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Miroir, miroir, dis-moi qui est le plus beau?


Cliquez ici pour lire l’entrevue de Gabrielle Lafontaine

Cliquez ici pour lire le reportage de Julie Parisella

Cliquez ici pour lire l’éditorial de Mélody Duval

Cliquez ici pour lire la chronique de Christian Roy

Cliquez ici pour lire la critique de Noémie Thiffault

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Les chirurgies esthétiques au masculin


L’engouement que suscitent les chirurgies plastiques est d’abord d’ordre psychologique.  L’estime et la confiance en soi semblent se bonifier par l’amélioration de l’aspect physique général.  Voilà ce qui motive généralement les quelques cinq millions de Nord-Américains[1], tout sexe confondu, à passer sous le bistouri ou l’aiguille chaque année.

Ultimement, la chirurgie esthétique fait partie de la chirurgie plastique.  Cette dernière comprend toutes les interventions touchant la peau et les tissus mous non viscéraux.  La chirurgie esthétique quant à elle est une sorte de spécialisation.  Elle comprend toute la multitude d’interventions connues et tellement populaires.

La liposuccion, le « lifting », les greffes, les implants, les allongements, les raccourcissements, les effacements, et j’en passe, sont des pratiques de plus en plus courantes chez l’être humain. Les hommes sont de nos jours portés à améliorer, par tous les moyens que la médecine esthétique offre, leur apparence physique. Les chirurgies esthétiques masculines les plus clichées sont généralement liées avec l’appareil génital.  Selon les statistiques fournies par International Society of Aesthetic Plastic Surgery, 20 121 hommes dans le monde, en 2010 [2], ont même été  prêts à subir des opérations délicates et risquées pour augmenter la taille de leur sexe de deux petits centimètres au repos.  Le perfectionnisme est au rendez-vous!

Outre les chirurgies du membre, il y a également celles visant le rajeunissement.  Votre première chute de bicyclette vous a occasionné une cicatrice?  Aucun problème une pilule, une petite granule, une crème, une pommade et vous voilà comme neuf.  Cela ne suffit pas à vous rendre vraiment parfait!?  Alors il y a également le « lifting » pour le visage, la rhinoplastie (nez), la blépharoplastie (les paupières) ainsi que le regarnissage de vos lèvres.

Bien sûr, l’amélioration de l’apparence physique a ses bienfaits et peut aider la vie sociale de certains hommes.  Pensons seulement aux jeunes qui souffrent de la calvitie.  Alors, soit!  N’oublions cependant pas que la modération a bien meilleur goût.  La chirurgie esthétique semble être pour certains une drogue incontrôlable.  Le corps est alors remodelé et remodelé encore jusqu’à ce que la chirurgie de la chirurgie soit impeccable.  Devant nous se présente alors un être humain composé de produits plastiques, de substances pour la plupart nocives à long terme.

D’ailleurs, les chirurgies esthétiques présentent plus que de simples risques lors des opérations.  Il s’agit également de toutes les histoires d’horreur, d’hommes comme de femmes, qui se sont retrouvés défigurés, déformés à cause de chirurgies esthétiques bâclées.  À ce sujet, l’Association des réussites et ratés de la chirurgie esthétique constitue une des seules références à travers le monde pour les patients qui ont subi des négligences et elle est également une source de référence pour les médias.  Heureusement, pour la majorité des patients, la chirurgie ne devient pas un handicap et ils n’ont donc pas à vivre avec les conséquences néfastes de leur choix.  N’empêche que le danger de ces chirurgies est toujours présent et que les informations sont trop peu nombreuses à ce sujet.

L’engouement des plus vieux pour la chirurgie esthétique entraîne également celui des plus jeunes.  La vague « remodelage » de l’histoire de l’humanité est bel et bien enclenchée.  Si la tendance se maintient, il sera bientôt impossible de rencontrer quelqu’un fait de chair et d’os.  Le culte de la beauté chez l’homme à travers sa virilité chirurgicale… non merci!

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La chirurgie synonyme de bien-être?


Photographe : Joanie Mercier

(Reportage du cahier La jeunesse éternelle à tout prix…)

La chirurgie esthétique est une opération qui est exercée depuis plusieurs décennies. Au cours des années 2000, on se rend compte que cette pratique est de plus en plus populaire : en 2009, elle représente 75% de la totalité des interventions à travers le monde (1)…

Mais d’où vient cette nouvelle popularité qui nous permet de transformer notre corps en quelques coups de bistouri? « Certaines personnes souhaitent atteindre un idéal de beauté qui est véhiculé par les actrices bien faites, toujours à leur avantage », souligne Stefanie, 20 ans, qui va subir une augmentation mammaire dans quelques mois.

