé de notre corps que ceux produits avec OGM et pesticides chimiques. De plus, les pays développés profitent des pays en voie de développement pour leur vendre des pesticides qui sont pourtant proscrits en Europe et en Amérique. Ces pesticides sont nocifs pour la santé humaine, et malgré ce méfait, ils sont tout de même utilisés par des pays qui n’ont pas les moyens de se procurer des produits certifiés biologiques. D’ailleurs, ces mêmes pesticides se retrouvent, malgré tout, dans nos épiceries par l’entremise des aliments composant les produits issus de l’importation.

Bio et suremballage, il s’agit tout petit échantillon des thèmes abordés par Laure Waridel dans cet ouvrage qui décortique plusieurs les enjeux de l’univers de l’agriculture et de l’alimentation.

 

 

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« La puissance de la modération comme antidote à la puissance du lucre »


Publié en avril 2010, chez les éditions Actes Sud, Vers la sobriété heureuse est un ouvrage écrit par le penseur d’origine algérienne, Pierre Rabhi. Cet essayiste et conférencier est un pionner de l’agriculture biologique et un expert en agroécologie. Impliqué dans la lutte contre la désertification et la malnutrition, Pierre Rabhi met en avant une philosophie basée sur la sobriété et l’autosuffisance. Celle-ci remet en question la globalité du modèle politique, social et économique des pays industrialisés.

Depuis quarante-cinq ans, Pierre Rabhi a fait un choix de vie : celui de marcher vers la voie de la sobriété. Lorsqu’il s’est présenté en tant que candidat à l’élection présidentielle française de 2002, « l’insurrection des consciences » était son slogan. Le message qu’il transmet dans son essai n’a pas changé.

« Le mythe de la modernité »

Cet ouvrage de 142 pages est divisé en deux parties. L’auteur amorce sa réflexion en faisant part de faits vécus : il témoigne de sa jeunesse en Algérie, bercée par le travail de forgeron de son père nourricier. C’est ainsi qu’il explique comment a grandi son désir de rébellion, désir qui a fini par se concrétiser au terme des années 1950 en terres françaises, en pleine période des Trente Glorieuses, alors que la machine économique tournait à plein régime. Rapidement déçu par les dommages collatéraux causés par le progrès (la surconsommation, les problèmes environnementaux,  la fausse impression d’avoir des ressources illimitées ou encore l’oubli des valeurs généreuses), Pierre Rabhi écrit : « J’avais alors vingt ans, et la modernité m’est apparue comme une immense imposture. » Le penseur franco-algérien ne nie pas pour autant les avantages du progrès, il reconnaît lui-même qu’il faut s’appuyer sur certains aspects de la modernité, sans toutefois tomber dans la démesure, le superflu et les besoins strictement matériels.

Après avoir vivement critiqué le modèle de société actuel et traité des problèmes qui en découlent en utilisant des exemples simples et précis, l’auteur, bien loin d’être fataliste, aborde des pistes d’avenir, en parlant abondamment du thème de la sobriété et de l’importance du changement. « Replacer l’humain et la nature, au cœur de nos préoccupations », c’est d’après lui le premier changement qui doit s’opérer. D’autres thèmes, comme la place des femmes dans notre société ─ moins excessives et avides de puissance que les hommes, d’après lui ─ ainsi que des réformes sur le plan de l’éducation et de la condition des aînés, sont abordés dans ce livre. Pierre Rabhi clôt la première partie de son ouvrage en expliquant que « nous avons […] le devoir d’entretenir l’indignation pour ne pas tomber dans l’indifférence ou dans un sentiment de fatalité qui nous plongerait dans l’impuissance – ce qui serait terrible pour notre dignité. »

La seconde partie de Vers la sobriété heureuse est beaucoup plus brève et factuelle, mais tout aussi instructive : elle synthétise l’essentielle des idéaux évoqués précédemment dans ce livre grâce à la charte internationale pour la Terre et l’Humanisme, en plus de présenter les projets divers et nombreux dans lesquels Pierre Rabhi s’implique. La plateforme d’échanges créée par l’essayiste est une belle preuve de son désir d’agir et de trouver des solutions concrètes pour développer des alternatives : « sa vocation est d’encourager l’émergence et l’incarnation de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme ».

