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La loterie tue les rêves

La loterie tue les rêves
 
Julien Jeanson Étudiant en Journalisme À propos de l'auteur:
Julien Jeanson
Étudiant en Journalisme

Le vendredi 25 septembre dernier avait lieu le tirage du plus grand lot de l’histoire de la loterie canadienne : 60 millions de dollars étaient en jeu. Ce jour-là, les ventes de billets du Loto-Max ont engendré des recettes de 92 170 745 dollars. Le lendemain, un Ontarien a remporté le lot, devenant du coup un multimillionnaire heureux et en santé… Par contre, plusieurs millions d’autres Canadiens sont restés sans avenir et cloitrés dans leur routine monotone. Plusieurs millions de Canadiens qui ont tenté de vaincre la Chance (avec un grand «C» : la chance en personne) : sachez qu’avec une participation, vous avez une chance sur 28 633 528 de remporter le gros lot.

Travaillant moi-même dans un commerce où la vente de billets de loteries est présente, il m’est aisé d’observer et de commenter la situation. Les «gamblers» (A.K.A. monsieur/madame tout le monde) sont nombreux à se gâter de temps à autre, quand le lot est alléchant. C’est totalement légitime, car personne ne peut juger les petits plaisirs des autres. Cela permet même à l’économie nationale et provinciale d’avoir un apport supplémentaire.

Ce qui est plutôt triste, c’est de voir ce nombre incalculable de clients qui voit une lueur d’espoir dans l’achat de loterie : ceux qui croient à une chance de s’en sortir. Cela ne devrait pas devenir une addiction, mais bien un loisir occasionnel. Cela fait mal de voir que ceux qui ont peu, croient réellement en leurs chances de remporter le cash qui leur permettra de réaliser leurs rêves.

L’exemple suivant est fictif et approximatif, il n’est en rien représentatif de la totalité des acheteurs de billets de loteries, ce n’est que le fruit d’observations multiples.

Admettons que Monsieur X achète un billet complet du Loto-Max (Extra et Québec-Max) à raison d’un par tirage (huit dollars par semaine), en une année complète, il aura dépensé 416 dollars (ne tenons pas compte des gains pour cet exemple). Monsieur X possède un véhicule qu’il doit remplir d’essence deux fois par semaine : l’une de ces deux fois il décide de se procurer son billet du Loto-Max et la deuxième fois… pourquoi pas un Gagnant à Vie (quatre dollars). Nous venons donc, approximativement, d’augmenter son total par semaine à 12 dollars, donc à 624 dollars annuellement. Il est en effet impossible de s’acheter un Jet privé avec quelques centaines de dollars de plus par année, mais cela permet, petit à petit de réaliser des  rêves «réalisables».

Je suis d’avis que nous devrions mettre le peu que nous réussissons à gagner ailleurs que dans la l’univers de la loterie… Sauf quand c’est la fête des mères et que tu es vraiment à la dernière minute!!!

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Une réponse à “La loterie tue les rêves”

  1. Marie-eve Desjardins dit :

    J’adore le ton!

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