« Ça fait longtemps que je désire avoir une augmentation des seins. Je ne me sens pas bien comme je suis. » Pour Stefanie, le plus difficile est d’avoir, encore à son âge, des seins pas plus gros que ceux d’une jeune adolescente. Pour la plupart des femmes voulant subir une chirurgie, cette solution leur permet d’augmenter leur estime de soi.

Pour d’autres, la chirurgie est nécessaire afin de leur permettre d’acquérir une meilleure qualité de vie. « Lorsque j’étais jeune, je suis tombée sur une surface de béton et mon nez s’est enfoncé. Par la suite, j’ai eu des problèmes de respiration pendant 8 ans », raconte Suzy, 19 ans, qui a subi une chirurgie au nez, à l’âge de 18 ans. « C’est certain que mon opération était liée à mes problèmes respiratoires mais aussi à l’esthétique parce que j’avais une bosse sur le nez », poursuit-elle.

« Le plus important c’est de le faire pour soi-même, de ne pas choisir de le faire pour plaire aux autres. C’est notre corps, c’est notre décision », souligne Mimi, 52 ans, qui a subi une augmentation mammaire à l’âge de 45 ans. L’important pour ces trois femmes est d’être bien dans leur peau. Toutefois, elles refusent d’avoir recours à d’autres chirurgies. « C’est certain qu’on a des imperfections, mais je préfère aller faire du sport plutôt que de subir une liposuccion ou une autre chirurgie », indique Stefanie.

Prendre la décision de subir une chirurgie esthétique est un choix très difficile, car on s’aventure sur un terrain inconnu. Heureusement, les trois femmes assurent qu’elles sont très bien informées par les médecins et qu’elles sont suivies tout au long du déroulement de la chirurgie, pour voir si tout est parfait.

Quoi qu’il en soit, ces femmes affirment que la chirurgie esthétique ne devrait pas être une mode, mais bien un moyen que l’on peut utiliser en dernier recours, si l’on doit absolument améliorer une partie de son corps. La chirurgie esthétique ne s’adresse pas à tout le monde et les femmes ne devraient pas en subir seulement pour ressembler à un soi-disant modèle de beauté. Au bout du compte, il faut se sentir belle, en confiance et bien dans sa peau.

(1) http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idb=9734&mots=all

 

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Quand la chirurgie esthétique dépasse les bornes…


Photographe : Joëlle Rivet

(Chronique du cahier La jeunesse éternelle à tout prix…)

Prothèses mammaires, lipoaspiration de la silhouette, lifting de cuisse, bras, visage ou cou, prothèses de mollets, greffe de cheveux, botox et plus encore, le corps n’est nullement à l’abri des nombreuses interventions et  modifications qui peuvent changer son apparence. Quelques-unes d’entre elles sont bénignes, tandis que d’autres ne cessent de repousser les limites du possible.

Avec les années, la chirurgie esthétique a passé l’étape du tabou. Maintenant accessible à tous, elle est banalisée et englobe tous les milieux socio-économiques. Il n’y a pas que les stars qui ont recours à de tels changements pour embellir leur apparence: Monsieur et  Madame Tout-le-Monde peuvent aussi, selon leur désir, modifier leur corps à leur guise.

Quelques interventions sont par contre assez poussées. L’augmentation mammaire, par exemple,  peut sembler choquante pour certaines personnes, mais ce n’est rien à côté d’un anneau gastrique ou encore d’un ballon intra-gastrique. Ces deux interventions ont la propriété de « faire maigrir »… mais elles ne sont en aucun cas naturelles. Elles peuvent comporter plusieurs complications, être dangereuses pour la santé ou parfois être peu  efficaces.

Toutefois, il ne faut pas tout classer dans le même bateau. Il y a une grande différence entre la chirurgie esthétique et la chirurgie plastique, qui, elle, sert plutôt à reconstruire ou remodeler certaines parties du corps à la suite d’un accident ou d’un handicap à la naissance. Cette forme de chirurgie est, selon moi, qualifiée d’« acceptable », puisqu’elle a un impact sur la qualité de vie de l’individu. La chirurgie plastique a beaucoup plus d’arguments pour se défendre que la chirurgie esthétique.

Tout comme sa cousine, la chirurgie esthétique améliore aussi, pour certains, l’estime de soi et apporte des biens-faits aux personnes qui méprisent leur apparence. Mais si on se fit aux dernières tendances parues dans l’actualité, la question à se poser est  « quels genres de modèles la société donne-t-elle aux jeunes d’aujourd’hui? ».