À sa manière, Pierre Rabhi éclaircit un monde sombre

La sagesse et la vérité avec un grand « V » qui transparaissent de cet ouvrage sont venues me chercher au plus profond de moi-même. L’écrivain aborde habillement des thèmes sociaux d’aujourd’hui et sa fine touche poétique apporte une autre dimension à ce livre.

Bien que certains courts passages puissent demander une relecture, la compréhension de l’ensemble de cet ouvrage est relativement aisée. C’est un essai sans longueur rempli d’idées nouvelles et inspirantes.

Teintée d’exaspération et d’espérance, la pensée de cet auteur semble rejoindre de plus en plus  d’individus désabusés du modèle social, économique et politique qui règne à l’échelle mondiale. Pour Pierre Rabhi, les diverses crises qui touchent la planète depuis plusieurs années ne sont pas aussi néfastes que certains peuvent l’affirmer,  car elles ont l’avantage de remettre en question un modèle de société tout entier.

La personne engagée qu’est Pierre Rabhi brise le cliché de la sobriété heureuse [1]: celui qui stipule que cette façon de penser n’est réservée qu’aux marginaux. Conscient que tout le monde ne saisit pas son message, l’écrivain explique que la sobriété n’est absolument pas réservée à un groupe restreint de personnes.

Ce qui fait la force de ce livre, c’est qu’en plus d’être bien écrit, il véhicule un message universel, un message d’espoir qui n’est pourtant que très peu évoqué dans la sphère artistique et surtout médiatique. Il est facile d’exposer des problèmes de société, mais encore faut-il proposer des solutions…

Encourager davantage les agriculteurs locaux qui n’utilisent pas d’engrais chimiques, mettre de l’avant une éducation plus humaine qui revalorise chacun et qui chasse l’esprit de compétition sont quelques-unes des idées avancées par l’écrivain.

Certains diront que Pierre Rabhi est un idéaliste, voire un utopiste. « Les utopies fleurissent, heureusement, et même si toutes ne sont pas couronnées de succès, elles témoignent de résolutions fortes en faveur d’un monde autre », répond le philosophe. « […] Toute crise humaine est issue de l’humain et mis à part les facteurs que nous ne pouvons maîtriser, l’avenir sera ce que les humains en feront. Rien d’autre. »

Dans un monde où il est facile d’oublier les vraies priorités, Pierre Rabhi souhaite nous responsabiliser, tout en nous guidant vers une nouvelle façon de penser. Cet ouvrage nous invite à suivre les  « lucioles » de ce monde.

 

Note : 11/10

Référence complète : Pierre Rabhi, Vers la sobriété heureuse, éditions Actes Sud, 2010.

Pour en connaître davantage sur la sobriété heureuse, regardez le documentaire Solutions locales pour un désordre global et consultez le site Colibris, mouvement pour la Terre et l’Humanisme.


[1] Appelée aussi simplicité volontaire.

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«L’american dream» aux poubelles!


« We are living in a material world and I am a material girl. » Vous avez probablement reconnu les célèbres paroles chantées par la reine de la pop, Madonna. Avec une fortune évaluée à 1,1 milliard de dollars en 2005, elle est, en effet, en mesure de se vanter de son mode de vie matérialiste. De quoi faire envie à peu près tout le monde, n’est-ce pas? Je vous pose ici la question, seriez-vous vraiment plus heureux avec un avoir comme celui-là? Votre bonheur augmente-t-il proportionnellement avec votre compte bancaire?

Le réflexe serait de crier « OUIIIIII! » tout en ayant des billets qui vous sortent des yeux comme dans les bandes dessinées. Pourtant, certaines personnes répondent non à la question précédente. Mais comment cela peut-il être possible? Deux mots : simplicité volontaire. Dans l’optique de ce mode de vie, la consommation qui permet de satisfaire des désirs n’engendre pas le bonheur. Il est préférable d’orienter notre volonté sur la consommation nécessaire qui, comme le dit son nom, est nécessaire. Le reste n’est que superflu et la société, esclave de ses objets, se porterait mieux sans cette dépendance.

Travailler, empocher, dépenser. Travailler plus, empocher plus pour dépenser plus, car les « besoins » grandissent et ainsi de suite jusqu’à l’infini puisque ceux-ci se renouvellent constamment. Trop facile de s’empêtrer dans ce cercle vicieux lorsqu’on vit dans le merveilleux monde du capitalisme. Le comble de l’ignorance est de croire que votre réussite personnelle a plus de valeur si elle est accompagnée de quelques signes de dollars. « Mon père est plus fort que le tien » a quelque part été remplacé par « mon père est plus riche que le tien ».

Il est aussi triste de constater que, de nos jours, les ménages ne possèdent rien de moins qu’environ 6 télévisions, 5 ordinateurs, 4 téléphones portables, 3 chaînes stéréo, 2 réfrigérateurs… et pourquoi pas une souris verte tant qu’à y être ? Il serait temps de valoriser l’être plutôt que l’avoir. Nous baignons dans l’illusion du confort que nous apportent tous ces biens matériels; un beau char, une belle maison, un beau garage, une belle piscine creusée, la belle vie quoi! Qu’en est-il du réel bien-être? La simplicité volontaire amène ceci de positif: elle génère cette réflexion, à savoir si le bonheur est d’être la fourmi, la cigale ou quelque chose situé entre les deux.

D’un point de vue plus écologique, la « sobriété heureuse » permet une plus longue préservation des ressources naturelles et de l’environnement, puisque moins de biens matériels sont  fabriqués et/ou jetés dans la nature. Bien sûr, certains font taire leur conscience en se disant qu’ils recyclent, mais parlons franchement, ces gens se terrent la tête dans le sable au sujet des véritables enjeux. La simplicité volontaire essaie, tant bien que mal, de restreindre cette « autruchisation » du peuple qui consomme encore et encore sans observer les conséquences que cela engendre pour les générations futures.

Heureusement, la société se conscientise et le je-m’en-foutisme de l’environnement, qui fut si fortement ancré dans l’esprit de la masse, perd de sa popularité. En effet, voici une nouvelle couleur tendance; il est de plus en plus cool d’être vert! Et surtout, pas besoin d’avoir un baccalauréat en écologie pour poser quelques petits gestes à la maison (utiliser des piles rechargeables, apporter des sacs réutilisables lors des emplettes, surveiller sa consommation d’eau et plusieurs autres).

Somme toute, la simplicité volontaire comporte plusieurs aspects positifs, que ce soit pour soi-même, pour notre entourage ou pour la planète entière. À partir de là, il suffit de faire les bons choix tout en demeurant en accord avec nos principes et nos valeurs personnelles. Et si un jour nous faisons tous des petits Gandhi de nous-mêmes, alors il y aura un réel espoir pour améliorer le monde.

Qu’on en finisse avec l’american dream! C’est une bonne chose d’en parler, mais c’est encore mieux de passer à l’action!

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Se vêtir écolo, c’est beau et rigolo!


Créations de Lucie Séguin (photographe: Anne-Marie Lavoie)

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Lucie Séguin, une créatrice à la fibre écolo!


Lucie Séguin dans son atelier (photographe: Anne-Marie Lavoie)

(Entrevue du cahier Se vêtir écolo, c’est beau et rigolo!)

« Faut pas avoir peur d’entrer dans une boutique! Il ne faut pas se gêner, il faut poser des questions. » C’est ce que nous dit Lucie Séguin, la chaleureuse et souriante créatrice de vêtements faits de matières recyclées. Présentement, elle s’intéresse plus particulièrement à la conception de foulards. Consciente des préjugés envers la réutilisation de tissus déjà portés, l’artisane montréalaise soutient que les gens ne sont souvent pas conscients de tout ce qu’il est possible de faire avec des matières récupérées : pour cette raison, ils n’osent pas mettre le nez dans les boutiques dites écolos.

Toute jeune, Lucie Séguin confectionnait de petits habits pour poupées, pour ensuite créer ses propres vêtements: « J’ai toujours aimé la couture, même lorsque j’étais toute petite. » En passant quelques instants à peine dans son coquet petit atelier, on remarque déjà son originalité, sa créativité débordante, mais surtout sa passion marquée pour la couture.  Sa matière première? Les chandails jadis portés par untel ou unetelle. Le travail de création consiste à agencer les textures, les motifs et les couleurs pour ramener à la vie ces bouts de tissus et en créer des foulards tout nouveaux, tout beaux!

Après avoir suivi son cours de patronniste au collège Lasalle, elle décide de participer à l’exposition des artisans aux HEC, pour y exposer ses foulards uniques. « J’ai fait l’exposition et ça a eu un bon succès! Après ça, j’ai fait des commandes presque tout l’hiver, j’ai fait une centaine de foulards environ pendant la même saison », raconte-t-elle, le sourire aux lèvres. Depuis, elle  ne cesse de recevoir des commandes pour ses jolies créations.