La nouvelle tendance est à la guerre aux rides, et ce, dès l’âge de 8 ans. Entre nous, c’est un peu « charrié »!  Les jeunes filles sont de plus en plus angoissées à l’idée de vieillir. Elles utilisent des  crèmes antirides beaucoup plus tôt que prévu, ce qui provoque alors l’effet contraire dans de nombreux cas.  « J’ai remarqué qu’exposée à une bonne source lumineuse, une ride commence à se dessiner sur ma joue droite », confie une « vieille ado », qui vient de souffler ses 18 bougies, à Isabelle Maher du Rue Frontenac. Amélie Tremblay, une esthéticienne de 20 ans, lui confie aussi qu’elle voit beaucoup de jeunes filles de moins de 20 ans qui se mettent de la crème antirides. Cette jeune esthéticienne confirme l’apparition de rides dans leur visage, mais déplore aussi leur habitude de fumer et leur utilisation trop fréquente du salon de bronzage.

Afin de profiter de la situation et de la vulnérabilité des fillettes, la compagnie américaine de cosmétiques, Geo Girl, lance des produits de maquillage et des crèmes anti-âge pour prévenir les rides de sa jeune clientèle âgée entre huit et douze ans. Ces produits seront distribués aux Wal-Mart américains. Même si Alex Roberton, de Wal-Mart Canada, nous assure qu’on ne pourra retrouver sur leurs tablettes de tels produits, je ne serais vraiment pas surprise que cela « aboutisse » ici.

Bref, les chirurgies esthétiques ne sont pas nécessaires. À moins d’un incident ou d’un cas majeur, le simple « trip » de se faire grossir la poitrine ou encore d’avoir recours à une chirurgie dans un but superficiel est, selon moi, un manque de respect pour son corps. On ne se cachera pas que les coûts reliés aux opérations, sont très élevés, alors pourquoi ne pas dépenser notre argent intelligemment? En n’oubliant pas ce que ma grand-mère me disait toujours : « Aime-toi telle que tu es, et les autres t’aimeront. »

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Miroir, miroir…


Photographe : Mélissa Lamontagne

(Critique du cahier La jeunesse éternelle à tout prix…)

Bien qu’il soit prévisible et essentiellement dénué de profondeur, Amour, botox et trahison, un roman de Chloë Miller publié en 2009, est, malgré tout, une lecture agréable. S’il est vrai que le récit est loin d’être épatant, il n’en demeure pas moins qu’il est amusant, drôle et étonnamment captivant.

Fiona McGregor, une architecte de quarante-sept ans, constate, après une journée de magasinage en compagnie de Shirley, sa fille, qu’elle a pris de l’âge. Effrayée par les premiers signes de vieillissement que montre son apparence, et, croyant qu’ils sont annonciateurs d’un futur malheureux et solitaire, elle décide d’avoir recours aux services de Richard Malloy, un chirurgien esthétique. À la suite de nombreuses opérations coûteuses, Fiona rencontre Janus, un jeune homme de vingt ans qui affirme avoir été envoûté par ses charmes. Elle vivra alors avec lui une relation amoureuse compliquée avant de se rendre compte que, parfois, tout ce que notre cœur désire est déjà à notre portée.

La beauté de ce livre est qu’il n’est pas, même un tant soit peu, moralisateur : « Bon, OK, [Fiona] s’est fait tirer et lifter et dérider et mettre des prothèses…mais il n’y a pas de honte à ça » (1). Rien ne porte à croire que Fiona a fait un bon ou un mauvais choix en se tournant vers la chirurgie esthétique : elle a tout simplement pris une décision en tant que femme libre et responsable. Par ailleurs, bien que les interventions chirurgicales soient essentielles au déroulement de l’histoire, elles ne sont pas liées au développement émotionnel de la protagoniste. En effet, les transformations que son corps a subies ne sont pas responsables de l’évolution de Fiona : c’est grâce à l’amour et à l’amitié que lui a offert, sans jamais rien exiger en retour, son précieux ami David, qu’elle a réussi à s’épanouir.

En fait, la force du roman repose principalement sur ce personnage masculin. Il ne représente certainement pas un nouveau type de héros, mais il est attachant, et Miller en a fait un « chevalier moderne » des plus convaincants. Son cynisme et son humour noir sont des brises de fraîcheur, de véritables contrastes dans cet univers de perfection et d’artifices. David apporte une dose d’authenticité bien nécessaire dans ce royaume superficiel et rose bonbon : il crée un certain équilibre.