Autant par passion que par souci d’écologie, elle confectionne aussi à l’occasion quelques vêtements et autres accessoires. En plus d’en fabriquer, elle « achète beaucoup de vêtements qui sont faits à partir de matières recyclées »,  notamment dans des boutiques comme Katrin Leblond et Myko Anna. On les retrouve autant à Montréal que dans la Capitale.

C’est bien beau d’acheter écolo, mais il ne faut pas oublier le prix parfois faramineux des oeuvres: « C’est vrai que certains endroits vendent vraiment plus cher, mais pour payer moins cher, il faut plutôt aller dans les expositions. » Elle recommande d’oser y mettre le pied et de fouiller, puisqu’on peut, selon elle, en trouver pour tous les goûts et tous les portefeuilles.

Parmi ces expositions, on retrouve La Grande Braderie de Mode Québécoise, qui a lieu au printemps et à l’automne. Cet événement permet d’économiser de 50% à 80% du prix initial des créations.  Il y a aussi le Salon des artistes-récupérateurs, à la biosphère, qui a lieu au début décembre.

Matières recyclées n’égalent pas seulement chandails délaissés que l’on découpe et réassemble. Certains artisans sont capables de créer à peu près n’importe quoi à partir d’objets tous plus inusités les uns que les autres. On peut retrouver, par exemple, des boucles d’oreilles faites avec des fourchettes, ou encore des sacs à main faits avec une chambre à air de pneu de voiture. Oui, oui! Une sacoche en pneu d’auto! La mode n’a plus de limites. « La courroie est faite avec une ceinture de sécurité », explique Mme Séguin, qui en possède elle-même une.

Grâce au bouche-à-oreille et aux expositions, la créatrice voit maintenant sa clientèle s’agrandir: « Les amis parlent à des gens que je ne connais pas, puis eux m’appellent ou m’écrivent. » Bien qu’elle s’adonne à cette passion dans ses temps libres, Lucie Séguin a de nombreux projets pour le futur, au grand plaisir de sa clientèle.  Dans ses commandes s’ajouteront donc des chapeaux, qui s’agenceront aux foulards, ainsi que des vêtements de toutes sortes. « Éventuellement, je ferai ça à temps plein, mais je ne suis pas encore prête pour l’instant », affirme-t-elle.

Travaillant dans le secteur des ressources humaines depuis plusieurs années, la créatrice hésite, pour l’instant, à se consacrer entièrement à sa passion: « Je me retrouverais seule à la maison, je trouverais ça difficile, après avoir toujours travaillé avec des équipes. » L’idéal, pour elle, serait donc un petit atelier avec plusieurs artisans réunis. Elle explique que ce rêve ne sera pas si facile à réaliser, puisque « les artisans sont des personnes assez seules en général ».

En attendant, débarrassez-vous de vos préjugés, enfilez vos chaussures, allez faire du lèche-vitrine dans les petites boutiques écolos du boulevard Saint-Laurent et, surtout, surveillez les Créations Lucie Séguin.

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Une griffe de vêtements québécois et écologiques


(Critique du cahier Se vêtir écolo, c’est beau et rigolo!)

La ligne de vêtements Myco Anna est née en 1995, dans un modeste atelier de sous-sol à Québec. Depuis 2003, c’est Christiane Garant qui en est l’unique propriétaire, présidente et directrice au design. Dès nos premiers pas dans l’une des trois boutiques, nous avons l’impression que nous entrons dans un tout autre monde. La griffe nous présente divers types de vêtements pour femmes, qui changent selon les saisons. En passant par la petite robe, au foulard et aux mitaines de laines, nous y retrouvons de tout pour remplir sa garde-robe.

Il n’y a qu’un seul défaut à la griffe Myco Anna : les prix associés aux vêtements. Ainsi une très jolie jupe aux motifs colorés peut valoir environ 130 $. Pour une femme ayant une carrière bien établie, c’est un montant qu’elle peut parfois se permettre pour avoir un joli vêtement. Par contre, une étudiante ne peut pas nécessairement, hormis dans de rares cas, se permettre une telle somme pour une seule jupe. Ceci dit, il peut être agréable pour une femme ayant un souci de l’écologie de payer légèrement plus cher pour avoir une très belle robe colorée.