Le style de l’auteure n’est pas particulièrement riche : les phrases sont remplies d’anglicismes –ou de mots anglais- et semblent toutes un peu clichées. Il n’y a pas à dire, l’œuvre, que ce soit du point de vue de l’écriture ou du récit, ne brille pas par son originalité ! Cependant, sa légèreté et sa simplicité font d’elle un divertissement plaisant qui ouvre les portes d’un monde particulier auquel il faudrait porter attention. Après tout, la société dans laquelle vivent les personnages d’Amour, botox et trahison, bien que caricaturale, est un reflet de la triste réalité : à l’heure actuelle, le « paraître » vaut, pour plusieurs, davantage que l’être.

D’un autre côté, certains passages contiennent des extraits assez fascinants du journal intime de Fiona : « Deux grosses opérations plus une retouche et hop ! Ça fera comme si j’étais passée sous Photoshop » (2). Grâce à eux, les lecteurs ont la possibilité d’accéder à ses pensées les plus intimes et, donc, de mieux comprendre ces femmes « parfaites » pour lesquelles l’apparence extérieure représente tout. Quoi qu’il en soit, pour profiter de ce livre, il faut être capable de passer outre ses préjugés afin de lui accorder une chance. Le potentiel est là, il faut seulement le déterrer un peu.

(1) Amour, botox et trahison, p. 71.

(2) Amour, botox et trahison, p. 52.

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Barbie, Botox et bistouris


Photographie : http://search.creativecommons.org/?q=barbie#

(Éditorial du cahier La jeunesse éternelle à tout prix…)

Robes glamours, paillettes et talons aiguilles ne suffisent plus aux vedettes pour dorer leur image. La vague de la chirurgie esthétique a littéralement envahi Hollywood et commence à se faire voir au Québec aussi.

Lors d’évènements d’envergure, comme les Oscars, les chirurgiens sont débordés et les artistes doivent prendre leur rendez-vous des mois à l’avance pour avoir une place. Des centaines de millions sont dépensés pour une soirée seulement[1]. Si vous voulez mon avis, c’est le comble de la superficialité que d’avoir absolument besoin d’un peu de Botox pour se rendre à une soirée.

Avec l’arrivée de la Haute Définition au petit écran, les artistes ne peuvent plus se tourner vers un maquillage exagéré et des fonds de teint qui masquent toutes leurs présumées imperfections. Et non, maintenant avec le HD les téléspectateurs peuvent s’apercevoir qu’il y a deux pouces de maquillage sur le visage de l’acteur, donc  les maquilleurs sont contraints d’en appliquer moins au grand dam des comédiens. La solution de ces gens, pour qui l’image corporelle est capitale, réside dans la chirurgie esthétique. Elle leur permet de rester jeunes et d’être plus satisfaits de leur image.

Le problème? Certaines stars ne peuvent s’empêcher d’aller toujours plus loin en chirurgie et se font refaire toutes les parties de  leur corps, qui est déjà très bien. Elles ont finalement le nez parfait qu’elles voulaient tant avoir et les petites pattes d’oies qui trainaient au coin des yeux ont enfin disparu. Et quelle joie ça leur procure d’avoir le corps exact qu’elles désiraient, mais le résultat est-il vraiment mieux que leur image de départ? Préférez-vous véritablement la nouvelle Nicole Kidman avec de belles lèvres pulpeuses et sans la moindre ride? Je peux vous dire que je préférais l’ancienne. Où est passée la beauté du naturel? Le fait que nous soyons tous uniques, notre diversité, n’est-ce pas ça qui fait toute la beauté du monde? La chirurgie esthétique privilégie un seul moule de beauté que tout le monde semble vouloir suivre. Heidi Montag, vedette de la série The Hills, a même affirmé, après avoir subi de nombreuses opérations esthétiques, que celles-ci avaient gâché sa vie. Elle est une de celles qui tombent dans le panneau et ne sont plus capables de s’arrêter.

Et le Québec, dans tout ça, n’est pas épargné. Vous n’avez qu’à regarder Anne-Marie Losique. Elle est devenue une vraie caricature d’elle-même! Elle est allée si loin dans la chirurgie qu’on peine à la reconnaître. Et vraiment, encore une fois, peut-on dire qu’elle est plus belle qu’avant? Au contraire, elle semble avoir une seule expression dans le visage qui finit par agacer et même faire rigoler.

Il est difficile de croire que toutes ces stars peuvent être satisfaites de cette image siliconée, irréelle et sans la moindre expression. Est-ce vraiment ce à quoi nous voulons tous ressembler, des Barbie froides, sans charme et sans distinction?


[1] : WHITE, Michael Bloomberg. «OSCARS : Y a-t-il un chirurgien dans la salle?», La Presse (4 février 2006), p. CINEMA4.

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La jeunesse éternelle à tout prix…


Photo de la couverture : http://www.photo-libre.fr/activite/MEDIC004.jpg

 

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