C’est une ligne de vêtements écologiques. En effet, tous les vêtements créés dans les collections Myco Anna sont faits au minimum à 20 % de matières recyclées. Faits de fibres neuves et recyclées, tous les vêtements créés par Myco Anna sont de véritables œuvres d’art. De coupes élégantes, les vêtements sont accrocheurs et permettent à toutes les femmes d’exprimer leur personnalité. Les vêtements Myco Anna sont distinctifs par l’audace de leurs créateurs qui possèdent un grand talent d’agencement des couleurs et des matières.

Aucun vêtement n’est identique à un autre. Bien sûr, les modèles sont les mêmes, mais les couleurs et les motifs sont différents, ce qui fait en sorte que chaque vêtement de cette griffe est une pièce unique. Chaque vêtement est coloré, sans l’être à l’extrême, aucun morceau est austère, ce qui est très agréable. Ainsi, les motifs choisis sont aussi tous très élégants et différents.

Pour plus d’information sur la ligne de vêtements et pour savoir où se trouvent les trois boutiques, consultez le site web de Myco Anna: www.mycoanna.com

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La machine à « cash »


Photographe: Chloé Roy

(Chronique du cahier Agriculture  déshumanisée)

Quel est l’avenir de l’agriculture au Québec et ailleurs? C’est ce que je me demande… Le temps où l’alimentation  était une source importante de création d’emplois pour les habitants de la région est depuis longtemps terminé.  Au sein d’une société de consommation, dans laquelle toutes les raisons sont bonnes pour faire de l’argent, les géants font de plus en plus la vie dure aux indépendants. Au rythme auquel l’industrie se transforme en se « mécanisant », dans plusieurs années, le film américain Terminator sera pratiquement devenu notre réalité, s’il ne l’est pas déjà!

Dans le temps où on faisait livrer le lait et la nourriture à domicile, les agriculteurs étaient responsables de prendre les moyens pour contribuer à nourrir la population. Maintenant, les grandes entreprises achètent les fermes et ont comme objectif de détenir le monopole et le contrôle. Les jeunes ont de moins en moins la possibilité de devenir héritiers de la ferme ancestrale, puisqu’il existe peu d’aide financière offerte par le gouvernement en cas d’imprévus. Autrefois familial et chaleureux, le domaine alimentaire est désormais un puissant commerce dont l’unique priorité semble être le profit. Business is business, même quand il est question de santé!

Eh bien, oui! Rappelons-nous les accusations lancées envers Monsanto par un ancien directeur d’une  filiale de la firme. Il était reproché à la compagnie de promouvoir des produits nocifs pour la santé et l’écosystème. Et que dire du Roundup? Ce pesticide chimique, commercialisé depuis 1975, dont on vantait la « biodégradabilité »,  a valu 15 000 euros d’amende à l’industrie pour publicité mensongère. Mosanto tente, par tous les moyens, d’imposer la culture des OGM. Elle semble ne prendre aucune précaution quant aux risques irréversibles pour l’environnement, la santé et la biodiversité. Le développement des OGM n’est qu’un moyen supplémentaire pour la compagnie de supprimer l’autonomie des agriculteurs indépendants! Mais quoi? Tous les moyens sont bons pour faire de l’argent. Les présidents de ces industries alimentaires vont jusqu’à négliger la santé de populations nombreuses, voire de la planète entière, pour leur enrichissement personnel.

Les techniques développées, qui permettent aujourd’hui une plus grande productivité, ont leurs avantages, mais elles entraînent aussi une quantité industrielle d’inconvénients. Dans l’agriculture, comme dans plusieurs autres domaines, les machines sont en train de prendre le dessus sur les êtres humains. La production en grandes séries est devenue tradition!

Dans les supermarchés du Québec, la majorité des marques présentées sur les étalages ne sont pas des produits régionaux. Une allée complète de barres tendres, une autre pour les pains, et encore une pour les céréales… On privilégie la quantité au détriment de la qualité. Sommes-nous à ce point devenus des automates gobant ce que les riches industriels nous racontent? Dans une société déshumanisée,  n’oublions pas que l’agriculture est un commerce, une source potentielle de création d’emplois, mais aussi une nécessité…

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Agriculture déshumanisée…


Photographe: Charlène Bouffard-Demers

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